21/05 16:25

Les avocats des parents de Vincent Lambert vont demander son transfert vers un autre hôpital dans une unité spécialisée

16h23: Après la décision surprise de la cour d’appel de Paris et la reprise des traitements de Vincent Lambert, l’audience prévue jeudi au Conseil d’État, pour statuer sur la demande des parents de cet homme tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans, a été annulée.

« L’audience prévue jeudi 23 mai dans le cadre de l’affaire dite +Vincent Lambert+ est annulée en raison du désistement des parties », a indiqué le Conseil d’État dans un communiqué mardi.

Les parents de Vincent Lambert avaient demandé à la plus haute juridiction administrative d’annuler l’ordonnance du 15 mai 2019.

Ils souhaitaient que « soit ordonné au gouvernement français, au Dr Vincent Sanchez et au centre hospitalier universitaire de Reims » de suspendre l’interruption des soins dans l’attente de l’examen d’une plainte déposée devant le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH).

Pierre et Viviane Lambert réclamaient également que soient maintenues « l’alimentation et l’hydratation » de leur fils.

Lundi soir, contre toute attente, la cour d’appel de Paris a ordonné à « l’État français (…) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation » de M. Lambert.

Le CDPH, comité de l’ONU, avait demandé à la France de surseoir à l’arrêt des traitements dans l’attente d’un examen du dossier sur le fond, mais la France considérait cette préconisation « dépourvue de caractère contraignant », mettant en avant le « droit du patient à ne pas subir d’obstination déraisonnable ».

Les traitements de Vincent Lambert ont donc repris mardi, et sa « sédation continue » a été arrêtée.

16h09:  le Vatican réclame "des solutions efficaces pour protéger sa vie". " Nous souhaitons donc que des solutions efficaces puissent être trouvées le plus rapidement possible pour protéger la vie de M. Lambert », indique un communiqué du Vatican signé par le cardinal Kevin Farrell, chef du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie et Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie.

12h55: Les avocats des parents de Vincent Lambert vont demander son transfert vers un autre hôpital dans une unité spécialisée. Selon BFMTV, les parents de Vincent Lambert souhaitent que leur fils soit traité dans une unité pour patients handicapés.

Hier soir, la Cour d'appel de Paris a ordonné une reprise immédiate des traitements de Vincent Lambert, validant ainsi le recours des parents.

10h52: Lundi, Benoît Hamon avait souhaité un débat «sobre» et «sérieux» sur la fin de vie, rappelant son engagement pour le «suicide assisté».

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume s’est quant à lui déclaré sur franceinfo favorable à ce que la question de la fin de vie fasse partie des révisions des lois bioéthique.

10h42: Nathalie Loiseau (LREM) et Jordan Bardella (RN) la trouvent «équilibrée» tandis que François-Xavier Bellamy s’est «étonné» des demandes de réécriture de la loi, s’inquiétant de personnes qui «utilisent» l’affaire pour promouvoir l’euthanasie.

Pour Manon Aubry (LFI), le cas de Vincent Lambert «montre aussi les limites de la loi actuelle».

«Je pense qu’il faut aller plus loin, a déclaré la candidate sur France 2, évoquant le cas de la Belgique et du Luxembourg «qui ont constitutionnalisé le droit à une fin de vie digne».

10h34: De son côté, François-Xavier Bellamy s’est dit «heureux» que le président soit intervenu, regrettant toutefois que sa déclaration ne se fasse pas sur le fond du dossier.

«Je n’ai pas à m’immiscer dans la décision de soin et de droit qui a été prise dans le cas de Vincent Lambert», avait réagi le chef de l’Etat lundi, se disant «profondément touché» par la situation de Vincent Lambert.

10h17: «Qui suis-je pour juger ?», a questionné sur BFMTV Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité.

Elle a également attaqué M. Bellamy qui avait demandé dès dimanche une prise de parole d’Emmanuel Macron sur le sujet, aussi souhaitée par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

«De quoi se mêle M. Bellamy ? Je trouve ça choquant», a-t-elle lancé, déclarant trouver «indécent de se livrer à la moindre récupération politicienne sur une tragédie familiale».

10h12: La classe politique reste divisée mardi sur le cas de Vincent Lambert, dont la reprise des traitements a été ordonnée lundi soir par la cour d’appel de Paris, alors que leur arrêt avait commencé dans la matinée.

«Je suis effectivement heureux de cette décision», a commenté mardi sur Europe 1 François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux européennes, au sujet de la reprise des traitements, considérant que c’est la «question de notre relation à la dépendance» qui est en jeu dans cette affaire.

06h37 : Les avocats des parents de Vincent Lambert sont attendus mardi matin au centre hospitalier de Reims pour vérifier la reprise, au moins provisoire, des traitements de ce tétraplégique en état végétatif depuis dix ans, ordonnée, à la surprise générale, par la cour d'appel de Paris.

Cet énième coup de théâtre, intervenu lundi soir dans une affaire qui a déjà connu de nombreux rebondissements judiciaires depuis 2013 et en connaîtra probablement d'autres, a été fêté par la mère de Vincent Lambert, Viviane, qui a salué auprès de l'AFP "une très grande victoire", tandis que son neveu François, favorable à l'arrêt des traitements, a dénoncé du "sadisme pur".

