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SNCF : "Il faut désormais partir sur un mouvement de grève "classique" à partir du 5 décembre" (Laurent Brun, CGT Cheminots)

09h41: Le point sur la situation ce matin

La SNCF promet une nette amélioration du trafic ferroviaire lundi, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, sans que le conflit entre syndicats et direction sur les «problèmes de sécurité» soit résolu. Les trains Ouigo, dont le trafic a été très perturbé pendant le weekend, doivent circuler «normalement», de même que les TGV, selon les prévisions de la SNCF. Circulation normale également sur l’ensemble des lignes du réseau Transilien.
Seuls les TER, avec trois trains sur quatre, et les Intercités (deux trains sur trois) continueront à être impactés, au quatrième jour de ce bras de fer entre syndicats et direction autour du «droit de retrait».
Gare Saint-Lazare à Paris, l’affluence ressemblait à celle d’un lundi matin ordinaire, avec seulement un TER supprimé vers Giverny, et un Intercités vers Le Havre. A Marseille, gare Saint-Charles, la plupart des TER étaient affichés à l’heure, même si un panneau prévient que «le trafic sera perturbé jusqu’à la mi-journée».
Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a rappelé dimanche soir que les billets seraient remboursés «à 100%» et a annoncé la mise en place rapide d’un fonds d’indemnisation d’un million d’euros pour les voyageurs qui ont subi «des dommages exceptionnels», notamment ceux qui ont dû acheter d’autres billets ou se loger à l’hôtel.
A l’origine du mouvement, un accident survenu mercredi soir, lorsqu’un TER reliant Charleville-Mézières à Reims a percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau, faisant 11 blessés dont plusieurs hospitalisés. Le conducteur, qui a porté secours aux passagers alors qu’il était lui-même blessé, était le seul agent SNCF à bord.
Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité. Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particuliers à l’engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).

Le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé un «détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage» et a «demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites qui pouvaient être données, et notamment judiciaires».

Dans une interview au Parisien lundi, M. Pepy précise que «dès lors qu’un conducteur gréviste a été qualifié en +absence irrégulière+, il y aura naturellement une retenue sur son salaire, de l’ordre de 70 à 100 euros par jour».

Alors que la direction prévoit une réunion «avec les partenaires sociaux dès jeudi», selon Guillaume Pepy, l’Unsa (2e syndicat SNCF) va organiser des réunions en interne à partir de lundi «pour décider de la stratégie à adopter», a souligné Didier Mathis, son numéro un. Mais le syndicat écarte d’emblée l’idée de déposer un préavis de grève.

SUD-Rail (3e) «va continuer de soutenir les cheminots qui vont exercer le droit de retrait car la direction ne propose rien de concret pour la sécurité», selon Julien Troccaz.

La CGT (1er syndicat) lie les revendications et appelle à participer «massivement» à la journée d’action du 5 décembre contre la réforme des retraites. Elle accuse le Premier ministre de vouloir «le pourrissement».

07h46: Selon Laurent Brun de la CGT Cheminots, invité ce matin sur RMC Découvertes, il faut désormais partir sur un mouvement de grève "classique" à partir du 5 décembre

06h11: La SNCF promet une nette amélioration du trafic ferroviaire lundi, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, sans que le conflit entre syndicats et direction sur les "problèmes de sécurité" soit résolu. Les trains Ouigo, dont le trafic a été très perturbé pendant le weekend, "circuleront normalement", de même que les TGV, selon les prévisions communiquées par la SNCF dimanche soir. Circulation normale également sur l'ensemble des lignes du réseau Transilien.

Seuls les TER, avec trois trains sur quatre, et les Intercités (deux trains sur trois) continueront à être impactés, au quatrième jour de ce bras de fer entre syndicats et direction autour du "droit de retrait".

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a rappelé dimanche soir sur Franceinfo que les billets seraient remboursés "à 100%", précisant que cela concernait aussi ceux normalement non remboursables. Il a annoncé la mise en place rapide d'un fonds d'indemnisation d'un million d'euros pour les voyageurs qui ont subi "des dommages exceptionnels", notamment ceux qui ont dû acheter d'autres billets de transport ou se loger à l'hôtel.

A l'origine du mouvement, un accident survenu mercredi soir, lorsqu'un TER reliant Charleville-Mézières à Reims a percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau dans les Ardennes, faisant 11 blessés dont plusieurs hospitalisés. Le conducteur, qui a porté secours aux passagers alors qu'il était lui-même blessé, était le seul agent SNCF à bord du train.

Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité pour les voyageurs. Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particulières à l'engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).

Lors d'une réunion dans la nuit de vendredi à samedi, la direction a mis sur la table trois propositions qui n'ont pas satisfait les organisations syndicales: modification de "certains équipements" de l'AGC; mise en place de groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et "accélération" des recrutements, a résumé samedi Guillaume Pepy. Il a également dénoncé une "grève surprise qui ne respecte pas la loi", puisque à la SNCF le préavis est obligatoire.

Pour les syndicats au contraire, il s'agit bien d'un droit de retrait, une procédure exercée par un salarié lorsqu'il considère que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé, ou s'il constate une défectuosité dans les systèmes de protection.

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Vos réactions

Portrait de jasonmadyson
21/octobre/2019 - 18h54

grève illégale,aucune solution proposé en laissant les gens avec des enfants dans des situations précaire.tout ça pour un incident qui peux arrivé n"importe ou dans n'importe quel métiers.

franchement il est temp de réformé la SNCF n'est plu !

monsieur macron,vite,faisons place à la réforme.arrêtons les abus,ça suffit.....

Portrait de La République C'est Moi
21/octobre/2019 - 09h27
popeye55 a écrit :

Vivement la privatisation de la SNCF !!

C'est clair.

Eux et la SNCM, Air France et j'en passe.

Moins de fonctionnaires ça veut dire plus de moyens pour les postes régaliens. Et, là, enfin, on va faire de notre pays quelque chose de bien.

Portrait de popeye55
21/octobre/2019 - 09h14

Vivement la privatisation de la SNCF !!

Portrait de Philou-02.
21/octobre/2019 - 09h01

Préavis de grève avec préméditation ! ils risquent combien ? smiley