08/09/2020 09:46

EN DIRECT - Chevaux mutilés: Le suspect interpellé hier a été remis en liberté et aucune charge n'a été retenue contre lui - Il avait été arrêté dans le Haut-Rhin et placé en garde à vue

09h46: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Le suspect interpellé lundi dans le Haut-Rhin après la diffusion d’un portrait-robot dans le cadre de l’enquête sur un cas de mutilation de chevaux a été mis hors de cause et libéré, a annoncé mardi le parquet de Sens à l’AFP.

« Il niait depuis le début et son alibi a pu être vérifié », a indiqué à l’AFP le procureur Arnaud Laraize, confirmant une information de BFMTV.

Les investigations menées auprès de témoins, l’analyse du bornage de son téléphone et la vérification de ses déplacements dans la journée et la soirée du 24 août « ont permis d’établir qu’il n’était pas dans le département (de l’Yonne) au moment des faits. Il a donc été mis hors de cause et sa garde à vue a été levée lundi en fin de soirée », a-t-il ajouté.

Cet homme de 50 ans avait été interpellé à son domicile de Nambsheim (Haut-Rhin) lundi matin par les gendarmes de la section de recherches de Dijon suite au signalement d’un témoin qui pensait l’avoir identifié sur portrait-robot.

Ce portrait, diffusé fin août, est celui d’un des deux auteurs de sévices infligés à un cheval et deux poneys le 24 août dans un refuge de l’Yonne.

Il avait pu être élaboré grâce au témoignage de son propriétaire Nicolas Demajean. La nuit du 24 août, ce dernier avait surpris sur sa propriété deux intrus dont l’un lui avait entaillé l’avant-bras gauche avec une serpette. Les deux agresseurs avaient ensuite pris la fuite.

Deux poneys avaient été lacérés à l’arme blanche, l’un sur 50 centimètres, l’autre sur 25 cm, et un cheval de selle avait également été mutilé , avait précisé M. Demajean, qui avait dû être hospitalisé, victime d’une incapacité totale de travail de quatre jours.

Depuis plusieurs mois, des chevaux ont été victimes de mutilations sur plus de la moitié du territoire national.

« Nous sommes extrêmement choqués par ces actes ignobles qui sont commis. Il y a aujourd’hui 153 enquêtes qui sont ouvertes partout en France dans plus de la moitié des départements de France », a déclaré lundi soir le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, en déplacement dans l’Oise.

Selon le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie, ont déjà été recensés « une vingtaine » de cas d’oreilles coupées, auxquels s’ajoutent des faits de « mutilations d’organes génitaux, des lacérations avec des objets tranchants ».

Soulignant « la pluralité des auteurs et des modes opératoires », il a récemment indiqué à l’AFP que toutes les pistes étaient envisagées: un challenge sur internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés, des rites sataniques...

08h59: Au vu des échanges téléphoniques qu'il a eu au moment des faits, les gendarmes en ont conclu qu'il ne pouvait se trouver dans l'Yonne le soir de l'agression de deux poneys et d'un cheval. Des perquisitions ont également été menées à son domicile mais n'ont, pour l'heure, "pas été concluantes", selon le procureur de la République de Sens, Arnaud Laraize.

08h33: Le suspect interpellé hier vient d'être remis en liberté et aucune charge n'a été retenue contre lui selon les informations données par BFM TV.

07h11: Un homme a été interpellé lundi dans le Haut-Rhin et placé en garde à vue dans l'enquête ouverte fin août dans l'Yonne après des sévices infligés à un cheval et deux poneys, selon une source proche du dossier. Un portrait robot d'un des deux agresseurs, qui s'en étaient également pris au propriétaire du refuge, avait été diffusé. Le suspect arrêté ne reconnait aucun fait reproché, indique le parquet. 

Le Parisien précise que l'homme, âgé de 50 ans, a été interpellé ce matin par les gendarmes de la section de recherches de Dijon (Côte-d'Or). Il est soupçonné d'être l'auteur d'attaques de chevaux dans l'Yonne dans la nuit du 24 au 25 août dernier.

"Des perquisitions sont en cours sur la vaste propriété de cet homme", précisent nos confrères. "A ce stade, difficile de savoir si l'homme interpellé est bien le suspect" dont le portrait-robot a été diffusé ces derniers jours. Cet homme est soupçonné dans le passé d'actes zoophiles. « Le suspect avait été inquiété pour des sévices sexuels sur des moutons en Allemagne et d'autres bêtes en France », indique une source proche du dossier. Des enquêtes avaient été ouvertes mais finalement classées.