La nouvelle est tombée en pleine marche parisienne réunissant plusieurs centaines de personnes réclamant "la vie pour Vincent".

Une énorme clameur a retenti quand l'un des deux avocats des parents, Me Jérôme Triomphe, a lancé à la foule, en apprenant leur victoire par téléphone: "On a gagné ! C'est la remontada !" "Jérôme Triomphe et moi-même irons dès demain matin à Reims pour nous assurer que l'alimentation et l'hydratation seront effectivement reprises", a ajouté son collègue, Me Jean Paillot, soulignant qu'il ne s'agissait que d'une" décision provisoire" d'une "durée de six mois, permettant au comité de l'ONU d'étudier le dossier".

De fait, la cour d'appel de Paris a "ordonné à l’Etat français (...) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation" de Vincent Lambert, selon la décision consultée par l'AFP. Le CDPH, comité de l'ONU, avait demandé à la France de surseoir à l'arrêt des traitements dans l'attente d'un examen du dossier sur le fond, mais la France considérait que la suspension de l'arrêt des traitements préconisée par le CIDPH "est dépourvue de caractère contraignant", mettant en avant le "droit du patient à ne pas subir d'obstination déraisonnable".

Le CHRU de Reims avait déjà lancé puis stoppé deux procédures d'arrêt des soins, l'une portée par le docteur Eric Kariger en 2013, l'autre par son successeur, le docteur Daniéla Simon en 2015.

La nouvelle interruption des traitements, couplée à la mise en oeuvre d'une "sédation profonde et continue", avait débuté lundi matin, conformément à une décision médicale signée par le docteur Vincent Sanchez en avril 2018, soutenue par une partie de la famille dont son épouse Rachel Lambert et validée par le Conseil d'Etat fin avril. Jusqu'à présent, tous les ultimes recours déposés par les avocats des parents -Cour européenne des droits de l'Homme, tribunal administratif- avaient échoué.

Et le président Emmanuel Macron, à qui ils avaient écrit samedi pour l'implorer d'intervenir, avait répondu lundi qu'il ne lui "appartenait pas de suspendre" l'arrêt des traitements, décidé, "en conformité avec nos lois", à quelques jours des élections européennes.

La famille est coupée en deux camps, d'un côté autour de ses parents, fervents catholiques opposés à l'arrêt des traitements, de l'autre autour de son épouse Rachel et son neveu François, qui entendent mettre fin à cet "acharnement thérapeutique" et affirment que l'ex-infirmier avait pris position contre tout acharnement thérapeutique. Vincent Lambert n'a pas laissé de directive anticipée écrite.

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Lundi 20 mai

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22h55 : La cour d'appel de Paris, saisie par les parents de Vincent Lambert, a donc ordonné ce soir le rétablissement des traitements visant à le maintenir en vie, interrompus depuis ce matin, jusqu'à ce qu'un comité de l'ONU se prononce sur le fond de son dossier.

La cour "ordonne à l'Etat français (...) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l'alimentation et l'hydratation" de Vincent Lambert, selon la décision consultée par l'AFP.

22h50: Incroyable rebondissement:  La cour d'appel de Paris ordonne ce soir la reprise de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert.

La cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des traitements de Vincent Lambert, ce  soir, alors que ceux-ci avaient déjà commencé dans la matinée. "On a gagné !", s'est exclamé Jean Paillot, l'avocat de ses parents sur BFMTV.

"L'alimentation et l'hydratation de Vincent doivent être reprises sans délais. C'est une extraordinaire victoire qui confirme ce que nous disions : la France est obligée d'appliquer les dispositions de la convention. C'est une grande victoire ! Et ce n'est qu'une première des victoires. C'est la remontada !", a-t-il poursuivi.

17h21: Emmanuel Macron estime sur les réseaux sociaux qu'il ne lui "appartient pas de suspendre" l'arrêt des traitements.

Le Président de la République écrit:

Comme chacun d'entre vous, je suis profondément touché par la situation de Vincent Lambert.
Comme citoyen, j'ai suivi son accident en 2008, et sa situation depuis plus de 10 ans.
Comme homme, comme tous les Français, je me suis interrogé pour moi, pour mes proches. Sur cette question, qui touche à la part intime de chacun, il n’y a aucune réponse simple ou univoque. Seulement des incertitudes et des déchirements, qui ont traversé la famille de Vincent Lambert et traversent tant de familles de France. Et la volonté de respecter la dignité de toute vie humaine.

Aujourd'hui, comme Président de la République, il ne m’appartient pas de suspendre une décision qui relève de l'appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois.
Mais il m'appartient d'entendre l'émotion suscitée, et de vous répondre.

Vincent Lambert a été victime d'un accident de la route le 29 septembre 2008, il y a plus de 10 ans.
Toutes les expertises médicales ont conclu au caractère irréversible de son état. La décision d'arrêter les soins a été prise au terme d'un dialogue permanent entre ses médecins et sa femme, qui est sa tutrice légale. Elle l’a été, en application de notre législation qui permet de suspendre les soins en cas d'obstination déraisonnable - ce qui, selon les différentes équipes médicales, est le cas de Vincent Lambert.

