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Le député En Marche de l’Eure Bruno Questel révèle avoir été violé quand il avait 11 ans: "Il n’y a pas de place pour le pardon, ni pour l’oubli"

Depuis une semaine, sur le modèle du mouvement #Metoo qui a enclenché une vague de libération de la parole des femmes, un nouveau hashtag #Metooinceste a fait son apparition sur Twitter pour livrer des témoignages d'inceste, après la publication du livre de Camille Kouchner, "La familia grande", évoquant l'inceste subi par son frère.

Sur le réseau social, le député LREM de l'Eure Bruno Questel a réagi aux propos de l'ex-ministre Jack Lang - qui était invité à revenir sur l'affaire Olivier Duhamel - et a révélé avoir été violé alors qu'il était âgé de 11 ans. "Il n’était pas de ma famille, il était du village ; de ces lieux où la famille est grande. J’avais 11 ans. Je n’ai jamais oublié", confie l'homme politique. Et d'ajouter : "Aucune excuse possible. Aucun pardon possible. Aucun repos pour les auteurs de ces actes. Il faut s’indigner toutes les secondes".

Sur France Bleu, Bruno Questel est revenu sur son tweet. "Je souhaitais dire 'stop' à une forme de discours que je trouve insupportable, selon lequel à l'époque la liberté dans toute sa dimension pouvait justifier des débordements de la sorte. Quand on a été victime de ça, il n'y a pas une seconde où quelque chose, un fait, une parole, un geste, une nouvelle, ne vous ramène pas à cela. Y compris au moment précis", a-t-il confié.

Avant de continuer : "Ce sont des vies qui sont broyées, on vit avec ça toute sa vie. Non il n'y a pas de place pour le pardon, pas de place pour l'oubli, il faut s'indigner toutes les secondes, ne pas oublier les victimes. Ce n'est pas réparable".

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