03/07/2020 08:26

Sous le feu des critiques pour son silence sur les chiffres alarmants du Covid-19 aux Etats-Unis, Donald Trump se rend aujourd'hui au Mont Rushmore pour la fête nationale

Sous le feu des critiques pour son silence sur les chiffres alarmants du Covid-19 aux Etats-Unis, Donald Trump se rend aujourd'hui au Mont Rushmore pour une soirée de feux d'artifice qu'il espère être un moment d'unité dans un pays qu'il peine à rassembler. A la veille de la fête nationale du 4 juillet, le président républicain s'exprimera sous le regard de quatre de ses lointains prédécesseurs - George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln - dont les têtes monumentales ont été taillées dans le granite dans cet imposant mémorial.

Le milliardaire républicain, qui fait mine depuis plusieurs jours d'ignorer le spectaculaire rebond de l'épidémie qui assombrit l'été des Américains, ne cache pas son enthousiasme pour cet événement pour lequel quelque 7.500 personnes sont attendues.

"Cela va être une soirée extraordinaire, avec des feux d'artifice comme peu de gens en ont vu", a-t-il prédit jeudi. "Cela va être magnifique!".

Evoquera-t-il la résurgence de cas de Covid-19 dans le sud et l'ouest qui "met tout le pays en danger" selon les termes d'Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses ? Portera-t-il enfin un masque en public pour donner l'exemple comme le réclament nombre d'élus et de personnalités, y compris dans son propre camp? En très mauvaise posture dans les sondages à quatre mois jour pour jour de l'élection présidentielle, le milliardaire républicain s'en tient pour l'heure à un seul message, inchangé: la crise du coronavirus est "gérée", l'économie américaine repart "plus fort et plus vite" que prévu et l'année 2021 sera "historique".

Pourtant, dans un contraste saisissant avec l'Europe, des records de contaminations sont battus quotidiennement aux Etats-Unis. Au moins 53.069 nouvelles infections au coronavirus ont ainsi été recensées jeudi en 24 heures, selon le comptage de l'université Johns Hopkins, qui fait référence, un niveau record depuis le début de la pandémie.

Cela porte à plus de 2,7 millions le nombre total de cas détectés dans le pays et 128.677 le nombre de décès enregistrés depuis le début de la crise sanitaire mondiale. Nombre d'Etats ont mis le déconfinement sur pause, voire fait machine arrière, refermant à la hâte bars et plages.

Le gouverneur républicain du Texas a annoncé que le port du masque serait désormais obligatoire dans les lieux publics. Le locataire de la Maison Blanche peut s'attendre à un accueil chaleureux dans le Dakota du Sud, Etat peu peuplé qu'il a remporté en 2016 avec plus de 60% des voix.

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Vos réactions

Portrait de Angelussauron
3/juillet/2020 - 09h28
COLIN33 a écrit :

Plus fou que lui tu meurs !!!

 

Bolsonaro n'est pas mort pourtant smiley