Derrière les déchirements, j'entends une angoisse : celle qu’en France, on puisse décider de manière arbitraire de la mort d'un citoyen. C'est précisément parce que ce n’est pas le cas, parce qu'il n'y a pas, dans notre pays, de place pour l’arbitraire, que je n'ai pas à m’immiscer dans la décision de soin et de droit qui a été prise dans le cas de Vincent Lambert. Juste à réaffirmer les principes fondamentaux qui tiennent notre Nation et prévalent sur toute autre considération : le combat pour la vie, le respect de la mort, la protection de chacun.

Nous devons aujourd’hui une chose à Vincent Lambert et à sa famille : le respect de leur intimité et de leur douleur.

15h23: En retrait jusque-là, la classe politique s'est saisie lundi de l'affaire Vincent Lambert, alors que la question de l'arrêt des soins au patient exacerbe le débat sur l'acharnement thérapeutique, et relance au passage le clivage gauche-droite.

"Il n'y a aucune vie indigne d'être vécue", a déclaré sur France inter la tête de liste LR aux européennes François-Xavier Bellamy.

"Ce qui se joue aujourd'hui, c'est le regard que nous portons sur la dépendance", a estimé le candidat, appelant à ce que Emmanuel Macron s'exprime sur le sujet.

Bras de fer judiciaire depuis plusieurs années entre différents membres de la famille, l'arrêt des soins à cet ancien infirmier psychiatrique victime d'un accident de la route en 2008 a débuté lundi, après avoir été validé par le Conseil d'Etat fin avril.

"C'est une décision de justice qui condamne en réalité à la mort (…) alors même qu'on n'est pas dans le cas d'un acharnement thérapeutique", a dénoncé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, souhaitant elle aussi une prise de parole du président de la République sur le sujet.

Emmanuel Macron ne peut "pas aller à l'encontre de décisions de justice. Il peut simplement donner sa grâce à un condamné, ce qui est très différent de ce que les parents de Vincent Lambert demandent", a répondu dès dimanche Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité.

Les parents, qui ont de nouveau saisi lundi la Cour européenne des droits de l'Homme, ainsi qu'un frère et une sœur, s'opposent à l'arrêt des soins. L'épouse de Vincent Lambert, son neveu et cinq frères et sœurs veulent en revanche qu'on mette fin à ce qu'ils considèrent être un "acharnement thérapeutique".

La procédure d'arrêt des soins est permise par la loi Claeys-Leonetti de 2016 qui, tout en interdisant l'euthanasie et le suicide assisté, permet la suspension des traitements lorsqu'ils "apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie".

"Je suis étonné qu'on revendique désormais de nouveau l'écriture d'une nouvelle loi alors que cette loi Leonetti, il faut qu'elle puisse produire ses effets", estime François-Xavier Bellamy, s'inquiétant de personnes qui "utilisent" l'affaire pour "faire la promotion de leurs revendications politiques en faveur de l'euthanasie".

Même réaction de Nicolas Dupont-Aignan (DLF) qui s'est dit "choqué que certains militants favorables à l'euthanasie fassent de Vincent Lambert un étendard".

Alors que toutes les personnalités politiques interrogées ont fait part de la complexité de l'affaire, un "drame", leurs positionnements sur le sujet exacerbent le clivage gauche-droite.

"Je pense qu'il faut faire confiance aux médecins, il faut faire confiance à la justice de notre pays, il faut faire confiance aux institutions européennes, donc arrêter le traitement", a déclaré Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique.

La tête de liste LFI Manon Aubry s'est aussi rangée derrière les décisions de justice.

"Au-delà du cas de Vincent Lambert, il faudrait qu'on puisse se pencher sobrement et sérieusement sur la fin de vie", a de son côté estimé Benoît Hamon, qui s'est dit favorable au "suicide assisté".

La tête de liste EELV Yannick Jadot a, lui, renvoyé à la loi belge qui prévoit que la décision revient au conjoint puis aux enfants adultes s'il y en a et enfin aux parents, en cas d'absence de directives anticipées.

"Quelqu'un qui est marié n'appartient plus à ses parents. Une personne adulte, quand elle est mariée appartient à la famille qu'elle a créée. C'est à sa femme de parler", a abondé le vétéran écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien de M. Macron.

Jordan Bardella (RN) a dit préférer que soit pris en compte l'avis des parents.

Quant à la majorité, elle a surtout exprimé son malaise. Le secrétaire d'Etat Gabriel Attal s'est dit "très mal à l'aise face à cette affaire politique qu'on tire à partir d'un cas particulier, d'une affaire familiale qui est extrêmement douloureuse et difficile."

14h21: La Société française de soins palliatifs a déploré ce matin que l'interruption des traitements de Vincent Lambert «fasse l'objet de déclarations catégoriques» au service de «causes opposées», au détriment de la sérénité de l'équipe médicale et de ses proches.

«Chaque situation est singulière, chaque décision est prise en appréciant les éléments uniques et personnels qui caractérisent l'état de santé d'un patient», peut-on lire dans un communiqué de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap). Et d'ajouter: «Comme l'a clairement rappelé le Conseil d'Etat, il ne faut en aucun cas tirer des enseignements généraux de la situation de M. Vincent Lambert sur l'ensemble des patients cérébro-lésés».

