18/05/2020 10:16

Secoué par deux affaires d'homophobie au sein de la CGT, son leader, Philippe Martinez, condamne ces actes dans le magazine Têtu

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez condamne fermement deux affaires d'homophobie récentes émanant de membres du syndicat et estime qu'il faut «en faire plus» contre l'homophobie dans un entretien au magazine Têtu lundi. Une affiche publiée par le syndicat CGT Info'Com sur les réseaux sociaux figurant Laurent Berger et le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux en «Sado et Maso» avait été vigoureusement dénoncée le 10 mai par la CFDT, parlant de «message à caractère homophobe».

Six mois plus tôt, en décembre 2019, une vidéo montrait des grévistes de la CGT-RATP accablant d'insultes homophobes un chauffeur non gréviste pendant le combat contre la réforme des retraites. «Même si le contexte est différent, la condamnation est la même», a souligné M. Martinez. «C'est inadmissible».

Il précise qu'un «courrier assez sec adressé aux dirigeants d'Info'Com part ce lundi pour repréciser les faits. C'est une sorte d'ultimatum. Car il y a eu d'autres affaires avec ce syndicat».

«Je vais vous faire une confidence. Je pensais que se syndiquer à la CGT était un vaccin contre beaucoup de conneries. Notamment l'homophobie. Je dois me rendre à l'évidence, j'avais tort», reconnaît-il.

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Vos réactions

Portrait de turfin
18/mai/2020 - 13h49

Je confirme Dex, c'était le policier et bonus l'estomac traditionnel de la C.G.T et des gilets jaunes en plus !

Portrait de Parapluie
18/mai/2020 - 11h16

"courrier assez sec", "une sorte d'ultimatum car il y a eu d'autres affaires avec ce syndicat".

Oui et au bout de 30 avertissements, on peut avoir un blâme ! Et au bout de 30 blâmes, on passe devant un conseil de discipline et on peut être dégradé !