03/11 07:16

Cannes, ville connue pour son festival de cinéma, veut développer toute une filière spécialisée dans l'audiovisuel

Cannes affiche ses ambitions: la ville connue pour son festival de cinéma veut développer toute une filière spécialisée dans l'audiovisuel, un projet qui a franchi une étape à Paris. Le maire de la ville David Lisnard (LR) a réuni pour la première fois, au Centre national du cinéma, le comité éditorial et scientifique de "Cannes on air", le nom officiel de ce projet de "silicon valley de l'audiovisuel" sur la Côte d'Azur.

Ce comité réunit près d'une vingtaine de professionnels de l'audiovisuel, dont des dirigeants de Canal+ (Maxime Saada), Arte France (Véronique Cayla) et Gaumont (Sidonie Dumas), des producteurs (Pascal Breton, Stéphane Courbit, Florence Dormoy...), le président des César Alain Terzian, ou la réalisatrice Lisa Azuelos, entre autres personnalités.

Cette filière ambitionne de regrouper toutes les séquences dans la vie d'une oeuvre, de l'écriture à la distribution et à la valorisation du patrimoine, en passant par les tournages et la post-production. Et ce, en s'appuyant sur le rayonnement d'événements phares des industries créatives comme le Festival international du film, et son petit frère Canneseries, le Mipcom et le Miptv (rendez-vous des professionnels de la télévision), le Midem (industrie musicale) et les Cannes Lions (publicité).

Le clou de "Cannes on Air" est un Musée international du cinéma, que M. Lisnard espère pour 2025. L'établissement, pour lequel il va se mettre en quête de financements, disposerait d'un budget évalué "à la louche" à 200 millions d'euros, et viserait à accueillir 500.000 visiteurs par an.

Est aussi prévue l'ouverture en janvier ou février d'un campus universitaire, dans lequel plus d'un millier d'étudiants se formeront aux métiers de l'écriture et de la création audiovisuelle. Situé dans l'ouest de la ville, il côtoiera une pépinière d'entreprises et un nouveau cinéma multiplexe. A cela s'ajoutent encore des résidences d'artistes, l'implantation d'entreprises dédiées aux effets spéciaux et à la post-production, et la création d'une réserve foncière qui pourrait accueillir des studios de tournage.

L'objectif revendiqué est de capitaliser sur le fait que la ville accueille déjà de nombreux tournages en extérieur, sans oublier l'émission de TF1 "Ninja Warrior". Si d'autres studios existent déjà dans la région, notamment ceux de La Victorine à Nice, le maire souligne que la demande explose du fait notamment de la multiplication des séries.

Ailleurs sur le web

Vos réactions