Avant de poursuivre: «Les Français doivent être rassurés sur le fait qu'un arrêt des traitements de maintien en vie ne signifie nullement un arrêt des soins, bien au contraire. (...) Un arrêt des traitements de maintien en vie est suivi d'une intensification des soins avec une attention particulière portée au confort du patient pour lutter contre la souffrance».

14h01: Les parents de Vincent Lambert ont saisi la Cour européenne des droits de l'Homme selon une procédure d'urgence pour demander le maintien des soins prodigués à leur fils, rapporte France Info. Et d'ajouter que le Conseil d'Etat annonce également avoir été saisi.

10h56: Ce que l'on sait ce matin

L’arrêt des soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, a débuté lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris auprès de l’avocat des parents et de source familiale.

Les médecins vont arrêter la nutrition et l’hydratation artificielles qui sont prodiguées à Vincent Lambert, tout en mettant en oeuvre une «sédation profonde et continue» jusqu’à sa mort. Cette procédure est encadrée par la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui interdit l’euthanasie et le suicide assisté mais autorise l’arrêt des traitements en cas «d’obstination déraisonnable». Selon cette loi, les traitements peuvent être «suspendus» lorsqu’ils «apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu’ils n’ont d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie». La décision doit être prise par les médecins de façon «collégiale».

Dans le cas de personnes qui ne peuvent pas exprimer leur volonté, comme Vincent Lambert, la «sédation profonde et continue jusqu’au décès» est «une mesure de précaution» pour être sûr «que le patient ne souffre pas», selon des recommandations publiées l’an dernier par la Haute autorité de santé (HAS). Pour la sédation, on utilise le midazolam en voie intraveineuse. Ce médicament de la famille des benzodiazépines est puissant et son action rapide. Avec l’arrêt simultané de l’hydratation et de l’alimentation, la mort survient aux alentours d’une semaine, explique à l’AFP le Dr Bernard Devalois, spécialiste des soins palliatifs à la maison de santé protestante de Bordeaux Bagatelle.

«C’est une honte,l’interruption des traitements un scandale absolu, ils n’ont même pas pu embrasser leur fils», a réagi auprès de l’AFP Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé lundi matin à l’hôpital Sébastopol sur décision du médecin Vincent Sanchez.

«C’est des monstres ! Des monstres ! C’est des nazis !», a lancé en larmes depuis une voiture Viviane Lambert, la mère de Vincent, en passant devant le CHU de Reims.

Le Dr Sanchez «en violation de tous ses devoirs et de ce qu’il avait laissé croire, vient d’annoncer à la famille qu’il avait initié le processus de mort sans préavis, sans tenir compte des recours, sans tenir compte des mesures provisoires. (...). Le coup de force continue. Il est encore temps d’arrêter cette folie», ont également affirmé dans un communiqué Me Paillot et Me Jérôme Triomphe, autre avocat des parents.

«L’arrêt des traitements» et «la sédation profonde et continue» ont été «initiés ce matin», a écrit le Dr Sanchez, chef de service des soins palliatifs, dans un mail à la famille dont l’AFP a obtenu copie. «Dans cette période douloureuse, j’espère pour Monsieur Vincent Lambert que chacun saura ouvrir une parenthèse et se rassembler, auprès de lui, afin que ces moments soient le plus paisibles, intimes et personnels possible», ajoute ce médecin.

Les avocats des parents ont annoncé dimanche trois nouveaux «recours»contre cette décision, visant notamment le Dr Sanchez, dont ils réclament la radiation. Sur RTL lundi matin, Me Paillot a évoqué avoir saisi le Conseil d’Etat, la Cour européenne des droits de l’homme et «être sur le point de saisir la cour d’appel de Paris».

10h05: Selon RTL, Maitre Jean Paillot, l'avocat des parents de Vincent Lambert, a annoncé avoir saisi la justice pour demander l'arrêt de la sédation.

"C'est une honte, un scandale absolu, ils n'ont même pas pu embrasser leur fils", a-t-il déclaré à nos confrères. La décision du tribunal de Paris devrait être rendue dans la journée.

09h30: L’arrêt des soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, a débuté lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris auprès de l’avocat des parents et de source familiale.

«C’est une honte, un scandale absolu, ils n’ont même pas pu embrasser leur fils», a réagi auprès de l’AFP Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé lundi matin à l’hôpital Sébastopol sur décision du médecin Vincent Sanchez.

Cet homme de 42 ans est hospitalisé à Reims dans un état végétatif depuis son accident de voiture en 2008. Le 11 mai dernier, son médecin a annoncé à sa famille l'arrêt programmé des traitements pour cette semaine. Au nom du secret médical, le jour et l'heure de l'arrêt des traitements ne seront connus que des proches de Vincent Lambert.

Mais cette décision va à l'encontre d'une partie de la famille de l'infirmier, en particulier ses parents, qui se battent depuis six ans devant les juridictions nationales et internationales pour empêcher la mise en oeuvre de ce protocole de fin de vie.

