21/05 16:25

Les avocats des parents de Vincent Lambert vont demander son transfert vers un autre hôpital dans une unité spécialisée

16h23: Après la décision surprise de la cour d’appel de Paris et la reprise des traitements de Vincent Lambert, l’audience prévue jeudi au Conseil d’État, pour statuer sur la demande des parents de cet homme tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans, a été annulée.

« L’audience prévue jeudi 23 mai dans le cadre de l’affaire dite +Vincent Lambert+ est annulée en raison du désistement des parties », a indiqué le Conseil d’État dans un communiqué mardi.

Les parents de Vincent Lambert avaient demandé à la plus haute juridiction administrative d’annuler l’ordonnance du 15 mai 2019.

Ils souhaitaient que « soit ordonné au gouvernement français, au Dr Vincent Sanchez et au centre hospitalier universitaire de Reims » de suspendre l’interruption des soins dans l’attente de l’examen d’une plainte déposée devant le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH).

Pierre et Viviane Lambert réclamaient également que soient maintenues « l’alimentation et l’hydratation » de leur fils.

Lundi soir, contre toute attente, la cour d’appel de Paris a ordonné à « l’État français (…) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation » de M. Lambert.

Le CDPH, comité de l’ONU, avait demandé à la France de surseoir à l’arrêt des traitements dans l’attente d’un examen du dossier sur le fond, mais la France considérait cette préconisation « dépourvue de caractère contraignant », mettant en avant le « droit du patient à ne pas subir d’obstination déraisonnable ».

Les traitements de Vincent Lambert ont donc repris mardi, et sa « sédation continue » a été arrêtée.

16h09:  le Vatican réclame "des solutions efficaces pour protéger sa vie". " Nous souhaitons donc que des solutions efficaces puissent être trouvées le plus rapidement possible pour protéger la vie de M. Lambert », indique un communiqué du Vatican signé par le cardinal Kevin Farrell, chef du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie et Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie.

12h55: Les avocats des parents de Vincent Lambert vont demander son transfert vers un autre hôpital dans une unité spécialisée. Selon BFMTV, les parents de Vincent Lambert souhaitent que leur fils soit traité dans une unité pour patients handicapés.

Hier soir, la Cour d'appel de Paris a ordonné une reprise immédiate des traitements de Vincent Lambert, validant ainsi le recours des parents.

10h52: Lundi, Benoît Hamon avait souhaité un débat «sobre» et «sérieux» sur la fin de vie, rappelant son engagement pour le «suicide assisté».

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume s’est quant à lui déclaré sur franceinfo favorable à ce que la question de la fin de vie fasse partie des révisions des lois bioéthique.

10h42: Nathalie Loiseau (LREM) et Jordan Bardella (RN) la trouvent «équilibrée» tandis que François-Xavier Bellamy s’est «étonné» des demandes de réécriture de la loi, s’inquiétant de personnes qui «utilisent» l’affaire pour promouvoir l’euthanasie.

Pour Manon Aubry (LFI), le cas de Vincent Lambert «montre aussi les limites de la loi actuelle».

«Je pense qu’il faut aller plus loin, a déclaré la candidate sur France 2, évoquant le cas de la Belgique et du Luxembourg «qui ont constitutionnalisé le droit à une fin de vie digne».

10h34: De son côté, François-Xavier Bellamy s’est dit «heureux» que le président soit intervenu, regrettant toutefois que sa déclaration ne se fasse pas sur le fond du dossier.

«Je n’ai pas à m’immiscer dans la décision de soin et de droit qui a été prise dans le cas de Vincent Lambert», avait réagi le chef de l’Etat lundi, se disant «profondément touché» par la situation de Vincent Lambert.

10h17: «Qui suis-je pour juger ?», a questionné sur BFMTV Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité.

Elle a également attaqué M. Bellamy qui avait demandé dès dimanche une prise de parole d’Emmanuel Macron sur le sujet, aussi souhaitée par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

«De quoi se mêle M. Bellamy ? Je trouve ça choquant», a-t-elle lancé, déclarant trouver «indécent de se livrer à la moindre récupération politicienne sur une tragédie familiale».

10h12: La classe politique reste divisée mardi sur le cas de Vincent Lambert, dont la reprise des traitements a été ordonnée lundi soir par la cour d’appel de Paris, alors que leur arrêt avait commencé dans la matinée.

«Je suis effectivement heureux de cette décision», a commenté mardi sur Europe 1 François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux européennes, au sujet de la reprise des traitements, considérant que c’est la «question de notre relation à la dépendance» qui est en jeu dans cette affaire.

06h37 : Les avocats des parents de Vincent Lambert sont attendus mardi matin au centre hospitalier de Reims pour vérifier la reprise, au moins provisoire, des traitements de ce tétraplégique en état végétatif depuis dix ans, ordonnée, à la surprise générale, par la cour d'appel de Paris.

