01/07/2020 17:01

Moins de Français jouent aux jeux d'argent et de hasard, mais ont des pratiques plus intensives, "des évolutions qui peuvent paraître préoccupantes" selon une étude

Loterie, paris hippiques et sportifs ou encore poker: moins de Français ont joué aux jeux d'argent et de hasard en 2019 par rapport à cinq ans auparavant, mais ont des pratiques plus intensives, "des évolutions qui peuvent paraître préoccupantes" selon une vaste étude.

Jouer est l'un des loisirs préférés des Français, qui consacrent environ 10% de leur budget loisirs aux jeux d’argent et de hasard, soit une dépense d'environ 200 euros par an par habitant majeur, en hausse de 12,5% sur les cinq dernières années. Pour une dépense nette de 10,4 milliards d'euros (différence entre le montant des mises et celui des gains reversés) en 2017, la dernière année disponible.

L'an passé, ils ont cependant un peu moins joué qu'en 2014: 47,2% des Français l'ont fait au moins une fois durant l'année écoulée, contre 56,2% il y a cinq ans, selon la première enquête du genre depuis cinq ans, menée par Santé publique France, l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et l'Observatoire des jeux (ODJ). 10.352 Français âgés de 18 à 75 ans, dont 4.544 joueurs, ont été interrogés de janvier à juin 2019.

Le profil moyen des joueurs, pour la plupart occasionnels (44% jouent moins d'une fois par mois), a en revanche peu changé: ils sont toujours plutôt des hommes de 25 à 54 ans, professionnellement actifs, appartenant aux professions intermédiaires, d'un niveau d’éducation un peu moins élevé que celui des non-joueurs, mais avec un niveau de revenu supérieur.

La baisse de la part de joueurs, qui retrouve son niveau de 2010, "est essentiellement "due à la baisse du nombre de joueurs de la FDJ (Française des jeux, NDLR), dans la mesure où 80/90% des joueurs jouent exclusivement aux jeux de loterie" commente pour l'AFP Jean-Michel Costes (ODJ), l'un des auteurs.

Le seul secteur qui n'a pas connu de baisse est celui des paris sportifs, qui ont enregistré au contraire une forte progression (environ 60%) et sont désormais pratiqués par 11% des joueurs.

Le volume des mises des paris sportifs a lui été "multiplié par 2,8 en cinq ans avec une croissance plus marquée encore pour les mises sur internet (multipliées par 4,6)", selon l'étude, alors que l'ouverture du jeu en ligne remonte à 2010.

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