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Une soixantaine de personnes se sont rassemblées à l'appel de cinq associations d'habitants à Reims, par "solidarité" avec le photo-journaliste du quotidien l'Union qui y a été violemment agressé

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées à l'appel de cinq associations d'habitants du quartier prioritaire Croix-Rouge, à Reims, par "solidarité" avec le photo-journaliste du quotidien l'Union qui y a été violemment agressé samedi. "Nous sommes ici par solidarité avec le journaliste et pour condamner cet acte odieux qui attaque aussi les valeurs de la République", a expliqué à l'AFP Mohamed El-Addaoui devant le parking de la médiathèque Croix-Rouge, théâtre de l'agression.

Christian Lantenois, 65 ans, était venu couvrir des incidents dans ce quartier sensible lorsqu'il a été violemment pris à partie samedi après-midi par une dizaine de personnes, pour l'empêcher de faire son travail, selon le parquet. Un habitant du quartier de 21 ans a été mis en examen mercredi pour "tentative de meurtre aggravée" et placé en détention provisoire, tandis que le photographe a été placé en coma artificiel, présentant notamment un "traumatisme crânien très sévère" a précisé mercredi le procureur.

Le président de l'Association des travailleurs magrébins de France, sur le quartier depuis 1983, se dit encore choqué par l'agression du journaliste. "On le connait depuis des années", affirme-t-il. Salah Byar, lui aussi, affirme bien le connaître. Mais au-delà des messages de solidarité, le président du Comité de Défense des locataires de Croix Rouge, un quartier comptant au total 28.000 habitants, veut aussi lancer une alerte. "Cela fait cinquante ans que j'habite dans le quartier, je l'ai vu se dégrader. Avant, il y avait tout, des terrains de sports, des associations, un bureau de police et de gendarmerie. Tout a disparu. Cela a laissé de l'espace pour les voyous", déplore-t-il.

"On se sent abandonnés par les pouvoirs publics. Je ne vois plus rien de positif ici." "La violence est de plus en plus jeune et de plus en plus extrême", constate également Rachid Alaoui, du Comité des locataires de la rue Pierre Taittinger. Selon lui, "il faut associer les habitants à la sécurité publique". Le rassemblement était encadré par une quinzaine de policiers.

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Vos réactions

Portrait de air libre
5/mars/2021 - 11h32

dans d'autres médias on précise que l'agresseur est un Algérien déjà condamné a 8 reprises, lorsqu'il hurle par la fenêtre du palais de justice "c'est qu'une pute" on suppose qu'il parle du journaliste. ça laisse pantois.