29/11/2019 07:20

Daesh a affirmé cette nuit être à l’origine de la collision au Mali des deux hélicoptères de l’armée française, dans laquelle 13 militaires ont péri - L'Armée française dément fermement

Daesh a affirmé cette nuit, via ses organes de communication habituels, être à l’origine de la collision au Mali de deux hélicoptères de l’armée française, dans laquelle 13 militaires ont péri. La dramatique collision s’est produite lundi lors d’une opération de combat de nuit contre des jihadistes.

Les hélicoptères avaient été appelés pour appuyer des commandos parachutistes dans le Liptako, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso où la force française Barkhane mène régulièrement des opérations contre les groupes armés, dont l’Etat islamique Grand Sahara (EIGS). Dans un communiqué, Daesh affirme avoir tendu une embuscade à un convoi de soldats français. Un des hélicoptères transportés des renforts a tenté d’atterrir sur le lieu de l’embuscade mais, selon le groupe terroriste, «les soldats du califat ont tiré en direction de l’appareil, le forçant à se retirer et au final il est entré en collision avec un autre hélicoptère».

Pour l’heure, l’armée française n’a pas réagi aux déclarations de Daesh. Mercredi, le général François Lecointre, chef d’état-major des Armées, avait indiqué ne pas «savoir exactement ce qui s’est passé», disant attendre le résultat des analyses des boîtes noires, qui ont été récupérées. Un hommage national aux 13 militaires décédés dans la collision aura lieu lundi 2 décembre aux Invalides.

Ce matin, l'Armée française dément fermement toute implication de Daesh dans le crash des hélicoptères au Mali qui a tué 13 militaires.

"C’est absolument faux. Ce qui est vrai - on l’a dit -, et dans l’état actuel des connaissances que l’on a, je ne m’aventurerai certainement pas au-delà : il y a collision entre deux hélicoptères, dans une opération de combat très complexe qui nécessite dans une opération et dans une ambiance dure de concentration de combat, de mesure des risques, une très fine coordination", a déclaré le général François Lecointre sur RFI.

Et d'ajouter : "Et cette coordination qui est rendue complexe par le combat, qui fait partie même du combat, a entraîné cet accident. Mais pour autant, il n’y a pas eu de prise à partie par les jihadistes, qui étaient poursuivis et qui étaient marqués d’une certaine manière au sol. Et il n’y a pas eu donc de retrait d’un appareil face à un tir des jihadistes".

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Vos réactions

Portrait de diego48
29/novembre/2019 - 09h58

C'est une erreur de leur part, involontaire certainement, car l'origine de cet accident se situe bien avant, lors de la destruction du régime libyen de Khadafi 

Portrait de Reda 93
29/novembre/2019 - 09h36

Même si c'est un accident, la raison de notre présence sur place c'est bien Daech ! donc ils sont responsables...

Portrait de Tenvalacruchealo
29/novembre/2019 - 08h17

Ils avaient aussi revendiqué la tuerie de Las Vegas

Portrait de Tenvalacruchealo
29/novembre/2019 - 08h17
Philou-02. a écrit :

Oui c’est ça !! Hier ma mère a raté sa pâte à crêpes !! daedh revendique être responsable des grumeaux...  

smiley