06h43: L'arrêt des soins de Vincent Lambert est programmé pour cette semaine. Selon la procédure, les médecins devraient d'abord commencer par endormir leur patient. Ils devraient ensuite arrêter de l'alimenter et de l'hydrater mais il ne ressentira ni la sensation de faim, ni de soif.

Cet homme de 42 ans est hospitalisé à Reims dans un état végétatif depuis son accident de voiture en 2008. Le 11 mai dernier, son médecin a annoncé à sa famille l'arrêt programmé des traitements pour cette semaine. Au nom du secret médical, le jour et l'heure de l'arrêt des traitements ne seront connus que des proches de Vincent Lambert. Mais cette décision va à l'encontre d'une partie de la famille de l'infirmier, en particulier ses parents, qui se battent depuis six ans devant les juridictions nationales et internationales pour empêcher la mise en oeuvre de ce protocole de fin de vie.

Environ 150 personnes étaient rassemblées dimanche après-midi devant le CHU de Reims pour protester contre l'arrêt des traitements - programmé à partir de lundi - de ce patient en état végétatif depuis dix ans.

"Je suis Vincent Lambert", "Vincent Lambert n'est pas en fin de vie, nourrissez Vincent Lambert", "ne laissez pas Vincent mourir de faim", pouvait-on lire sur les pancartes de ce rassemblement à l'appel des parents de Vincent Lambert, Pierre, 90 ans, et Viviane, 73 ans, fervents catholiques, avec l'association "Je soutiens Vincent".

Vers 15h30, les parents de Vincent sont arrivés sous la pluie et sous les applaudissements. "Vincent n'est pas en fin de vie. Il a des réactions. J'ai des vidéos. Je les montrerai. Vincent est enfermé à clef dans le couloir de la mort. Vincent doit vivre", a déclaré Viviane Lambert.

"C'est une euthanasie déguisée. Je garde espoir. On va se battre", a-t-elle ajouté, un bouquet de muguet dans les mains, qu'elle allait ensuite déposer dans la chambre de son fils. Les parents de Vincent se sont ensuite dirigés vers une autre entrée de l'hôpital, entourés de la foule aux cris de "la vie pour Vincent !".

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Premtalika
22/mai/2019 - 16h02
Harriet a écrit :

Le souci c'est que le cas de V. Lambert ne rentre pas dans le cadre de la loi Claeys-Leonetti : il n'est pas en fin de vie et l'euthanasie "active" étant interdite en France il n'y a d'autre solution que de cesser de l'alimenter/hydrater qui, bien que sous sédation profonde, peut sembler barbare dans la mesure où l'agonie peut prendre plusieurs jours, voire semaines .... 

Dans la majorité des cas, familles et corps médical agissent de conserve dans l'intérêt du patient, sauf qu'ici pour des questions d'éthique et de religion V. Lambert est devenu la parangon de la vie à tout prix , bien malgré lui ! :~

Il faudrait qu'à l'instar des Pays-bas, Luxembourg et Belgique, la France se penche sur le droit à l'euthanasie en fixant un cadre précis afin qu'un individu qui n'aurait pas voulu de cette "vie" ,ne soit plus pris en... "otage médiatique" ...

La loi Léonetti n'a jamais été votée pour les patients en fin de vie, personne n'a jamais prétendu que Vincent Lambert était en fin de vie, là n'est pas la question. La loi Leonetti a été votée après que Marie Imbert a essayé de tuer son fils aux barbituriques et après que le Docteur Chaussoy a fini le travail en injectant du chlorure de potassium et du penthotal pour provoquer un arrêt cardiaque (même molécule que la peine de mort aux USA)  sur le dénommé Vincent (encore un) Imbert, 25 ans, tétraplégique et aveugle après un accident, pas du tout en fin de vie, qui n'arrêtait pas de demander à mourir et qui avait écrit à Jacques Chirac alors président de la République pour qu'on mette fin à sa vie horrible. Le meurtre a été avoué face caméra du monde entier par la mère et le médecin mais a fini en non-lieu et il n'y a pas eu de procès, pourtant réclamé par la mère meurtrière qui souhaitait être jugée, dans le seul but d'éviter un acquittement aux assises qui aurait fait immanquablement jurisprudence sur l'euthanasie, ce que le législateur de l'époque ne voulait pas. On a donc fait la loi Léonetti à la place....un truc tiède fait par un médecin pour les médecins et même pas applicable....La seule question qui vaille c'est "quid des souhaits que Vincent Lambert a exprimé du temps de sa conscience ?" On se torche avec parce que les parents le demande ? 

Portrait de Premtalika
22/mai/2019 - 15h03
HomoloGay a écrit :

Pour être clair, je suis pour l'arrêt des soins à partir du moment où le patient l'a exprimé quand il était en état de le faire. Maintenant, ce n'est pas parce que j'ai cette conviction qu'elle est vérité absolue. Deux choses me gênent énormément dans les posts ci-dessous :

1. Qui paie ? Il est évident que la solidarité nationale doit s'appliquer et que si une question ne doit pas se poser, c'est celle-ci.

2. Les jugements continus sur les parents. Nous avons des convictions. Il ont aussi le droit d'avoir les leur. Je ne les partage pas, bien entendu. Mais ayons un peu de bienveillance envers eux qui vivent un drame.

