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Deux semaines après les précédentes "marches des libertés", de nouveaux rassemblements auront lieu aujourd'hui en France pour obtenir l'abandon de la proposition de loi sur la "sécurité globale"

Deux semaines après les précédentes "marches des libertés", de nouveaux rassemblements auront lieu samedi en France pour obtenir l'abandon de la proposition de loi sur la "sécurité globale", vivement combattu par les syndicats de journalistes, défenseurs des libertés publiques et autres amateurs de "free parties". Lancé en novembre par les syndicats de journalistes et la Ligue des droits de l'homme (LDH), le mouvement auquel se sont greffées depuis de nombreuses autres organisations, et qui est également soutenu par des "gilets jaunes", demande le retrait de plusieurs dispositions clés du texte, à commencer par l'article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d'images de membres des forces de l'ordre.

Une mesure défendue par le gouvernement pour qui elle vise à protéger les policiers victimes d'appels à la haine et au meurtre sur les réseaux sociaux.

Le collectif "#StopLoiSécuritéGlobale", qui a demandé jusqu'ici sans succès à être reçu par le président Emmanuel Macron, cible également les articles 21 et 22 sur l'usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l'ordre. Il s'oppose en outre au "nouveau schéma national du maintien de l'ordre" (SNMO), régulièrement invoqué par les forces de l'ordre pour limiter la couverture médiatique des manifestations.

"Avec cette proposition de loi viendrait tout un arsenal d'outils pour restreindre les libertés publiques et amplifier la répression: empêcher de filmer les pratiques policières, la surveillance généralisée par drone et par caméra-piéton, l'octroi de dangereux pouvoirs aux entreprises privées de sécurité...", plaident les membres du collectif.

"Le texte passera au Sénat mi-mars avant de revenir à l'Assemblée (nationale). Nous devons le faire tomber", ont-ils ajouté dans un communiqué cette semaine, en appelant à une nouvelle mobilisation samedi "partout en France".

Des rassemblements sont notamment prévus à Paris, place de la République, en début d'après-midi, et à Lyon, place du Maréchal Lyautey, ainsi que dans des dizaines d'autres villes selon les sites du collectif et de la LDH, notamment à Strasbourg, Rennes, Chambéry, Arras, Toulon, Clermont-Ferrand...

Aux organisations qui manifestaient déjà depuis novembre et décembre, aux côtés de multiples "gilets jaunes", mais aussi d'opposants à certaines mesures de la loi contre les "séparatismes", se sont ajoutés ces dernières semaines des acteurs du monde de la musique électronique et en particulier des membres du mouvement des "free parties".

Ces derniers s'estiment visés par une répression policière abusive après la rave de Lieuron (Ille-et-Vilaine) qui avait réuni 2.400 personnes au Nouvel an. De nombreux teufeurs s'étaient ainsi joints aux "marches des libertés" du 16 janvier, donnant un air de Technoparade aux défilés dans certaines villes.

"Par leurs formes d'organisation et d'interaction, les fêtes libres sont tout autant des lieux de création artistique que d'expérimentations sociales, économiques et écologiques", fait d'ailleurs valoir le collectif dans son communiqué. Depuis le début de l'examen de la proposition de loi, le nombre de manifestants a varié d'un mois à l'autre.

La plus importante journée de mobilisation, le 28 novembre, avait rassemblé 500.000 personnes dans le pays selon la coordination, 133.000 selon le gouvernement. Les "marches de la liberté" du 16 janvier, ont quant à elles rassemblé 34.000 personnes en France selon la police, et 200.000 selon les organisateurs, selon les données fournies par le ministère de l'Intérieur et le syndicat SNJ-CGT à l'AFP.

La proposition de loi a été vivement critiquée ces derniers mois, en France par la Défenseure des droits et la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, et à l'étranger par des rapporteurs spéciaux des Nations unies et la commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.

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Vos réactions

Portrait de ago47
30/janvier/2021 - 11h01
lucieat a écrit :

Inconscience complète, ça me met hors de moi, alors qu'on fait tous de gros efforts pour contenir le virus, qu'on en est presque à un nouveau confinement, des gens de rassemblent pour protester contre un truc qui est mis en pause, ce n'est pas la priorité, il sera bien temps de manifester plus tard quand on se sera débarrassé de cette épidémie. On nous contrôle pour quelques minutes de dépassement du couvre feu, pour se rassembler pour boire un verre chez des copains, mais quelques centaines  voire plus, qui gueulent dans la rue, c'est normal...et encore quand tout se passe bien que rien n'est cassé, les commerçants ont déjà du mal à s'en sortir, alors si en plus, on leur pille leur boutique, il y a de quoi péter un plomb et tirer dans le tas

Quand on sera débarrassé de cette épidémie il faudra sortir de la crise économique et sociale qu'elle va nous laisser. Réduction du chômage etc..... et la pas de confinement et pas de vaccin pour régler cette triste situation.

Portrait de lucieat
30/janvier/2021 - 10h29

Inconscience complète, ça me met hors de moi, alors qu'on fait tous de gros efforts pour contenir le virus, qu'on en est presque à un nouveau confinement, des gens de rassemblent pour protester contre un truc qui est mis en pause, ce n'est pas la priorité, il sera bien temps de manifester plus tard quand on se sera débarrassé de cette épidémie. On nous contrôle pour quelques minutes de dépassement du couvre feu, pour se rassembler pour boire un verre chez des copains, mais quelques centaines  voire plus, qui gueulent dans la rue, c'est normal...et encore quand tout se passe bien que rien n'est cassé, les commerçants ont déjà du mal à s'en sortir, alors si en plus, on leur pille leur boutique, il y a de quoi péter un plomb et tirer dans le tas