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Une dizaine d'associations défendant la présence de l'ours dans les Pyrénées mettent la ministre de l'Ecologie et le président de la République en demeure de remplacer ceux qui ont été tués en 2020 dans le massif franco-espagnol

Une dizaine d'associations défendant la présence de l'ours dans les Pyrénées ont annoncé lundi avoir mis la ministre de l'Ecologie et le président de la République en demeure de remplacer les plantigrades tués en 2020 dans le massif franco-espagnol. "A défaut de réponse rapide, des plaintes seront déposées devant le tribunal administratif pour faire reconnaître une nouvelle fois la carence fautive de l'Etat dans ce dossier et obtenir une injonction de procéder aux lâchers requis", ont-elle mis en garde dans un communiqué. "Depuis que trois ours ont été retrouvés morts de cause humaine en 2020 dans les Pyrénées (...), nous ne cessons de demander au gouvernement de procéder au remplacement rapide de ces animaux, conformément à l'engagement pris dans le Plan Ours 2018-2028", ajoutent les associations. En effet, la règle qui prévaut dans le plan visant à rétablir la population d'ours dans les Pyrénées est le remplacement du plantigrade si sa mort est provoquée par l'homme.

En novembre, les autorités espagnoles avaient annoncé la mort de l'ourse Sarousse, "abattue d'un coup de feu". En juin, un autre ours avait été abattu près de la station de ski française de Guzet, en Ariège. Et en avril, c'est l'ours Cachou, un mâle de six ans qui avait été retrouvé mort dans le val d'Aran en Espagne, après avoir été empoisonné selon la presse espagnole. De part et d'autre des Pyrénées, la présence de l'ours est décriée, parfois combattue, notamment par les éleveurs qui déplorent de nombreuses prédations de brebis. "L'annonce du président aux responsables agricoles locaux en janvier 2020 sur le fait +de ne pas procéder à de nouvelle introduction+ ne peut concerner le cas des ours morts +de cause anthropique (braconnage ou accident)+ comme l'atteste la Feuille de route Pastoralisme et ours de juin 2020", ont indiqué les associations de défense de l'ours, dont Férus et Pays de l'Ours-Adet. Pour eux, une décision d'Emmanuel Macron de ne pas remplacer ces ours "donnerait le sentiment de cautionner et de tolérer la violence des opposants radicaux à l’ours, croissante depuis son élection". L'ours des Pyrénées étant menacé d'extinction, la France a engagé dans les années 1990 un programme de réintroduction d'ours venant de Slovénie. "Sans réponse rapide de l'État, nos associations prendront, elles, leurs responsabilités en lançant toutes les procédures légales nécessaires", ont affirmé les associations.

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Vos réactions

Portrait de Avataar
25/janvier/2021 - 22h57

L’état n’a que ça à faire en pleine période de covid? Allez chercher des ours au bout du monde? Je précise que je condamne la mort lâche de ces ours...

Portrait de Amos
25/janvier/2021 - 17h30
∞Steyr Shoenauer∞ a écrit :

Je suggère à toutes ces associations de se regrouper et de financer par eux même l'implantation des ours dans les Pyrénées et, avec des cagnottes sur le net, elles pourrons même en introduire suffisamment de sorte que la mort de trois ne perturbera pas la pérennité de l'espèce. Mieux même ! En implanter tellement que, comme en Alaska, l'homme ne puisse plus se balader sans avoir une arme sur lui.

Trop facile de toujours demander à l'état de financer ses désirs. 

Et je suis sur que vous déménageriez dans les Pyrénées juste pour avoir un bon vieux SAA.

D'un autre côté, moi aussi