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Une cinquantaine de travailleurs sans papiers occupent le chantier du nouveau siège du journal Le Monde à Paris - Ils réclament une régularisation et une hausse de salaires - Regardez

Une cinquantaine de travailleurs sans papiers occupaient pacifiquement jeudi au côté de leur syndicat (CNT-Solidarité Ouvrière) le chantier du nouveau siège du journal Le Monde à Paris, réclamant régularisation et hausse de salaires, a constaté un journaliste de l'AFP. Principalement originaires du Mali mais aussi du Sénégal, de Guinée et de Côte d'Ivoire, les salariés travaillent pour deux sous-traitants d'Eiffage, CICAD et Golden Clean, en charge des travaux. Les employés des autres sous-traitants au projet continuaient à travailler dans le calme.

"Cette entreprise (Eiffage) ne donne ni bulletin de salaire, ni équipement individuel de sécurité. Elle se permet de faire ça parce que ce sont des sans-papiers. On est trois ou quatre siècles en arrière !", a expliqué Étienne Deschamps, juriste à la CNT-SO. "On veut leur régularisation et une hausse de leurs salaires. Payer 40 euros la journée ou la nuit de travail, allant parfois au-delà de sept heures effectuées, ce n'est pas normal", a-t-il poursuivi. La CNT dénonce "la responsabilité sociale du Monde" dans cette affaire mais plusieurs travailleurs interrogés la rejette, affirmant que "seul Eiffage est responsable". Siku, originaire du Mali et qui travaille pour Eiffage depuis plus d'an, dénonce "l'exploitation" dont ses collègues et lui souffrent. "J'en ai marre, on travaille comme des animaux. On est exploité. Être payé aussi peu, en liquide, c'est un truc de malade", insiste-t-il.

"Si on n'a pas de réponse aujourd'hui, on va dormir ici. Et s'il faut rester 365 jours ici, on restera. On défend nos droits !", lance un autre Malien, Badara, au milieu des travailleurs rassemblés dans une pièce où transitent les livraisons pour se protéger de la pluie. Selon Étienne Deschamps, une rencontre est prévue à 16H00 entre Louis Dreyfus, président du directoire du journal Le Monde, et les représentants des deux sous-traitants mis en cause, CICAD et Golden Clean. Contactée par l'AFP, la direction d'Eiffage n'était pas en mesure de répondre dans l'immédiat.

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Vos réactions

Portrait de C'est Mon Avis
27/février/2020 - 15h21

Ils n'ont pas de papiers mais ont un syndicat ! Allez comprendre....

Après, il est normal qu'une entreprise qui les emploi (ce n'est pas par bonté d'âme mais bel et bien par intêret), les paye au prix "normal", ce ne sont pas des animaux tout de même ! Pourquoi cette entreprise ne serait-elle pas aussi inquiétée ? Car elle emploi des personnes en situation illégale, alors que c'est totalement interdit !

Portrait de didi1969
27/février/2020 - 15h11

il veux par une petite  soeure lui?