20/05/2020 07:31

Municipales : L'organisation du second tour à la fin du mois de juin fait son chemin... mais pas l'unanimité chez les politiques et les médecins - Vidéo

L'organisation dès le mois de juin du second tour des municipales sera au coeur mercredi des discussions d'Edouard Philippe avec les chefs de parti après l'avis précautionneux, mais pas négatif du Conseil scientifique. C'est armé de ce rapport du Conseil scientifique, publié mardi matin, que le Premier ministre doit se prononcer sur la poursuite du processus électoral dans environ 5.000 villes où le 1er tour le 15 mars n'avait pas été décisif, avant le confinement lié au coronavirus. Selon son entourage, Edouard Philippe tranchera "dans les jours à venir".

Très prudent et sans s'avancer sur une date précise, le Conseil scientifique, chargé d'éclairer la décision publique, observe certes que "la situation sanitaire s'est nettement améliorée par rapport au début du confinement". Le bilan de l'épidémie a été revu à la baisse mardi soir, à au moins 28.022 morts, en raison de chiffres révisés à la baisse dans les Ehpad et établissements médico-sociaux, alors que le nombre de décès dans les hôpitaux s'élève de son côté à 17.714, soit 125 de plus que lundi. Mais, ajoute le Conseil, il est "difficile d'anticiper une situation incertaine pour les semaines à venir".

Au point qu'il estime nécessaire de procéder à une nouvelle évaluation des conditions sanitaires 15 jours avant la date retenue, si les élections avaient lieu en juin, probablement le 28. En cas de perspectives négatives, serait alors justifiée "une nouvelle interruption du processus électoral", souligne le panel d'experts.

Parmi les arguments paraissant plaider pour une tenue du second tour le mois prochain, le fait qu'elle permette de clore le chapitre. "La tenue d'un seul tour de scrutin plutôt que deux, indépendamment des dates retenues, est de nature à réduire les risques sanitaires, au sens statistique du terme", note le Conseil.

Les membres du Conseil mettent toutefois en garde contre les "risques sanitaires importants" liés à la campagne électorale, qui devra être "profondément modifiée".

Dans leur viseur, les "meetings électoraux" ainsi que les distributions de tracts et autres réunions d'appartement. Le gouvernement a dit qu'il ne trancherait pas tout de suite, souhaitant s'assurer d'un consensus politique large sur la date afin d'éviter les critiques qui ont accompagné la tenue du premier tour en mars. "Aujourd'hui cette décision n'est pas prise", a martelé sur France 24 la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

Mardi soir, Emmanuel Macron a reçu par visio-conférence une vingtaine de maires, dont Anne Hidalgo (Paris), Jean-Claude Gaudin (Marseille), Gérard Collomb (Lyon) ou encore François Baroin (Troyes) par ailleurs président de l'Association des maires de France.

"L'ensemble des intervenants ont fait part de leur souhait de voir les élections et le second tour se dérouler au plus vite. La date du 28 juin a été évoquée", a affirmé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, s'exprimant à la fin de la réunion, en béquilles depuis le perron de l'Elysée. Il a précisé que le gouvernement serait "amené à remettre un rapport au parlement qui déterminera la méthode" à mettre en œuvre.

Favorable à la tenue du second tour en juin, Anne Hidalgo en a profité pour redemander la réouverture des parcs et jardins parisiens, "un enjeu de santé publique" a-t-elle tweeté, regrettant que le gouvernement restait "sourd" à ses demandes.

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Vos réactions

Portrait de cineberry
21/mai/2020 - 11h40
lysniais a écrit :

Hidalgo toujours à côté de la plaque. Justement, la fermeture des parcs est un enjeu de santé publique!! Quelle conne incompétente et électoraliste et comme par hasard soutenue par le tout nouveau groupe de l'Orphelin pourtant LREM. Cherchez l'erreur et l'arnaque pour les français!

Si c'était une décision de santé publique, on ne rouvrirait pas les espaces confinés comme les transports en commun et les grands centres commerciaux où le risque de contamination est bien supérieur à celui qu'on observe dans les parcs et jardins.

Portrait de LesRipoublicains
20/mai/2020 - 22h46

Si les adultes peuvent aller bosser, aller aux offices religieux, et les enfant aller à l'école, au collège, au lycée ou en fac, alors on peut bien aller voter, moyennant bien évidemment les protections appropriées comme pour toutes les activités essentielles au pays.

L'histoire de la campagne électorale, faut arrêter, on y a eu droit à la campagne en Mars, on n'est pas non plus des blaireaux ni des moutons, on sait lire des tracts, et on peut aller voter en ayant connaissance des professions de foi des candidats. Le reste n'est que bla bla.