maxime switek .
50 micros vont être installés dans les rues du quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot à Saint-Etienne.
Le but de la municipalité est de mieux lutter contre l’insécurité qui règne dans ce quartier difficile. Ainsi, les 50 capteurs sonores, en complément des caméras de vidéo-surveillance déjà installées, auront pour but d’aider la police à mieux localiser les bruits suspects et donc à intervenir plus efficacement sur de possibles cas d'agression, dégradations, vols, accidents.
"Mais les micros enregistrent-ils en continu les sons et, du coup, enregistrent-ils les conversations des passants, ou bien se déclenchent-ils seulement lors d'un bruit suspect ? Dans tous les cas, il faudra croire la société et la municipalité sur parole", s'interroge Suzanne Vergnolle, doctorante à l’Université Paris-II Panthéon-Assas, spécialiste de la protection de la vie privée et des données personnelles.
"Est-ce que ça n’enregistre rien parce que le matériel ne le permet pas ou est-ce que le matériel n'est pas paramétré pour le faire mais le peut ? Dans ce cas-là, il y a un risque que quelqu’un appuie sur le bouton pour enregistrer en continu", ajoute Manuela Brillat, avocate au bureau de Strasbourg, docteure en droit public, spécialisée dans la protection des droits fondamentaux dans une interview à LCI.
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