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Villeurbanne: Une étudiante lyonnaise a menacé de se défenestrer, avant que ses camarades l'en empêchent - La jeune femme a été hospitalisée

Une étudiante lyonnaise a menacé de se défenestrer mardi, avant d'être rapidement prise en charge, quelques jours après la tentative de suicide d'un autre étudiant à Villeurbanne (métropole de Lyon), a-t-on appris mercredi de sources concordantes. Les faits se sont déroulés peu avant 18H00 dans un studio de la résidence Les Arches d'Agrippa, située dans le 5e arrondissement de la ville, ont précisé le CROUS et les pompiers, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès. "Elle était vraiment sur le point de passer à l'acte. Elle s'est bruyamment manifestée, suffisamment pour que ses voisins l'entendent, comprennent ce qu'elle allait faire et se mobilisent. Les uns pour lui parler et les autres pour appeler les secours", a précisé à l'AFP la directrice de communication du CROUS de Lyon, Alicia Treppoz-Vielle.

Les raisons qui ont pu mener la jeune femme à vouloir attenter à sa vie ne sont pas connues, a souligné la responsable, ajoutant que l'étudiante n'était pas suivie pour des troubles dépressifs. Cette dernière est actuellement hospitalisée et une cellule psychologique a été installée au sein de cette résidence de près de 300 étudiants.

Cet incident, qui intervient dans un contexte sanitaire pesant pour les étudiants, fait écho à la tentative de suicide samedi à Villeurbanne d'un étudiant en droit qui s'est jeté de la fenêtre de sa chambre universitaire. Les circonstances de son geste n'ont pas été communiquées. Le jeune homme est depuis entre la vie et la mort. Un de ses camarades de cours, Romain Narbonnet, a alors réagi en postant un message sur sa page Facebook sur l'isolement actuel des étudiants.

"Comme tout étudiant, nous sommes en isolement social (...). Nous restons 24h/24h, 7j/7 dans nos chambres universitaires mesurant les mêmes dimensions qu'une cellule de prison, cependant avec le Wi-Fi. Combien de poids un étudiant peut-il supporter ?", s'interrogeait-il. "Il est vital de laisser les écoles ouvertes mais les universités et les étudiants semblent alors secondaires. Nous sommes alors, disons-le, laissés sur le bord de la route", ajoute t-il. Mardi, le malaise des jeunes face à la crise et des étudiants en particulier a été au coeur d'un débat à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé qu'il recevrait dès vendredi les représentants de la communauté universitaire. Une journée nationale de mobilisation est prévue le 20 janvier pour réclamer la réouverture des universités.

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Vos réactions

Portrait de arquen
13/janvier/2021 - 16h08

Il suffit d'écouter les témoignages des bénévoles des Restos du Coeur qui constatent une explosion des venues des Etudiants qui n'ont plus de quoi se payer à manger; Plus de petits jobs pour arrondir les fins de mois déja difficiles, des parents eux aussi en difficulté financière qui font ce qu'ils peuvent pour aider leurs enfants, des situations psychologiques dramatiques liées à l'isolement, des jeunes diplômés qui ne trouvent aucun travail et qui survivent à partir de 25 ans avec le seul RSA...

2 de mes 3 enfants sont étudiants et le 3ème jeune diplômé Bac+6 d'une prestigieuse école de commerce qui ne trouve rien en adéquation avec ses projets depuis avril 2020; Pire même que ne rien trouver les "recruteurs" ne se donnent même pas la peine de répondre "bah non". Les rares de sa promo qui avaient trouvé ont TOUS vu leur période d'essai rompue cause covid. 

Pour l'instant, je les aide à tenir le coup bien au chaud à la maison. Mais je ne sais pas pour combien de temps mes revenus s'étant eux aussi effondrés. Je bosse à l'International et dans mon métier si je ne me déplace pas pour rencontrer et échanger je ne fais pas de business donc pas de revenus. Je tape depuis mars dans mes réserves qui dans quelques semaines seront vides. Et pour moi pas de chomage ce sera directement la case RSA si cette situation perdure.

Désormais une seule chose est certaine : Il y aura beaucoup plus de morts sociaux, économiques et psychologiques que de victimes du covid-19. Pour protéger une catégorie de population dite "à risque" le Gouvernement a sacrifié toute une jeunesse et tous ceux qui étaient en mesure de leur offrir un avenir et un peu d'optimisme.

Cette catégorie à risque ne représente "que" 8% des français et n'ont plus aucune espèce d'activité économique et donc aucune peur de l'avenir. Mais, pour essayer de les sauver, on va "anéantir" socialement et économiquement les 92% autres.

Ce Gouvernement redoute tellement les recours juridiques qu'il prend systématiquement les pires décisions.

Personnellement j'y crois donc que je me bats mais bon sang j'en ai ras le bol de constater qu'il y a 2 France : Celle qui produit de la richesse (le Privé) et celle qui la mange (le Public et les Politiques). ET bien entendu c'est celle qui produit de la richesse qu'on tue à petit feu car dans le Public pas de chômage maintien INTEGRAL des revenus et des avantages !