Les parents se torchent des souhaits que leur fils avait exprimé du temps de sa conscience. Il ne lui accorde donc pas la souveraineté de lui même sur lui même. 

Les parents se torchent qu'il est un majeur protégé et qu'à ce titre il faut l'autorisation du tuteur légal avant de balancer des vidéos de lui légume sur les réseaux pour manipuler les foules. 

Les parents contestent l'avis de trois expertises médicales indépendantes 100 % unanime sur le fait que Vincent n'a plus conscience de lui et balancent des vidéos en ligne avec pour titre Vincent pleure à l'annonce de sa mort programmée. 

Les parents se torchent qu'il est un majeur protégé et qu'il faut l'autorisation de son tuteur légal pour tout changement de lieu d'hospitalisation et tente de passer outre en manipulant les foules par ce genre de déclaration qu'ils savent ne pas relever de leur sphère de décision. 

Vous voyez quoi de respectable là dedans ?

Portrait de momo71
22/mai/2019 - 11h27

Je plaints son Épouse, finalement c'est Elle qu'on torture moralement et physiquement , c'est horrible. Comment résiste t'elle ??? et de plus on l'oblige à faire et régler toute la partie administrative. Ces parents sont des monstres.

Portrait de nina83
22/mai/2019 - 08h11

Au fait j'ai une question dont les médias ne parlent jamais : qui paie la facture depuis plus de 10 ans ???? car là je vois que les parents "veulent" que le fils change d'hôpital (simplement pour que la procédure reparte à 0, personne n'est dupe) et j'aimerais bien savoir combien ça coûte, et à qui ?

Portrait de Harriet
22/mai/2019 - 08h10

Le souci c'est que le cas de V. Lambert ne rentre pas dans le cadre de la loi Claeys-Leonetti : il n'est pas en fin de vie et l'euthanasie "active" étant interdite en France il n'y a d'autre solution que de cesser de l'alimenter/hydrater qui, bien que sous sédation profonde, peut sembler barbare dans la mesure où l'agonie peut prendre plusieurs jours, voire semaines .... 

Dans la majorité des cas, familles et corps médical agissent de conserve dans l'intérêt du patient, sauf qu'ici pour des questions d'éthique et de religion V. Lambert est devenu la parangon de la vie à tout prix , bien malgré lui ! smiley

Il faudrait qu'à l'instar des Pays-bas, Luxembourg et Belgique, la France se penche sur le droit à l'euthanasie en fixant un cadre précis afin qu'un individu qui n'aurait pas voulu de cette "vie" ,ne soit plus pris en... "otage médiatique" ...

Portrait de Cl
22/mai/2019 - 07h30

Je peux comprendre les parents leur fils est toujours là !!! 

Mais ce n'est pas possible que ça dure encore 10 ans de plus ! 

C'est de la folie !!!  Il faut être réaliste !!!! 

Qui paie ? c'est nous !!!!!! 

Dans ce cas , la famille n'a qu'à s'en occuper à leur domicile ou bien le mettre dans une Ehpad et payer comme chaque citoyen fait 

 

 

Portrait de axl59
21/mai/2019 - 23h04
Sibony a écrit :

Peut-être qu'en changeant de traitement il va se réveiller ! Un ami, à cause d'un traitement, s'est vu diagnostiquer un Alzheimer virulent. Il était dans un fauteuil roulant, bavant, avec une famille se déchirant : sa femme voulait qu'il reste en vie, et les enfants voulaient une fin de vie. En changeant de docteur au bout de 2 ans, il a changé de traitement et aujourd'hui il monte les 2 étages, parle, a repris une partie de sa mémoire (il a 75 ans). Comme quoi, soyons modestes : les docteurs n'ont pas toutes les vérités... On a diagnostiqué un Alzheimer chez ma mère, elle faisait des AVC... et était sous anticoagulants... Bravo la médecine ! 

Mais biensûr les médecins sont des c*ns, Vincent va se relever et faire un 100m avec Michael Schumacher.

Portrait de Jacques K.
21/mai/2019 - 22h35
loui quatorz a écrit :

est ce qu on a demandé son avis au principal interessé

Oui, d'après le Tribunal de Chalons le 31/01 dernier: "la volonté de Vincent Lambert de ne pas être maintenu en vie, dans l'hypothèse où il se trouverait dans l'état qui est le sien depuis dix ans est établie"

Portrait de Lenzo1
21/mai/2019 - 21h17 - depuis l'application mobile

La médecine a aussi ses limites pourquoi cette mère égoïste ne le reprend pas chez elle ........ vivre comme une plante c’est horrible 11 années que ça dure on fait pas ça avec des animaux............

Portrait de Merci
21/mai/2019 - 20h45
Sibony a écrit :

Peut-être qu'en changeant de traitement il va se réveiller ! Un ami, à cause d'un traitement, s'est vu diagnostiquer un Alzheimer virulent. Il était dans un fauteuil roulant, bavant, avec une famille se déchirant : sa femme voulait qu'il reste en vie, et les enfants voulaient une fin de vie. En changeant de docteur au bout de 2 ans, il a changé de traitement et aujourd'hui il monte les 2 étages, parle, a repris une partie de sa mémoire (il a 75 ans). Comme quoi, soyons modestes : les docteurs n'ont pas toutes les vérités... On a diagnostiqué un Alzheimer chez ma mère, elle faisait des AVC... et était sous anticoagulants... Bravo la médecine ! 