Cet énième coup de théâtre, intervenu lundi soir dans une affaire qui a déjà connu de nombreux rebondissements judiciaires depuis 2013 et en connaîtra probablement d'autres, a été fêté par la mère de Vincent Lambert, Viviane, qui a salué auprès de l'AFP "une très grande victoire", tandis que son neveu François, favorable à l'arrêt des traitements, a dénoncé du "sadisme pur".

La nouvelle est tombée en pleine marche parisienne réunissant plusieurs centaines de personnes réclamant "la vie pour Vincent".

Une énorme clameur a retenti quand l'un des deux avocats des parents, Me Jérôme Triomphe, a lancé à la foule, en apprenant leur victoire par téléphone: "On a gagné ! C'est la remontada !" "Jérôme Triomphe et moi-même irons dès demain matin à Reims pour nous assurer que l'alimentation et l'hydratation seront effectivement reprises", a ajouté son collègue, Me Jean Paillot, soulignant qu'il ne s'agissait que d'une" décision provisoire" d'une "durée de six mois, permettant au comité de l'ONU d'étudier le dossier".

De fait, la cour d'appel de Paris a "ordonné à l’Etat français (...) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation" de Vincent Lambert, selon la décision consultée par l'AFP. Le CDPH, comité de l'ONU, avait demandé à la France de surseoir à l'arrêt des traitements dans l'attente d'un examen du dossier sur le fond, mais la France considérait que la suspension de l'arrêt des traitements préconisée par le CIDPH "est dépourvue de caractère contraignant", mettant en avant le "droit du patient à ne pas subir d'obstination déraisonnable".

Le CHRU de Reims avait déjà lancé puis stoppé deux procédures d'arrêt des soins, l'une portée par le docteur Eric Kariger en 2013, l'autre par son successeur, le docteur Daniéla Simon en 2015.

La nouvelle interruption des traitements, couplée à la mise en oeuvre d'une "sédation profonde et continue", avait débuté lundi matin, conformément à une décision médicale signée par le docteur Vincent Sanchez en avril 2018, soutenue par une partie de la famille dont son épouse Rachel Lambert et validée par le Conseil d'Etat fin avril. Jusqu'à présent, tous les ultimes recours déposés par les avocats des parents -Cour européenne des droits de l'Homme, tribunal administratif- avaient échoué.

Et le président Emmanuel Macron, à qui ils avaient écrit samedi pour l'implorer d'intervenir, avait répondu lundi qu'il ne lui "appartenait pas de suspendre" l'arrêt des traitements, décidé, "en conformité avec nos lois", à quelques jours des élections européennes.

La famille est coupée en deux camps, d'un côté autour de ses parents, fervents catholiques opposés à l'arrêt des traitements, de l'autre autour de son épouse Rachel et son neveu François, qui entendent mettre fin à cet "acharnement thérapeutique" et affirment que l'ex-infirmier avait pris position contre tout acharnement thérapeutique. Vincent Lambert n'a pas laissé de directive anticipée écrite.

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Lundi 20 mai

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22h55 : La cour d'appel de Paris, saisie par les parents de Vincent Lambert, a donc ordonné ce soir le rétablissement des traitements visant à le maintenir en vie, interrompus depuis ce matin, jusqu'à ce qu'un comité de l'ONU se prononce sur le fond de son dossier.

La cour "ordonne à l'Etat français (...) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l'alimentation et l'hydratation" de Vincent Lambert, selon la décision consultée par l'AFP.

22h50: Incroyable rebondissement:  La cour d'appel de Paris ordonne ce soir la reprise de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert.

La cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des traitements de Vincent Lambert, ce  soir, alors que ceux-ci avaient déjà commencé dans la matinée. "On a gagné !", s'est exclamé Jean Paillot, l'avocat de ses parents sur BFMTV.

"L'alimentation et l'hydratation de Vincent doivent être reprises sans délais. C'est une extraordinaire victoire qui confirme ce que nous disions : la France est obligée d'appliquer les dispositions de la convention. C'est une grande victoire ! Et ce n'est qu'une première des victoires. C'est la remontada !", a-t-il poursuivi.

17h21: Emmanuel Macron estime sur les réseaux sociaux qu'il ne lui "appartient pas de suspendre" l'arrêt des traitements.

Le Président de la République écrit:

Comme chacun d'entre vous, je suis profondément touché par la situation de Vincent Lambert.
Comme citoyen, j'ai suivi son accident en 2008, et sa situation depuis plus de 10 ans.
Comme homme, comme tous les Français, je me suis interrogé pour moi, pour mes proches. Sur cette question, qui touche à la part intime de chacun, il n’y a aucune réponse simple ou univoque. Seulement des incertitudes et des déchirements, qui ont traversé la famille de Vincent Lambert et traversent tant de familles de France. Et la volonté de respecter la dignité de toute vie humaine.

