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Une nouvelle audience aura lieu le 5 décembre suite à la plainte de trois associations françaises de fans de Michael Jackson contre les témoins du documentaire "Leaving Neverland"

Une nouvelle audience aura lieu le 5 décembre suite à la plainte de trois associations françaises de fans de Michael Jackson devant le tribunal de grande instance d'Orléans contre les témoins du documentaire "Leaving Neverland" pour "atteinte à la mémoire d'un mort".  La décision était attendue vendredi mais le tribunal a décidé de convoquer une nouvelle audience le 5 décembre sur ce dossier,  notamment parce que l'un des deux témoins visé par la plainte n'aurait pas reçu sa citation, a-t-on appris de source judiciaire.
Deux Américains, Wade Robson et James Safechuck, ont affirmé dans un documentaire diffusé par de nombreuses chaînes dans le monde avoir été victimes d'abus sexuels répétés de la part de la star lorsqu'ils étaient mineurs, dans sa propriété située près de Los Angeles. Ces accusations ont été démenties de son vivant par l'intéressé qui n'a jamais été condamné pour de tels faits.
Le tribunal avait le 4 juillet dernier entendu les arguments des plaignants en l'absence des deux personnes visées. Les trois  associations, Michael Jackson Community, MJ Street et On the line, implantées dans la région, réclament chacune un euro symbolique.  Ces allégations de pédophilie sont survenues près d'une décennie après la mort par overdose de la star. Elles ont incité des stations de radio au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande à ne plus programmer de titres de Michael Jackson.
Évoquant un "véritable lynchage", Me Emmanuel Ludot, avocat des fans français, estime que les deux hommes "se sont livrés à une atteinte grave et caractérisée à la mémoire d'un mort", selon le texte de l'assignation consulté par l'AFP. "L'image du défunt est atteinte, de même que toute la communauté des fans de Michael Jackson", a affirmé en audience Me Ludot, qui souhaite une "condamnation de principe".
Ces associations avaient déjà porté plainte et obtenu gain de cause à Orléans contre le Dr Conrad Murray, qui avait administré au chanteur un puissant antalgique, le propofol, à une dose qui a provoqué la crise cardiaque.

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