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Malgré la polémique qui fait rage sur sa sélection en compétition, Roman Polanski a dévoilé à la Mostra son film sur l'Affaire Dreyfus, "J'Accuse"

Malgré la polémique qui fait rage sur sa sélection en compétition, Roman Polanski a dévoilé vendredi à la Mostra son film sur l'Affaire Dreyfus, "J'Accuse", dans lequel il voit un parallèle avec sa situation, s'estimant "harcelé".

"Ce sentiment de persécution, c'est assez simple de le comprendre. Il suffit de voir sa vie", a expliqué sa femme Emmanuelle Seigner, qui joue aussi le rôle féminin principal de "J'Accuse", lors de la conférence de presse du film vendredi après-midi à Venise, où le réalisateur n'était pas présent. Les producteurs du film ont pris soin au début de cette conférence de presse d'appeler à laisser "derrière nous toute polémique" pour se concentrer sur le film. "Ici, ce n'est pas un tribunal moral, mais une merveilleuse Mostra", a ajouté le producteur italien Luca Barbareschi.

"Le film doit être autorisé à parler" et c'est le public qui "doit juger" l'oeuvre, a-t-il encore dit. "J'Accuse" sera présenté vendredi à 19H15 (17H15 GMT) en avant-première mondiale à Venise, où il fait partie des 21 films en compétition pour le Lion d'or. Thriller sur fond d'espionnage, le film raconte l'Affaire Dreyfus, du point de vue du lieutenant-colonel Georges Picquart, incarné par Jean Dujardin, chef des services de renseignement et personnage clé du dénouement de l'affaire.

Il avait diffusé les preuves permettant d'innocenter le capitaine Dreyfus, français d'origine alsacienne et de confession juive accusé de trahison, mettant fin à ce scandale majeur de la IIIe République en France qui a duré douze ans (1894-1906).

"L'Affaire Dreyfus est probablement annonciatrice de tout ce qui s'est passé par la suite dans le XXe siècle, notamment concernant l'Holocauste", a souligné le producteur français Alain Attal.

"La meilleure manière de répondre pour les générations futures, c'est de laisser des films de cette importance, qui peuvent donner à penser à nos enfants", a-t-il ajouté.

Roman Polanski, toujours poursuivi par la justice américaine pour le viol en 1977 d'une adolescente, a dit à plusieurs reprises qu'il voyait dans cette affaire un écho à sa propre histoire, s'estimant "harcelé" et "persécuté".

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Vos réactions

Portrait de seb2746
31/août/2019 - 17h01

Tant qu'il reste chez lui et que les "vedettes" du film font la promo, aucun problème avec ça, personne n'a jamais remis en question son professionnalisme dans ce métier.

Le souci c'est la personne en elle-même dans la vie et de ses soutiens qui sont autant complices voir comme lui mais protégé.