Aujourd'hui, comme Président de la République, il ne m’appartient pas de suspendre une décision qui relève de l'appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois.
Mais il m'appartient d'entendre l'émotion suscitée, et de vous répondre.

Vincent Lambert a été victime d'un accident de la route le 29 septembre 2008, il y a plus de 10 ans.
Toutes les expertises médicales ont conclu au caractère irréversible de son état. La décision d'arrêter les soins a été prise au terme d'un dialogue permanent entre ses médecins et sa femme, qui est sa tutrice légale. Elle l’a été, en application de notre législation qui permet de suspendre les soins en cas d'obstination déraisonnable - ce qui, selon les différentes équipes médicales, est le cas de Vincent Lambert.

Derrière les déchirements, j'entends une angoisse : celle qu’en France, on puisse décider de manière arbitraire de la mort d'un citoyen. C'est précisément parce que ce n’est pas le cas, parce qu'il n'y a pas, dans notre pays, de place pour l’arbitraire, que je n'ai pas à m’immiscer dans la décision de soin et de droit qui a été prise dans le cas de Vincent Lambert. Juste à réaffirmer les principes fondamentaux qui tiennent notre Nation et prévalent sur toute autre considération : le combat pour la vie, le respect de la mort, la protection de chacun.

Nous devons aujourd’hui une chose à Vincent Lambert et à sa famille : le respect de leur intimité et de leur douleur.

15h23: En retrait jusque-là, la classe politique s'est saisie lundi de l'affaire Vincent Lambert, alors que la question de l'arrêt des soins au patient exacerbe le débat sur l'acharnement thérapeutique, et relance au passage le clivage gauche-droite.

"Il n'y a aucune vie indigne d'être vécue", a déclaré sur France inter la tête de liste LR aux européennes François-Xavier Bellamy.

"Ce qui se joue aujourd'hui, c'est le regard que nous portons sur la dépendance", a estimé le candidat, appelant à ce que Emmanuel Macron s'exprime sur le sujet.

Bras de fer judiciaire depuis plusieurs années entre différents membres de la famille, l'arrêt des soins à cet ancien infirmier psychiatrique victime d'un accident de la route en 2008 a débuté lundi, après avoir été validé par le Conseil d'Etat fin avril.

"C'est une décision de justice qui condamne en réalité à la mort (…) alors même qu'on n'est pas dans le cas d'un acharnement thérapeutique", a dénoncé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, souhaitant elle aussi une prise de parole du président de la République sur le sujet.

Emmanuel Macron ne peut "pas aller à l'encontre de décisions de justice. Il peut simplement donner sa grâce à un condamné, ce qui est très différent de ce que les parents de Vincent Lambert demandent", a répondu dès dimanche Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité.

Les parents, qui ont de nouveau saisi lundi la Cour européenne des droits de l'Homme, ainsi qu'un frère et une sœur, s'opposent à l'arrêt des soins. L'épouse de Vincent Lambert, son neveu et cinq frères et sœurs veulent en revanche qu'on mette fin à ce qu'ils considèrent être un "acharnement thérapeutique".

La procédure d'arrêt des soins est permise par la loi Claeys-Leonetti de 2016 qui, tout en interdisant l'euthanasie et le suicide assisté, permet la suspension des traitements lorsqu'ils "apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie".

"Je suis étonné qu'on revendique désormais de nouveau l'écriture d'une nouvelle loi alors que cette loi Leonetti, il faut qu'elle puisse produire ses effets", estime François-Xavier Bellamy, s'inquiétant de personnes qui "utilisent" l'affaire pour "faire la promotion de leurs revendications politiques en faveur de l'euthanasie".

Même réaction de Nicolas Dupont-Aignan (DLF) qui s'est dit "choqué que certains militants favorables à l'euthanasie fassent de Vincent Lambert un étendard".

Alors que toutes les personnalités politiques interrogées ont fait part de la complexité de l'affaire, un "drame", leurs positionnements sur le sujet exacerbent le clivage gauche-droite.

"Je pense qu'il faut faire confiance aux médecins, il faut faire confiance à la justice de notre pays, il faut faire confiance aux institutions européennes, donc arrêter le traitement", a déclaré Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique.

La tête de liste LFI Manon Aubry s'est aussi rangée derrière les décisions de justice.

"Au-delà du cas de Vincent Lambert, il faudrait qu'on puisse se pencher sobrement et sérieusement sur la fin de vie", a de son côté estimé Benoît Hamon, qui s'est dit favorable au "suicide assisté".

La tête de liste EELV Yannick Jadot a, lui, renvoyé à la loi belge qui prévoit que la décision revient au conjoint puis aux enfants adultes s'il y en a et enfin aux parents, en cas d'absence de directives anticipées.

