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L'épouse du juge Jean-Michel Lambert, 1er magistrat à avoir instruit l'affaire Grégory en 1984 et qui s'est suicidé en 2017, dénonce la série de Netflix l'accusant d'attiser "une haine dangereuse"

L'épouse du juge Jean-Michel Lambert, premier magistrat à avoir instruit l'affaire Grégory en 1984 et qui s'est suicidé en 2017, a dénoncé jeudi une série sur Netflix consacrée au fait divers, l'accusant d'attiser "une haine dangereuse". Dans un communiqué, Nicole Lambert et la fille du couple, Pauline Lambert, estiment que la série en cinq épisodes intitulée "Grégory", diffusée depuis novembre par le géant américain Netflix, donne "une vision partiale" de l'affaire. "Une fois encore, chacun commente et reprend les propos écrits par d'autres, sans vérifier ses sources", regrettent-elles. Nicole et Pauline Lambert reprochent notamment des propos tenus par le journaliste de Paris-Match Jean Ker.

"Que penser d'un journaliste de Paris-Match, qui affirme avoir prévenu notre mari et père, des tentatives d'assassinat contre Bernard Laroche, alors que le dossier judiciaire démontre qu'il n'en a rien fait ? Que penser de ce journaliste qui sourit et rit en se rappelant cette triste affaire ?", écrivent-elles. Relancée mi-2017, l'affaire Grégory avait pris un tour dramatique avec la mort de Jean-Michel Lambert, 65 ans, retrouvé inanimé en juillet 2017 au Mans. L'ancien juge avait adressé peu avant une lettre à L'Est républicain pour expliquer sa volonté de se donner la mort, n'ayant "plus la force de (se) battre".

Surnommé "le petit juge", Jean-Michel Lambert avait 32 ans lorsque le cadavre de Grégory Villemin, 4 ans, avait été retrouvé, le 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans la Vologne. Seul juge d'instruction à Épinal (Vosges), celui qui en était à son premier poste avait notamment révélé à la presse la teneur des accusations de Murielle Bolle, 15 ans, qui venait de dénoncer son beau-frère, Bernard Laroche, comme étant le ravisseur de Grégory. L'adolescente s'était ensuite rétractée en assurant avoir tenu ces propos sous la contrainte des gendarmes. Elle n'a depuis cessé de clamer l'innocence de Bernard Laroche, abattu par le père du "petit Grégory", Jean-Marie Villemin, en 1985. La cour d'appel de Paris doit examiner le 18 décembre la validité de la garde à vue de Murielle Bolle en 1984, susceptible d'être annulée, avec des conséquences importantes sur l'ensemble de l'enquête.

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Vos réactions

Portrait de s4ndr4
12/décembre/2019 - 21h24

Et pour tout cet argent (des millions), dont elle a profité grâce aux actes de son mari, on fait comment?

Elle va rembourser toutes les victimes? Et je n'imagine même pas le nombre incroyable de pauvres gens, qui sont passés entre ses mains ! On en parle pas, mais ce type a du réduire des centaines de vies à néant!

Le mieux, c est de profiter de son sale fric puant, et de la fermer, madame.

Portrait de The-Kid
12/décembre/2019 - 16h14

J'ai vu cette série. Le responsable de ce gâchis ce n'est pas Jean Ker mais bien le juge, l'avocat de Laroche et le commissaire qui ose déclarer qu'il suspectait la maman car elle n'était pas dévastée. Elle était vêtue correctement et était même excitante pour un homme .Le juge a balancé le nom de Murielle Bolle qui a dû faire face au reste de la famille..On connaît la suite. Citation du journaliste qui tapait sur la mère .si c'est la mère l’affaire va devenir beaucoup plus intéressante (pour les lecteurs,en gros on vendra plus) Ce journaliste et le commissaire ont lavé le cerveau du petit juge qui a orienté ses soupçons sur Madame Villemin la  maman.

Portrait de The-Kid
12/décembre/2019 - 16h05

J'ai vu cette dérie. Les resposables de ce gâchis ce n'est pas Jean Ker mais bien le luge l'avocat de L

Portrait de The-Kid
12/décembre/2019 - 16h05

J'ai vu cette dérie. Les resposables de ce gâchis ce n'est pas Jean Ker mais bien le luge l'avocat de L