Merci!

Portrait de Gaston Pourquier
21/mai/2019 - 19h34

J'aimerai pas me faire assassiner par des médécins dans un hospital !

Portrait de nataflo1
21/mai/2019 - 18h31

La remontada???? Quelle horreur..... je plains l'équipe soignante qui doit prendre en charge chaque jour Vincent sous le regard inquisiteur de cette mère

Portrait de Coo68
21/mai/2019 - 17h18

Pourquoi sa famille ne le prends pas chez eux vu qu il a pas d appareil important  au moins il sera mieux entouré de sa famille  

Portrait de Bourricot
21/mai/2019 - 16h24
MonaLou03 a écrit :

Kakadu, merci pour votre message, plein de bon sens. Qui sommes nous pour prendre parti, juger. La situation est tellement douloureuse, n'en rajoutons pas, laissons tous ses proches (famille, femme, enfants) dans leur combat avec la justice, sans s'en mêler.

On voudrait bien ne pas s'en mêler de cette triste affaire, mais cette vieille bigotte qu'est la mère de Vincent Lambert l'étale sur la voie publique, fait intervenir les avocats,  la presse, les curés, les gens aussi cathos qu'elle, alors on est un un peu obligés de participer à "l'insu de notre plein gré"  à ce drame qui devient de plus en plus sordide.

Quand on entend les avocats de cette bonne femme parler de "remontada", c'est écoeurant,  la vie de ce pauvre garçon n'est pas une partie de foot, ça devient du grand n'importe quoi et en plus qui paye tout ça ?

Je n'ai pas particulièrement d'opinion sur le maintien ou la "mort" de ce malheureux, mais ce que je sais c'est que j'en ai ras le bol d'entendre tous les jours parler de cette affaire qui, il me semble, est une affaire privée et ne devrait pas prendre les français en otage.smiley

Portrait de A.Thomas
21/mai/2019 - 16h19
A.Thomas a écrit :

Les dommages collatéraux des religions . La mère s'acharne comme une possédée pour maintenir en "vie" ce pauvre gars. Pas de quoi être surpris quand on sait qu'elle est adepte d'une religion qui glorifie un type comme Abraham ,prêt à trucider son môme au couteau ,parce que "son dieu" l'a demandé.Et toutes les grenouilles de bénitiers fanatiques applaudissent en criant victoire.

7000 euros par jour et pendant ce temps un enfant meurt dans le  monde toutes les 5 secondes.

Alors la mère!! Même et surtout en étant croyante t,u penses pas qu'il y a mieux à faire ?

Et voilà le Vatican qui s'en mêle !! Quelle bande d'illuminés. Étonnant que le bon cardinal Barbarin n’ait pas encore donné son avis..Le pape peut l'accueillir à ses frais dans une annexe de Castel Gandolfo. Il y a de la place .

Portrait de A.Thomas
21/mai/2019 - 15h29
seb2746 a écrit :

Après on va nous dire qu'il y a eu séparation de l'église et du pouvoir...

Demain un musulman extrémiste va demandé d'avoir QUE des femmes pour gérer sa femme à l’hôpital et on va l'accepté ? idem pour les tarés témoins de jéhova qui refusent les transfusions, on va OBEIR ?...

Les dommages collatéraux des religions . La mère s'acharne comme une possédée pour maintenir en "vie" ce pauvre gars. Pas de quoi être surpris quand on sait qu'elle est adepte d'une religion qui glorifie un type comme Abraham ,prêt à trucider son môme au couteau ,parce que "son dieu" l'a demandé.Et toutes les grenouilles de bénitiers fanatiques applaudissent en criant victoire.

7000 euros par jour et pendant ce temps un enfant meurt dans le  monde toutes les 5 secondes.

Alors la mère!! Même et surtout en étant croyante t,u penses pas qu'il y a mieux à faire ?

Portrait de Lenzo1
21/mai/2019 - 15h03 - depuis l'application mobile

Une mère immonde elle me dégoûte madame veut tout décider elle n’a pas de respect c’est une Égoïste.....

Portrait de Lenzo1
21/mai/2019 - 15h00 - depuis l'application mobile

La mère s'acharne comme une possédée pour maintenir en "vie" ce pauvre gars. C’est une mère indigne égoïste elle voudrait vivre de cette façon ......et sa femme n’a rien à dire elle subit les souhaits d’une mère possède par son religion

Portrait de Lenzo1
21/mai/2019 - 14h58 - depuis l'application mobile

La mère s'acharne comme une possédée pour maintenir en "vie" ce pauvre gars. Honteux cette mère elle voudrais vivre de cette façon c’est un égoïste et sa propre femme qui vie un enfer depuis 11 ans

Portrait de Lenzo1
21/mai/2019 - 14h56 - depuis l'application mobile

La mère s'acharne comme une possédée pour maintenir en "vie" ce pauvre gars.honte a cette mère indigne !!! et sa femme n’a rien dire Honteux honteux

Portrait de justicepointzero
21/mai/2019 - 14h56
Materlaliste a écrit :
Marre des handicapés ! qu'il meurre enfin et serve d'exemple

nous ne sommes d'accord que sur un point dieu n'existe pas !!

par contre comment pouvez vous dire marre des handicapés???