"Quelqu'un qui est marié n'appartient plus à ses parents. Une personne adulte, quand elle est mariée appartient à la famille qu'elle a créée. C'est à sa femme de parler", a abondé le vétéran écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien de M. Macron.

Jordan Bardella (RN) a dit préférer que soit pris en compte l'avis des parents.

Quant à la majorité, elle a surtout exprimé son malaise. Le secrétaire d'Etat Gabriel Attal s'est dit "très mal à l'aise face à cette affaire politique qu'on tire à partir d'un cas particulier, d'une affaire familiale qui est extrêmement douloureuse et difficile."

14h21: La Société française de soins palliatifs a déploré ce matin que l'interruption des traitements de Vincent Lambert «fasse l'objet de déclarations catégoriques» au service de «causes opposées», au détriment de la sérénité de l'équipe médicale et de ses proches.

«Chaque situation est singulière, chaque décision est prise en appréciant les éléments uniques et personnels qui caractérisent l'état de santé d'un patient», peut-on lire dans un communiqué de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap). Et d'ajouter: «Comme l'a clairement rappelé le Conseil d'Etat, il ne faut en aucun cas tirer des enseignements généraux de la situation de M. Vincent Lambert sur l'ensemble des patients cérébro-lésés».

Avant de poursuivre: «Les Français doivent être rassurés sur le fait qu'un arrêt des traitements de maintien en vie ne signifie nullement un arrêt des soins, bien au contraire. (...) Un arrêt des traitements de maintien en vie est suivi d'une intensification des soins avec une attention particulière portée au confort du patient pour lutter contre la souffrance».

14h01: Les parents de Vincent Lambert ont saisi la Cour européenne des droits de l'Homme selon une procédure d'urgence pour demander le maintien des soins prodigués à leur fils, rapporte France Info. Et d'ajouter que le Conseil d'Etat annonce également avoir été saisi.

10h56: Ce que l'on sait ce matin

L’arrêt des soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, a débuté lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris auprès de l’avocat des parents et de source familiale.

Les médecins vont arrêter la nutrition et l’hydratation artificielles qui sont prodiguées à Vincent Lambert, tout en mettant en oeuvre une «sédation profonde et continue» jusqu’à sa mort. Cette procédure est encadrée par la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui interdit l’euthanasie et le suicide assisté mais autorise l’arrêt des traitements en cas «d’obstination déraisonnable». Selon cette loi, les traitements peuvent être «suspendus» lorsqu’ils «apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu’ils n’ont d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie». La décision doit être prise par les médecins de façon «collégiale».

Dans le cas de personnes qui ne peuvent pas exprimer leur volonté, comme Vincent Lambert, la «sédation profonde et continue jusqu’au décès» est «une mesure de précaution» pour être sûr «que le patient ne souffre pas», selon des recommandations publiées l’an dernier par la Haute autorité de santé (HAS). Pour la sédation, on utilise le midazolam en voie intraveineuse. Ce médicament de la famille des benzodiazépines est puissant et son action rapide. Avec l’arrêt simultané de l’hydratation et de l’alimentation, la mort survient aux alentours d’une semaine, explique à l’AFP le Dr Bernard Devalois, spécialiste des soins palliatifs à la maison de santé protestante de Bordeaux Bagatelle.

«C’est une honte,l’interruption des traitements un scandale absolu, ils n’ont même pas pu embrasser leur fils», a réagi auprès de l’AFP Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé lundi matin à l’hôpital Sébastopol sur décision du médecin Vincent Sanchez.

«C’est des monstres ! Des monstres ! C’est des nazis !», a lancé en larmes depuis une voiture Viviane Lambert, la mère de Vincent, en passant devant le CHU de Reims.

Le Dr Sanchez «en violation de tous ses devoirs et de ce qu’il avait laissé croire, vient d’annoncer à la famille qu’il avait initié le processus de mort sans préavis, sans tenir compte des recours, sans tenir compte des mesures provisoires. (...). Le coup de force continue. Il est encore temps d’arrêter cette folie», ont également affirmé dans un communiqué Me Paillot et Me Jérôme Triomphe, autre avocat des parents.

«L’arrêt des traitements» et «la sédation profonde et continue» ont été «initiés ce matin», a écrit le Dr Sanchez, chef de service des soins palliatifs, dans un mail à la famille dont l’AFP a obtenu copie. «Dans cette période douloureuse, j’espère pour Monsieur Vincent Lambert que chacun saura ouvrir une parenthèse et se rassembler, auprès de lui, afin que ces moments soient le plus paisibles, intimes et personnels possible», ajoute ce médecin.

Les avocats des parents ont annoncé dimanche trois nouveaux «recours»contre cette décision, visant notamment le Dr Sanchez, dont ils réclament la radiation. Sur RTL lundi matin, Me Paillot a évoqué avoir saisi le Conseil d’Etat, la Cour européenne des droits de l’homme et «être sur le point de saisir la cour d’appel de Paris».