Rappelons qu'un portrait-robot d’un des deux agresseurs, qui s’en étaient également pris au propriétaire du refuge, avait été diffusé et l’enquête confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Dijon qui a procédé ce lundi à l’interpellation du suspect.

S'il est étranger au monde équestre, le suspect est déjà connu de la justice pour des affaires de stupéfiants, et il est entendu cet après-midi par les enquêteurs de la gendarmerie. « On doit confirmer son implication dans cette affaire, et vérifier qu'il n'est pas concerné par d'autres agressions sur des animaux », souligne le parquet de Sens au Parisien.

Rappelons que deux suspects étaient toujours recherchés dimanche après-midi en Côte-d'Or où un important dispositif de gendarmerie a été déployé après qu'un propriétaire de chevaux a signalé une intrusion dans son pré où un cheval a été blessé.

Vers 2H00 du matin à Losne, "le propriétaire a aperçu des lampes dans son pré" et prévenu les gendarmes qui ont envoyé 40 hommes sur le terrain, appuyés par un hélicoptère, ainsi qu'une équipe cynophile, en présence du commandement régional, a indiqué à l'AFP la gendarmerie de Côte-d'Or qui avait momentanément mis en place un dispositif de contrôle routier avec les départements voisins.

Le dispositif de la gendarmerie a été "progressivement allégé dans la matinée et il reste une quinzaine de gendarmes à l'oeuvre pour la poursuite des investigations", confiées à la brigade de recherches de Beaune et la section de recherches de Dijon.

"Un cheval a été blessé au niveau du flanc. Une blessure pas très profonde selon l'examen vétérinaire", a précisé le parquet de Dijon à l'AFP.

Par ailleurs, dans le Cantal, à, une jument a été retrouvée morte et particulièrement mutilée samedi soir. Les propriétaires l'ont trouvée dans sa pâture, "éventrée, une oreille en moins et les mamelles coupées", a indiqué dimanche à l'AFP le parquet d'Aurillac, confirmant une information du quotidien régional La Montagne.

"Des prélèvements ont été faits lors de l'autopsie pour savoir si les mutilations auraient été infligées post-mortem", a précisé le parquet.

Avec la multiplication de mutilations d'équidés dans toute la France, le sujet est devenu sensible. Des consignes ont été passées aux propriétaires "d'appeler les forces de l'ordre et de ne pas intervenir eux-mêmes", selon les gendarmes. Le Val-d'Oise, en région parisienne, a enregistré ses premiers cas samedi: deux juments, qui ne sont pas mortes, l'une présentant une coupure à la vulve et l'autre une coupure de 30 centimètres sur le flanc. Elles étaient parquées dans le même pré à Grisy-les-Plâtres, petite commune rurale du Vexin.

De même, l'Isère avait connu son premier cas à Bonnefamille le 30 août avec une ponette incisée de 20 cm sous l'oreille gauche et deux coupures au postérieur.

Alors que de tels actes se sont déjà produits dans plus d'une vingtaine de départements, l'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) "coordonne" le suivi des enquêtes pour en analyser les éléments.

"Tous les éléments de procédure sont réunis au service central du renseignement criminel", a indiqué cette semaine le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie.

Concernant les motivations des auteurs, tout est envisagé: un challenge sur internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés, des rites sataniques...

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Vos réactions

Portrait de Jpsk69
8/septembre/2020 - 13h43 - depuis l'application mobile

Une pétition circule sur internet pour mettre davantage de moyens pour l arrestation des coupables ! pétition protégeons les équidés. il faut aussi qu'on essaye d agir par nos moyens si mince malheureusement soit il nous citoyens

Portrait de jackS
8/septembre/2020 - 13h26

bravo aux enquêteurs.le coupable doit bien rigoler.

Portrait de ΙΧΘΥΣ
8/septembre/2020 - 10h51

On a des archives concernant des sévices infligés aux équidés en France depuis ces 40 dernières années ?

Portrait de RODGER17
8/septembre/2020 - 09h05

Une garde à vue opportune juste au moment où le ministre de l'intérieur se déplace pour cette affaire dans l'Oise, pathétique....

Portrait de Oran
7/septembre/2020 - 20h37

Prison à vie !! Et d'accord pour leur couper mais à vif !!...