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Le magazine people Point de vue affirme être "au bord du gouffre" à cause de la crise sanitaire et de la situation de Presstalis - Il appelle ses lecteurs à l'aide

Le magazine people Point de vue a alerté ses lecteurs qu'il était "au bord du gouffre" à cause de la crise sanitaire et de la situation de Presstalis, et a lancé un appel aux abonnements sur les réseaux sociaux. "La Covid-19 nous a, comme vous tous, frappés de plein fouet, mais depuis des semaines, le redressement judiciaire annoncé et désormais officiel de Presstalis, le premier distributeur de la presse hexagonale, nous mène au bord du gouffre", écrit la directrice de la rédaction Adelaïde de Clermont-Tonnerre, dans un éditorial mis en ligne jeudi.

"Non seulement l'ouverture du redressement judiciaire de Presstalis nous spolie de près de trois millions d'euros qui nous reviennent de droit, mais l'hémorragie continue à chaque numéro, puisque nous ne sommes plus payés pour les exemplaires que vous achetez", poursuit-elle. Contraint de suspendre partiellement son édition papier pendant la crise sanitaire, l'hebdomadaire qui fête ses 75 ans cette année se dit "asphyxié financièrement".

"À l'heure où nous mettons sous presse, aucune solution ne semble voir le jour. (...) Après 75 ans de bons et loyaux services, alors même que ce magazine était parfaitement rentable et commençait une nouvelle aventure entrepreneuriale, Point de Vue est désormais en danger, ainsi que les 80 personnes qu'il fait vivre", déplore la directrice de la rédaction. Point de vue a été racheté il y a deux ans au groupe Altice par Royalement vôtre, un consortium fondé et présidé par Adélaïde de Clermont-Tonnerre et qui rassemble notamment la holding de la famille Pinault, Artémis, et l'animateur et spécialiste des têtes couronnées Stéphane Bern. L'hebdomadaire se vend en temps normal à plus de 142.000 exemplaires en France, selon les chiffres 2019 de l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.

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Vos réactions

Portrait de bib
29/mai/2020 - 18h47

Presstalis a gangréné les journaux qu'il distribuait de par sa mauvaise gestion et le jusqu'au boutisme des dirigeants et des syndicats. Résultat, c'est l'Etat (et donc les contribuables qui ne demandaient rien) qui a pour l'instant comblé une partie du trou.

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