10h05: Selon RTL, Maitre Jean Paillot, l'avocat des parents de Vincent Lambert, a annoncé avoir saisi la justice pour demander l'arrêt de la sédation.

"C'est une honte, un scandale absolu, ils n'ont même pas pu embrasser leur fils", a-t-il déclaré à nos confrères. La décision du tribunal de Paris devrait être rendue dans la journée.

09h30: L’arrêt des soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, a débuté lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris auprès de l’avocat des parents et de source familiale.

«C’est une honte, un scandale absolu, ils n’ont même pas pu embrasser leur fils», a réagi auprès de l’AFP Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé lundi matin à l’hôpital Sébastopol sur décision du médecin Vincent Sanchez.

Cet homme de 42 ans est hospitalisé à Reims dans un état végétatif depuis son accident de voiture en 2008. Le 11 mai dernier, son médecin a annoncé à sa famille l'arrêt programmé des traitements pour cette semaine. Au nom du secret médical, le jour et l'heure de l'arrêt des traitements ne seront connus que des proches de Vincent Lambert.

Mais cette décision va à l'encontre d'une partie de la famille de l'infirmier, en particulier ses parents, qui se battent depuis six ans devant les juridictions nationales et internationales pour empêcher la mise en oeuvre de ce protocole de fin de vie.

06h43: L'arrêt des soins de Vincent Lambert est programmé pour cette semaine. Selon la procédure, les médecins devraient d'abord commencer par endormir leur patient. Ils devraient ensuite arrêter de l'alimenter et de l'hydrater mais il ne ressentira ni la sensation de faim, ni de soif.

Cet homme de 42 ans est hospitalisé à Reims dans un état végétatif depuis son accident de voiture en 2008. Le 11 mai dernier, son médecin a annoncé à sa famille l'arrêt programmé des traitements pour cette semaine. Au nom du secret médical, le jour et l'heure de l'arrêt des traitements ne seront connus que des proches de Vincent Lambert. Mais cette décision va à l'encontre d'une partie de la famille de l'infirmier, en particulier ses parents, qui se battent depuis six ans devant les juridictions nationales et internationales pour empêcher la mise en oeuvre de ce protocole de fin de vie.

Environ 150 personnes étaient rassemblées dimanche après-midi devant le CHU de Reims pour protester contre l'arrêt des traitements - programmé à partir de lundi - de ce patient en état végétatif depuis dix ans.

"Je suis Vincent Lambert", "Vincent Lambert n'est pas en fin de vie, nourrissez Vincent Lambert", "ne laissez pas Vincent mourir de faim", pouvait-on lire sur les pancartes de ce rassemblement à l'appel des parents de Vincent Lambert, Pierre, 90 ans, et Viviane, 73 ans, fervents catholiques, avec l'association "Je soutiens Vincent".

Vers 15h30, les parents de Vincent sont arrivés sous la pluie et sous les applaudissements. "Vincent n'est pas en fin de vie. Il a des réactions. J'ai des vidéos. Je les montrerai. Vincent est enfermé à clef dans le couloir de la mort. Vincent doit vivre", a déclaré Viviane Lambert.

"C'est une euthanasie déguisée. Je garde espoir. On va se battre", a-t-elle ajouté, un bouquet de muguet dans les mains, qu'elle allait ensuite déposer dans la chambre de son fils. Les parents de Vincent se sont ensuite dirigés vers une autre entrée de l'hôpital, entourés de la foule aux cris de "la vie pour Vincent !".

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Vos réactions

Portrait de ange ou démon
21/mai/2019 - 13h16
Guimsmy a écrit :

Que c'est moche !

Les parents devraient respecter les volontés de leur fils, plutôt que de se pavaner à la télé !

Ils devraient avoir honte ! Quel égoïsme ! 

Ils aiment la caméra..........................................

Portrait de seb2746
21/mai/2019 - 13h00

Après on va nous dire qu'il y a eu séparation de l'église et du pouvoir...

Demain un musulman extrémiste va demandé d'avoir QUE des femmes pour gérer sa femme à l’hôpital et on va l'accepté ? idem pour les tarés témoins de jéhova qui refusent les transfusions, on va OBEIR ?...

Portrait de Guimsmy
21/mai/2019 - 11h57
Harriet a écrit :

Tout à fait !

Vincent Humbert pouvait encore témoigner de son envie d'en terminer, tout comme J-D Bauby a écrit ("Le scaphandre et le papillon")  la souffrance d'être enfermé dans un corps devenu inerte ...

Mais est-ce que parce que Vincent Lambert ne peut pas s'exprimer , il doit être condamné à cet état végétatif ? Des pontes en médecine se sont penchés sur son cas et leurs conclusions ne sont pas anodines : ses lésions sont irréversibles ...

