23/10 18:01

Le Sénat vote à l’unanimité le principe d’un "cyberscore", un repère destiné à informer les utilisateurs d’outils numériques sur la sécurisation de leurs données

Le Sénat a voté à l’unanimité le principe d’un « cyberscore », un repère destiné à informer les utilisateurs d’outils numériques sur la sécurisation de leurs données, comme le fait le visuel « nutriscore » pour les produits alimentaires. La proposition de loi de Laurent Lafon, nouveau président de la commission de la Culture, était examinée en première lecture dans le cadre d’une niche centriste. Elle doit maintenant être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Le texte « va dans la direction que souhaite le gouvernement », a affirmé le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, Cédric O. « Nous ne pouvons pas faire preuve de naïveté, notre vie numérique comporte des risques », a-t-il souligné, rappelant, qu’outre cet aspect d’information du consommateur, la France et l’Union européenne travaillent à apporter « une réponse systémique » aux questions de cybersécurité et de protection des données.

Laurent Lafon a déposé sa proposition de loi à la sortie du confinement, au vu de l’usage considérablement accru des outils numériques durant cette période, telles les plateformes de visioconférence. Comme l’a relevé la rapporteure Anne-Catherine Loisier (centriste), « de nombreux textes régissent déjà la cybersécurité, à commencer par le RGPD (règlement général de protection des données), qui impose d’utiliser des systèmes d’information suffisamment sécurisés ». Mais, pour Mme Loisier, il y a un « vrai manque » en termes d’information du consommateur.

L’idée est donc de compléter le code de la consommation en y ajoutant une obligation pour les opérateurs de communiquer les informations relatives à la sécurité des données hébergées par eux-mêmes ou leurs prestataires, de cloud notamment. Avec l’objectif d’arriver à « un visuel clair et compréhensible », a précisé M. Lafon, sur le modèle du « nutriscore ». Les indicateurs seraient fixés par arrêté, avec le concours de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi).

Ailleurs sur le web

Vos réactions