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L'opposant russe Alexei Navalny, arrêté hier dès son arrivée à Moscou après cinq mois de convalescence en Allemagne, sera incarcéré jusqu'au 15 février

15h03: Un tribunal russe a ordonné lundi le placement en détention de l'opposant Alexeï Navalny pour 30 jours à compter de son arrestation controversée la veille, à son arrivée à Moscou, après cinq mois de convalescence. "Alexeï Navalny est placé en détention pour 30 jours, jusqu'au 15 février", a indiqué son avocat Vadim Kobzev sur Twitter.

09h26: Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a appelé lundi la Russie à « libérer immédiatement » l’opposant Alexei Navalny, arrêté la veille dès son arrivée à Moscou depuis l’Allemagne. Alexei Navalny, rétabli après un empoisonnement présumé en août, « a pris la décision consciente de retourner en Russie qu’il considère comme sa patrie personnelle et politique », et le fait qu’il ait été arrêté par les autorités russes dès son arrivée « est totalement incompréhensible », selon M. Maas.

Reconnaissant que la Russie est liée par sa propre constitution et par des obligations internationales à l’égard de l’état de droit et de la protection des droits civils, le ministre social démocrate a ajouté: « bien entendu, ces principes doivent également être appliqués » à Alexei Navalny, qui « devrait être libéré immédiatement ». Alors qu’une « grave attaque empoisonnée » a été commise sur le sol russe à l’égard de M. Navalny, charismatique militant anti-corruption et ennemi juré du Kremlin, l’Allemagne appelle la Russie à « enquêter de manière approfondie sur cette attaque et traduire les auteurs en justice », a encore dit M. Maas.

Alexei Navalny, 44 ans, est recherché depuis fin décembre par le FSIN, le service en charge des prisons en Russie, qui lui reproche d’avoir violé les conditions d’une peine avec sursis dont il a écopé en 2014. Le président du Conseil européen Charles Michel a de même jugé dimanche « inacceptable » l’interpellation de M. Navalny, exigeant sa libération « immédiate », tandis que la France a dit avoir appris l’information « avec une très forte préoccupation ».

Le chef de file de l’opposition russe était subitement tombé dans le coma en août, alors qu’il revenait d’une tournée électorale en Sibérie. D’abord hospitalisé à Omsk, il avait finalement été évacué vers un hôpital berlinois sous la pression de ses proches. Trois laboratoires européens ont depuis conclu que l’opposant avait été empoisonné par un agent innervant de type Novitchok, développé à l’époque soviétique à des fins militaires, conclusion confirmée par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) malgré les dénégations de Moscou.

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Vos réactions

Portrait de air libre
19/janvier/2021 - 08h02

tout ça c'est de provocation pour de la com politique, il savait très bien ce qui l'attendait

Portrait de ΣNIGMΛ
18/janvier/2021 - 17h29

Le temps de bien finir de l'empoisonner, peut-être...

Portrait de Nathan2111
18/janvier/2021 - 16h40 - depuis l'application mobile

Cool comme ça les russes pouvoir finir tranquillement le boulot qu'ils avaient commencé... Non mais sérieusement il est pas net le gars.. Se ruer dans la gueule du loup !!!