Je ne dis pas que la décision est facile à prendre mais pourtant nous sommes tous susceptibles d'y être confrontée un jour ... Et comme le fait d'avoir évoqué verbalement la volonté de ne pas survivre dans ces conditions ne suffit pas , il faut (comme le préconisait @Polska hier) que nous formulions tous , par écrit, notre position en pareil cas ...  

 

Vincent avait fait part à sa femme, entre autres, avant ce malheureux accident, qu'il refusait d'être maintenu dans un tel état si un jour ça arrivait. On connaît la suite... l'acharnement de parents égoïstes !

Portrait de Guimsmy
21/mai/2019 - 11h52

Que c'est moche !

Les parents devraient respecter les volontés de leur fils, plutôt que de se pavaner à la télé !

Ils devraient avoir honte ! Quel égoïsme ! 

Portrait de Linoïe
21/mai/2019 - 11h27

Une question que je me pose sur cet imbroglio judiciaire ; "les parents participent-ils aux frais des  coûteuses et inutiles journées d'hospitalisation depuis 10 ans ...."

Portrait de Harriet
21/mai/2019 - 08h59
Kakadu a écrit :

C'est différent. Le fils de Marie Humbert pouvait communiquer et donc il disait à sa mère qu'elle devait tout faire pour que ses souffrances s'arrêtent. Mais dans le cas de Vincent Lambert, il ne peut plus s'exprimer. On ne peut pas juger ce que les parents ressentent. C'est au delà de la raison. Il est facile de dire qu'ils ne devraient pas s'acharner. Je trouve quand même que d'arrêter de le nourrir et l'hydrater est une manière horrible de le faire mourir. Il est facile de penser lorsqu'on n'est pas impacté. Je ne souhaite vraiment cette situation à personne. 

Tout à fait !

Vincent Humbert pouvait encore témoigner de son envie d'en terminer, tout comme J-D Bauby a écrit ("Le scaphandre et le papillon")  la souffrance d'être enfermé dans un corps devenu inerte ...

Mais est-ce que parce que Vincent Lambert ne peut pas s'exprimer , il doit être condamné à cet état végétatif ? Des pontes en médecine se sont penchés sur son cas et leurs conclusions ne sont pas anodines : ses lésions sont irréversibles ...

Je ne dis pas que la décision est facile à prendre mais pourtant nous sommes tous susceptibles d'y être confrontée un jour ... Et comme le fait d'avoir évoqué verbalement la volonté de ne pas survivre dans ces conditions ne suffit pas , il faut (comme le préconisait @Polska hier) que nous formulions tous , par écrit, notre position en pareil cas ...  

 

Portrait de Le_promeneur
21/mai/2019 - 08h45

Comme quoi, on peut être intégriste religieux et croire dans la justice des hommes. 

Perso, cette manière d'exposer leur fils au monde, c'est de l'indécence et je ne parle pas de leur avocat que vient de voir son compte en banque gonfler un peu plus.

Portrait de Citoyen87
21/mai/2019 - 08h36
Voltaire . a écrit :

C’est la mère qu’il faudrait débrancher ‘

La justice française n'en sort pas grandie. Décision totalement partisane. Comme si l'ONU avait une quelconque importance dans ce cas. Il faudra que quelqu'un pratique cette euthanasie de force. 

Portrait de domino2008
21/mai/2019 - 08h35

que les parents aillent au bout de leur conviction et assument les frais liés au maintien en vie à la place de la securité sociale

il est facile d'étaler son integrisme religieux aux frais de la société

combien cela a t'il couté jusqu'à ce jour ?

Portrait de ange ou démon
21/mai/2019 - 08h34
MICMAH458 a écrit :
Parfaitement surréaliste et indécent. Dans le même document, j'entends un de ces catholiques fanatiques crier : "On a gagné. Vincent, tu vas revivre!!" C'est hallucinant.

Nous avons le même discours  moi je rajouterai qui paye tous ces frais médicaux et les avocats?

Portrait de nina83
21/mai/2019 - 08h33

Incroyable cette "Justice" française !!! on devrait pouvoir faire des pétitions contre elle qui montre sans arrêt son incapacité ! Et là ils font fort ! c'était enfin terminé pour cette famille, un vrai feuilleton.

Portrait de Kakadu
21/mai/2019 - 08h32
Harriet a écrit :

Tout à fait ....

Marie Humbert était aux antipodes de cette posture idéologique . Elle a eu le courage d'entendre la souffrance de son fils et de l'accompagner vers sa délivrance ...

