02/10/2018 11:30

La justice doit rendre sa décision le 20 novembre sur le nouveau plan de sauvegarde des sociétés de Bernard Tapie

La justice doit rendre sa décision le 20 novembre sur le nouveau plan de sauvegarde des sociétés de Bernard Tapie, dont dépend le remboursement des 404 millions d'euros qu'il a perçus en 2008 dans son litige avec le Crédit lyonnais, a appris lundi l'AFP auprès des avocats. Le patron du groupe de médias La Provence, qui lutte à 75 ans contre un cancer de l'estomac, est de nouveau venu défendre son projet lors d'une audience à huis clos lundi matin au tribunal de commerce de Paris. En juin 2017, ce même tribunal avait approuvé un premier plan de sauvegarde des holdings GBT (Groupe Bernard Tapie) et FIBT (Financière Immobilière Bernard Tapie), finalement annulé le 12 avril dernier par la cour d'appel de Paris pour "défaut de financement". La cour avait alors renvoyé le dossier au tribunal de commerce.

Celui doit désormais, soit approuver ce deuxième plan, soit clôturer la procédure de sauvegarde ou encore placer les sociétés en redressement judiciaire, selon des sources proches du dossier. Le nouveau plan, proposé par l'ancien ministre, étale toujours le remboursement de sa dette sur six ans. La première échéance serait désormais prévue en 2019 et environ 50% de la somme due serait payée sur les deux dernières années, en 2023 et 2024, selon des sources concordantes. L'homme d'affaires aurait pris des engagements sur la cession de son hôtel particulier parisien, selon ces sources. Bernard Tapie, qui conteste par ailleurs en justice le montant de sa créance, a été condamné définitivement à rembourser avec intérêts les 404 millions reçus lors de l'arbitrage privé censé mettre un terme à son bras de fer avec le Crédit lyonnais sur la revente d'Adidas en 1994. Jugé frauduleux, cet arbitrage vaut à Bernard Tapie un procès en correctionnelle à Paris pour "escroquerie" et "détournement de fonds publics", prévu au printemps 2019.

A la veille de sa condamnation à rembourser du 3 décembre 2015, l'homme d'affaires avait placé ses sociétés en procédure de sauvegarde. Il rendait ainsi leurs actifs inaccessibles aux créanciers, notamment l'hôtel de Cavoye à Paris, domicile des époux Tapie, ainsi qu'une villa à Saint-Tropez et un hôtel particulier à Neuilly-sur-Seine. L'approbation du premier plan de sauvegarde fait par ailleurs l'objet d'une information judiciaire à Paris pour "escroquerie".

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