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Couverture des manifestations : Vivement critiqué par les journalistes, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin recevra lundi leurs représentants de la profession

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, vivement critiqué par les journalistes après avoir affirmé qu'ils devaient "se rapprocher des autorités" pour couvrir les manifestations avant de corriger son propos, recevra lundi leurs représentants, a annoncé à l'AFP son entourage. Le ministre de l'Intérieur recevra neuf associations, syndicats ou organisations de journalistes, dont Reporters sans frontières (RSF) et le Syndicat national des journalistes (SNJ), a-t-on précisé de même source.

Cette rencontre a pour but "d'aborder avec eux le sujet de la place des journalistes dans le suivi des manifestations", a-t-on expliqué. "L'article 24" de la proposition de loi "sécurité globale", considéré par les organisations de journalistes comme une atteinte à la liberté de la presse, "pourra également être abordé".

Cet article, qui doit être débattu vendredi à l'Assemblée nationale, prévoit de pénaliser d'un an de prison et 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique".

Mercredi, le ministre de l'Intérieur avait suscité une vive polémique en affirmant que les journalistes devaient "se rapprocher" des préfectures en amont de leur couverture des manifestations. Il avait ensuite corrigé son propos dans un tweet en expliquant que ce n'était pas "obligatoire".

Gérald Darmanin s'exprimait à la suite des plaintes de plusieurs journalistes qui affirmaient avoir été empêchés de filmer la dispersion d'un rassemblement mardi soir à Paris contre la loi "sécurité globale", qui s'est achevée par des heurts entre manifestants et forces de l'ordre.

Des syndicats de journalistes, de nombreuses rédactions et d'autres organisations ont dénoncé dans un texte commun des "atteintes à la liberté d'informer" lors de ce rassemblement. Un journaliste de France Télévisions a notamment été placé en garde à vue pendant douze heures pour "participation à un attroupement non armé" alors qu'il filmait des interpellations et a écopé d'un rappel à la loi.

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Portrait de Tranquillou et plus
21/novembre/2020 - 15h46

Onferait mieux de se préoccuper du Covid plutôt que des possibilités de manifs dans les quartiers où la drogue est le métier principal !