C'est différent. Le fils de Marie Humbert pouvait communiquer et donc il disait à sa mère qu'elle devait tout faire pour que ses souffrances s'arrêtent. Mais dans le cas de Vincent Lambert, il ne peut plus s'exprimer. On ne peut pas juger ce que les parents ressentent. C'est au delà de la raison. Il est facile de dire qu'ils ne devraient pas s'acharner. Je trouve quand même que d'arrêter de le nourrir et l'hydrater est une manière horrible de le faire mourir. Il est facile de penser lorsqu'on n'est pas impacté. Je ne souhaite vraiment cette situation à personne. 

Portrait de MICMAH458
21/mai/2019 - 08h30
B612 a écrit :

Et l'avocat des parents de Vincent Lambert, qui crie sa joie d'avoir gagné, au milieu d'une foule hystérique, dans une ambiance genre soir de victoire à la Présidentielle ou de finale de foot, et qui parle de "remontada"... Je veux bien qu'ils soient contents mais quand même... Scène surréaliste étant donné le sujet.

Parfaitement surréaliste et indécent. Dans le même document, j'entends un de ces catholiques fanatiques crier : "On a gagné. Vincent, tu vas revivre!!" C'est hallucinant.
Portrait de Laopi
21/mai/2019 - 08h28

Conclusion: Les juges de la cours d'appel viennent de nous montrer que lorsque l'on a un problème avec la justice Française, ce jusqu'au conseil d'état ou même la cours Européenne des droits de l'Homme, il faut se rapprocher de n'importe quel comité (non établi en France) pour faire valoir "des droits" quand bien même ils vont à l'encontre de nos lois. GG les juges de la cours d'appel.

Maintenant pour le pauvre gars instrumentalisé depuis 10 ans. Mettons nous à sa place un instant. Si tant est qu'il y ait encore une conscience. Imaginez le prisonnier d'un corps sans vie, incapable de bouger, de s'exprimer. Je n'arrive pas à imaginer le calvaire de ce pauvre homme. :/

Pour les parents et tous les autres prétendu croyants qui se raccrochent à l'église : Qui sont-ils pour oser prétendre aller à l'encontre de la décision de Dieu ? N'est-ce pas leur Dieu qui a décider de reprendre cette vie ?

Je ne souhaite de mal à personne mais je me dis que : Vivement qu'il reprenne la leur (pour qu'ils rendent des comptes) afin que Vincent puisse reposer en paix. Parce que actuellement, ses bourreaux le maintienne dans l'antichambre de la mort dans un tourment perpétuel. Abjecte.smiley

 

Portrait de Voltaire .
21/mai/2019 - 08h16
B612 a écrit :

Et l'avocat des parents de Vincent Lambert, qui crie sa joie d'avoir gagné, au milieu d'une foule hystérique, dans une ambiance genre soir de victoire à la Présidentielle ou de finale de foot, et qui parle de "remontada"... Je veux bien qu'ils soient contents mais quand même... Scène surréaliste étant donné le sujet.

Surréaliste et honteux !!!!!

Portrait de Voltaire .
21/mai/2019 - 08h05

C’est la mère qu’il faudrait débrancher ‘

Portrait de Harriet
21/mai/2019 - 08h03
KenShiro a écrit :

Ce n'est plus de l'amour d'une mère pour son fils, mais juste un combat idéologique et religieux. Il y a un moment où il faut savoir dire stop, Vincent Lambert n'est plus là depuis longtemps, son cerveau est mort.

Le véritable amour, la vraie compassion, c'est savoir aussi dire adieu.

Tout à fait ....

Marie Humbert était aux antipodes de cette posture idéologique . Elle a eu le courage d'entendre la souffrance de son fils et de l'accompagner vers sa délivrance ...

Portrait de Polska
21/mai/2019 - 08h01 - depuis l'application mobile
pumpernickel a écrit :

STOP !!!!!!   Qu'ils soient du côté de la vie ou de la mort, STOP !!!! On en a marre de les voir pleurer, se déchirer devant les caméras !!!! Qu'ils règlent leur histoire sordide en famille !!! On en n'arrive à parler de ce type comme d'un objet que l'on hésite à jeter ou à conserver. Dans quel monde vit-on ? Si Dieu existe il doit être un peu contrarié que l'on s'acharne à aller contre sa volonté ....

 

@pumpernickel
« Si Dieu existe, il doit être un peu contrarié que l’on s’acharne contre sa volonté »
Justement, a bien y réfléchir, une évidence s’est imposée , je n’observais pas la situation du bon angle pour comprendre l’acharnement de la mère.
Elle est très croyante, donc, logiquement, elle doit penser que Dieu a provoqué l’accident de son fils pour la mettre à l’épreuve et ébranler sa foi.
Dieu seul donne, et reprend la vie, ça fonctionne de cette façon dans la religion.
Ce que l’on prend pour un acharnement, c’est sa démonstration de dévotion et de soumission. Et c’est à Dieu qu’elle l’a fait.
Elle n’abandonnera jamais. Il faut oublier cette éventualité.

