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Le gouvernement va déployer d'ici l'automne 600 éducateurs et médiateurs sociaux dans 45 quartiers sensibles pour "reconnecter les jeunes à la société" face à la montée des violences entre eux

Le gouvernement va déployer d'ici l'automne 600 éducateurs et médiateurs sociaux dans 45 quartiers sensibles pour "reconnecter les jeunes à la société" face à la montée des violences entre eux, a annoncé la ministre de la Ville.

"La montée des violences est une réalité", nourrie par le trafic de drogues mais aussi, plus récemment, par des "groupes de jeunes qui ont décidé de s'entendre et qui lancent des appels sur les réseaux sociaux pour en découdre" avec d'autres groupes de jeunes, explique Nadia Hai dans une interview au Figaro.

Au début du mois, le gouvernement a décrété la mobilisation générale contre les rixes entre jeunes, après plusieurs bagarres mortelles, notamment en Ile-de-France.

Outre les sanctions, et "compte tenu de l'urgence absolue", "nous souhaitons lutter contre tout cela" à travers "un accompagnement renforcé", ajoute Mme Hai, en annonçant le déploiement de "600 adultes spécialisés dont 300 éducateurs de rue et 300 médiateurs sociaux" dans 45 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) de 28 départements.

Ce "bataillon de la prévention", financé à hauteur de 26 millions d'euros sur deux ans, sera "entièrement déployé à l'automne", visible "sur le terrain, dans les halls d'immeubles", et chargé "d'aller chercher ces jeunes pour les reconnecter à la société avec une idée très simple: l'écoute, toute aussi importante que la peur du gendarme", selon elle.

Cet "accompagnement personnalisé" devra, "à travers des actions ciblées", guider "les plus vulnérables dans leurs parcours scolaire, professionnel et citoyen" pour lutter contre ces "décrochages" qui "nourrissent" les violences. S'il existe déjà des médiateurs et éducateurs sur le terrain, "ils ne sont pas suffisants dans certains territoires", ajoute la ministre.

"Aucune action ne peut être efficace si elle ne repose pas sur deux jambes: la prévention et la sanction. On ne peut avoir une approche du +tout sécuritaire+ sans s'attaquer aux réels maux de ces violences", aggravés par les restrictions sanitaires, souligne-t-elle.

Outre les phénomènes de bandes, la violence récente chez les jeunes se caractérise par une plus grande "féminisation" et de plus en plus de "comportements addictifs" et de violences auto-infligées, dont des suicides, note-t-elle enfin.

Le renforcement de la médiation fait partie des objectifs du plan gouvernemental de lutte contre la violence chez les jeunes qui doit être adopté d'ici le 1er mai.

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Vos réactions

Portrait de air libre
17/mars/2021 - 09h20

les racailles vont devenir médiateurs sociaux et c'est nous qui allons les payer, sauf si on leur demande un casier judiciaire vierge mais bon c'est comme pour devenir homme politique surement pas nécessaire.

Portrait de hummerH2
16/mars/2021 - 18h30

Le cataplasme sur une jambe de bois !!!

En voila une idée révolutionnaire qui a déjà fait ses preuves ! smiley

Portrait de KERCLAUDE
16/mars/2021 - 16h59

On verse de l'argent par les fenêtres, une majorité des personnes qui demeurent dans ces cités ne veulent pas de changement. On va donner de l'argent à qui ?Des associations ou des grands frères ce qui ne veut rien dire  mais cela a déjà été fait sans aucun résultat. 

Portrait de Nerfertiti
16/mars/2021 - 16h28
djbaxter a écrit :

Des milliards en rénovation urbaine, des "éducateurs" "grands-frères" "médiateurs", des zones d'éducation prioritaires, des zones franches pour les entreprises avec moins de taxes, de la discrimination positive pour les embaucher en priorité..

Les mêmes solutions - très coûteuses - depuis 40 ans pour les contribuables, et il n'y aura toujours pas de résultats avérés, comme a récemment conclu un rapport de la Cour des Comptes sur ce types de dépenses dans les banlieues.

Sans réponse pénale adéquate, sans traitement systématique et impitoyable de la récidive, sans abaissement de la majorité pénale, sans places de prison, sans ordre aux policiers d'aller chercher les drogues et les armes, sans expulsion des étrangers criminels et délinquants, sans contrôles aux frontières, sans sanctions pécuniaires aux parents responsables de leurs mineurs délinquants, ils n'arriveront à rien, c'est clair.

Tout à fait. Ça fait plusieurs des décennies qu’on entend le même refrain 

Ce que les différents gouvernements ne comprennent toujours pas , c’est qu’ils peuvent mettre des millions d’euros et  milliers d’éucateurs, ça ne changera strictement rien parce que ces gens là ne veulent pas s’assimiler,.

ils ne veulent pas bosser, veulent gagner de l’argent facile sans travailler

Portrait de djbaxter
16/mars/2021 - 15h14

Des milliards en rénovation urbaine, des "éducateurs" "grands-frères" "médiateurs", des zones d'éducation prioritaires, des zones franches pour les entreprises avec moins de taxes, de la discrimination positive pour les embaucher en priorité..

Les mêmes solutions - très coûteuses - depuis 40 ans pour les contribuables, et il n'y aura toujours pas de résultats avérés, comme a récemment conclu un rapport de la Cour des Comptes sur ce types de dépenses dans les banlieues.

Sans réponse pénale adéquate, sans traitement systématique et impitoyable de la récidive, sans abaissement de la majorité pénale, sans places de prison, sans ordre aux policiers d'aller chercher les drogues et les armes, sans expulsion des étrangers criminels et délinquants, sans contrôles aux frontières, sans sanctions pécuniaires aux parents responsables de leurs mineurs délinquants, ils n'arriveront à rien, c'est clair.