ET EN PLUS SOUHAITER LEURS MORTS !!!

VOUS SEREZ PEUT ÊTRE UN JOUR VOUS MÊME UN HANDICAPE !!!

VOUS CONNAISSEZ L'AVENIR?? FRANCHEMENT VOTRE COMMENTAIRE EST A GERBER smiley

Portrait de Citoyen87
21/mai/2019 - 14h45

Transfert en ambulance aux frais de la sécu je suppose, comme tous les soins inutiles ? 

Portrait de A.Thomas
21/mai/2019 - 14h42

Les dommages collatéraux des religions . La mère s'acharne comme une possédée pour maintenir en "vie" ce pauvre gars. Pas de quoi être surpris quand on sait qu'elle est adepte d'une religion qui glorifie un type comme Abraham ,prêt à trucider son môme au couteau ,parce que "son dieu" l'a demandé.Et toutes les grenouilles de bénitiers fanatiques applaudissent en criant victoire.

7000 euros par jour et pendant ce temps un enfant meurt dans le  monde toutes les 5 secondes.

Alors la mère!! Même et surtout en étant croyante t,u penses pas qu'il y a mieux à faire ?

Portrait de Materlaliste
21/mai/2019 - 14h32
seb2746 a écrit :

un peu + de 7 000 euros, entièrement payé par la sécu et la mutuelle...

Les parents depuis le début ne payent QUE les avocats, via des cagnottes pro-catho-extremiste...

Dieu n'existe pas et les handicapé.ées nous coutent trés cher à tou.s.tes. Que ceux.elles qui peuvent etre utiles à la société travaillent
Portrait de justicepointzero
21/mai/2019 - 14h13

MONDE DE FOU !!! COMPLÉTEMENT A LA DÉRIVE !!!

ECOEURANT TOUT SE BARRE EN COUILLE !!!

Portrait de seb2746
21/mai/2019 - 14h07
isidore75 a écrit :
Et ça coûte combien par jour ?

un peu + de 7 000 euros, entièrement payé par la sécu et la mutuelle...

Les parents depuis le début ne payent QUE les avocats, via des cagnottes pro-catho-extremiste...

Portrait de MonaLou03
21/mai/2019 - 13h17
Kakadu a écrit :

C'est différent. Le fils de Marie Humbert pouvait communiquer et donc il disait à sa mère qu'elle devait tout faire pour que ses souffrances s'arrêtent. Mais dans le cas de Vincent Lambert, il ne peut plus s'exprimer. On ne peut pas juger ce que les parents ressentent. C'est au delà de la raison. Il est facile de dire qu'ils ne devraient pas s'acharner. Je trouve quand même que d'arrêter de le nourrir et l'hydrater est une manière horrible de le faire mourir. Il est facile de penser lorsqu'on n'est pas impacté. Je ne souhaite vraiment cette situation à personne. 

Kakadu, merci pour votre message, plein de bon sens. Qui sommes nous pour prendre parti, juger. La situation est tellement douloureuse, n'en rajoutons pas, laissons tous ses proches (famille, femme, enfants) dans leur combat avec la justice, sans s'en mêler.

Portrait de ange ou démon
21/mai/2019 - 13h16
Guimsmy a écrit :

Que c'est moche !

Les parents devraient respecter les volontés de leur fils, plutôt que de se pavaner à la télé !

Ils devraient avoir honte ! Quel égoïsme ! 

Ils aiment la caméra..........................................

Portrait de seb2746
21/mai/2019 - 13h00

Après on va nous dire qu'il y a eu séparation de l'église et du pouvoir...

Demain un musulman extrémiste va demandé d'avoir QUE des femmes pour gérer sa femme à l’hôpital et on va l'accepté ? idem pour les tarés témoins de jéhova qui refusent les transfusions, on va OBEIR ?...

Portrait de Guimsmy
21/mai/2019 - 11h57
Harriet a écrit :

Tout à fait !

Vincent Humbert pouvait encore témoigner de son envie d'en terminer, tout comme J-D Bauby a écrit ("Le scaphandre et le papillon")  la souffrance d'être enfermé dans un corps devenu inerte ...

Mais est-ce que parce que Vincent Lambert ne peut pas s'exprimer , il doit être condamné à cet état végétatif ? Des pontes en médecine se sont penchés sur son cas et leurs conclusions ne sont pas anodines : ses lésions sont irréversibles ...

Je ne dis pas que la décision est facile à prendre mais pourtant nous sommes tous susceptibles d'y être confrontée un jour ... Et comme le fait d'avoir évoqué verbalement la volonté de ne pas survivre dans ces conditions ne suffit pas , il faut (comme le préconisait @Polska hier) que nous formulions tous , par écrit, notre position en pareil cas ...  

 

Vincent avait fait part à sa femme, entre autres, avant ce malheureux accident, qu'il refusait d'être maintenu dans un tel état si un jour ça arrivait. On connaît la suite... l'acharnement de parents égoïstes !