Portrait de Voltaire .
21/mai/2019 - 08h01

Quelle horreur ce feuilleton à rebondissements sans fin . Pauvre garçon martyr des temps moderne . Pauvre épouse . Pauvre petite ( leur enfant ) . Pauvres toubibs . En fait tout le monde souffre . C’est affreux !!!!

je plains même les parents ( bien que leur reprochant leur acharnement )

Portrait de KenShiro
21/mai/2019 - 07h43

Ce n'est plus de l'amour d'une mère pour son fils, mais juste un combat idéologique et religieux. Il y a un moment où il faut savoir dire stop, Vincent Lambert n'est plus là depuis longtemps, son cerveau est mort.

Le véritable amour, la vraie compassion, c'est savoir aussi dire adieu.

Portrait de M. Gentil
21/mai/2019 - 07h24

Que ses parents brulent en enfer

Portrait de Jacques K.
21/mai/2019 - 06h43

Pour ceux qui parlent du soutien de Bellamy à la mère, c'est logique venant de religieux. Mais ces gens là, aveuglés par leur bigoterie, n'ont aucune compassion pour Vincent Lambert qui souffre peut-être depuis 10 ans !

Portrait de daenerys
21/mai/2019 - 04h59
si quelqu'un a spoiler la fin de game of throne a vincent lambert il doit regretter de pas habiter a westeros eux ils l'auraient deja fait roi des sept couronnes c'est sur !
Portrait de FLT
21/mai/2019 - 01h51

Ma question sera assez simple en fait : en quoi nourrir une personne vivante serait dérangeante pour un hôpital ? Il me semble que la cour d'appel fait preuve de bon sens... Le fait de dire que son épouse ait entendu dire de son vivant que son mari ne voulait pas d'acharnement thérapeutique n'est pas, à mon sens, en contradiction d'avec la volonté des parents. Acharnement thérapeutique, selon moi, ce n'est pas hydrater et nourrir, mais donner des médicaments en s'acharnant. J'ai tellement vu de personnels médicaux se plaindre de certains patients emmerdants, que je suis toujours étonné que quand il y en ait un qui n'est même pas en mesure de l'être, on veuille lui couper l'eau et le pain... C'est étrange, curieux... J'en parle d'autant plus sereinement que je ne suis pas croyant. Pourquoi y a--t-il urgence à précipiter sa mort ? Sa femme dit pas d'acharnement thérapeutique, mais hydrater et nourrir, ce n'est pas de l'acharnement thérapeutique. Quant à ses parents, on m'a parlé de convictions très religieuses qu'ils auraient... Et après ? Si la conviction religieuse consiste à ne pas vouloir laisser partir son enfant, j'en connais beaucoup qui sont religieux alors...

Portrait de B612
21/mai/2019 - 00h37

Et l'avocat des parents de Vincent Lambert, qui crie sa joie d'avoir gagné, au milieu d'une foule hystérique, dans une ambiance genre soir de victoire à la Présidentielle ou de finale de foot, et qui parle de "remontada"... Je veux bien qu'ils soient contents mais quand même... Scène surréaliste étant donné le sujet.

Portrait de Jilou1994
20/mai/2019 - 23h55

Si l'on regarde la vidéo du site de Valeurs Actuelles où il mange on voit bien qu'il interagit par les yeux et par la bouche. Donc ce n'est pas encore un légume dans le sens où il serait complètement inconscient, loin de là en fait. Il n'est pas malade, il est juste paralysé dans membres et ne peut pas parler. Il y a un proverbe qui dit: Si Dieu a décidé la mort d'une personne, rien ni personne ne peuvent la protéger, mais si Dieu a décidé de la protéger, rien ni personne ne peuvent lui nuire. La décision de justice de ce soir semble aller dans ce sens.  

Portrait de Ellebasi
20/mai/2019 - 23h20 - depuis l'application mobile

Les parents baignent dans la bigoterie.

Portrait de jarod.26
20/mai/2019 - 23h08
des parents inconscients ! oO
Portrait de axl59
20/mai/2019 - 23h08

Durant ma jeunesse, j'ai fait un stage d'un mois en tant qu'aide soignant chez les convalescents chroniques où j'ai pu m'occuper d'un patient de 23 ans, dans le même état que Vincent Lambert. Son quotidien, c'était de regarder le plafond, d'être nourri par sonde gastrique avec des sachets blancs bien dégueulasses, et de chier dans des couches. Les parents de ce jeune homme  croyaient qu'il était conscient car il avait des spasmes musculaires qui parfois lui faisait clignoter les paupières. Je préfère 1000 fois être mort que dans cet état! 

Portrait de Lillois en vaucluse
20/mai/2019 - 23h02

Les parents sont horrible et égoïste que va t'il devenir quand ils ne seront plus là vu leur age lui vivra toujours grâce aux machines