05/07/2018 14:50

Avocat de la famille Daval: "Alexia Daval a été massacrée. Les différentes versions de Jonathann ne collent pas à la réalité" - VIDEO

14h50: Ce qu'il faut retenir des déclarations de l'avocat des parents d'Alexia Daval

Les déclarations de Jonathann Daval, qui a avoué avoir tué son épouse Alexia en octobre avant de se rétracter, ne correspondent en rien à la réalité de l’autopsie de la jeune femme étranglée et brûlée, a déclaré jeudi Me Jean-Marc Florand, avocat de la famille de la victime.

«La crédibilité de Jonathann Daval est sujette à caution. (...) Rien ne colle à l’objectivité du dossier» et des rapports d’autopsie, a déclaré Me Florand, lors d’une conférence de presse à Vesoul (Haute-Saône).

«Ce dossier est dans l’impasse, le mystère s’épaissit», a insisté à plusieurs reprises l’avocat des parents d’Alexia Daval, de sa sœur et de son conjoint.

Actuellement incarcéré à la maison d’arrêt de Dijon, Jonathann Daval, informaticien de 34 ans, avait avoué fin janvier, lors de sa garde à vue, avoir tué sa femme lors d’une dispute, mais nié avoir brûlé le corps retrouvé en forêt plusieurs jours après sa disparition et n’avait pas fourni de détails sur ce qu’il s’était passé.

Il a fait volte-face la semaine dernière devant le juge d’instruction chargé de l’affaire, rencontré à sa demande, et a accusé son beau-frère Grégory Gay, le conjoint de la sœur d’Alexia, d’avoir étranglé la jeune femme en tentant de la maîtriser lors d’une crise d’hystérie au domicile des parents de la jeune femme, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017, et qu’ensuite un pacte familial aurait été passé pour tout taire.

«Jusqu’à présent ce qu’il a déclaré ne correspond à rien. (...) Ou il n’assume pas, ou il est dingue, ou ce n’est pas lui», s’est interrogé Me Florand.

Selon une source proche du dossier, une première expertise psychiatrique de Jonathann Daval, qui a reconnu avoir étranglé sa femme en octobre avant de nier être l’auteur du meurtre, pointe des «traits pervers» chez ce suspect capable de «manipulation».

Me Florand a estimé également que «se pose la question de sa santé mentale».

La «conviction» de l’avocat de la famille est qu’Alexia Daval «a été tuée par une ou deux personnes, avec une grande violence et une rage considérable». La strangulation n’aurait été que «la fin de l’épisode mortifère», intervenant après «de graves violences». Ni l’heure, ni le lieu de sa mort n’ont été déterminés avec certitude.

12h49: Jean-Marc Florand, l'avocat des parents de la jeune femme, s'exprime face à la presse

"Le dossier s'est accéléré avec l'audition de Jonathann Daval la semaine dernière", a-t-il indiqué.

"Qui est monsieur Jonathann Daval ? On a eu d'abord monsieur Daval très inquiet car il était sans nouvelle de sa compagne. Puis on a eu un Jonathann Daval écrasé par le poids de la douleur. Et puis surprise, la France a vu Jonathann Daval qui s'accusait du meurtre de sa femme", a-t-il déclaré. 

Et d'ajouter : "On a maintenant un nouveau Jonathann Daval, c'est un Jonathann Daval qui n'aurait en rien participé au meurtre de sa femme. La crédibilité de Jonathann est sujet à caution. Aujourd'hui où est la vérité dans ce qu'il dit ? Je n'en sais rien"

"Alexia Daval a été massacrée. Et pour l'instant, les différentes versions de Jonathann ne collent pas avec ça", a indiqué l'avocat en ajoutant "se pose la question de sa santé mentale d'une part et de sa personnalité d'autre part. J'attends avec grande impatience ce que vont dire les rapports d'expertise".

"Il a certainement un ou des complices mais pas ceux qu'il a dénoncés, selon ma propre responsabilité", a continué l'avocat. (...) "Alexia Daval a subi de graves violences. On va dire que la strangulation, c'est la fin de l'épisode". 

"On n'a pas de certitude sur le lieu du décès. L'heure est aussi redevenue imprécise. Beaucoup d'expertises sont en impasse. Mais ce qu'il a dit ne correspond pas à l'autopsie, dans aucune de ses versions."

"Les parents d'Alexia sont effondrés et ne voient pas comment Jonathann Daval peut les traîner dans la boue (...) Mon espérance du taux de résolution de ce dossier a nettement diminué"

12h04: «La version de Jonathann Daval est très claire: il n’a pas tué son épouse», mais «personne n’est pointé du doigt», a déclaré mercredi en fin d’après-midi son avocat Randall Schwerdorffer, ne voulant «ni confirmer ni infirmer» d’éventuelles accusations à l’égard du beau-frère ou le reste de la famille.

«A partir du moment où Jonathann conteste les faits qui lui sont reprochés, il est bien évident que d’autres pistes doivent être explorées», a ajouté l’avocat devant le tribunal de Besançon, insistant sur le fait qu'«on n’est pas du tout encore dans la vérité» dans ce dossier.

Les parents, la soeur et le beau-frère d’Alexia ont été convoqués mercredi matin par le juge d’instruction en charge de l’affaire, pour «une audition classique de partie civile», selon leur avocat, Me Jean-Marc Florand, qui les accompagnait. «Je démens formellement les accusations de Jonathann Daval», a déclaré sur BFMTV Grégory Gay à sa sortie du cabinet du juge d’instruction. «C’est un véritable cauchemar», a réagi la mère de la victime, Isabelle Fouillot.

12h00: Le mari d'Alexia, Jonathann, qui avait reconnu l’avoir étranglée en Haute-Saône, a changé de version, accusant désormais son beau-frère du meurtre et évoquant «un pacte secret» passé par la famille pour dissimuler les faits.

L’informaticien, âgé de 34 ans, auditionné à sa demande mercredi dernier par le juge d’instruction en charge de l’affaire à Besançon, est revenu sur ses aveux passés lors de sa garde à vue en janvier, trois mois après la mort de sa femme, une employée de banque de 29 ans.

Son corps avait été découvert, en partie calciné, dans un bois, près de Gray-la-Ville, où vivait le couple. L’autopsie avait révélé que la jeune femme avait été victime de violences, de coups et avait été étranglée.

Devant le juge d’instruction mercredi dernier, Jonathann Daval a accusé son beau-frère, Grégory Gay, d’avoir étranglé la victime en tentant de la maîtriser lors d’une crise d’hystérie au domicile des parents de la jeune femme, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017, selon une source proche de l’enquête. Les Daval y dînaient en compagnie de la soeur d’Alexia, Stéphanie, et de son mari, Grégory Gay.

Selon l’Est républicain, Jonathann Daval a raconté la semaine dernière au magistrat que «l’ensemble de la famille aurait scellé un pacte secret pour étouffer l’affaire».

11h45: Jonathann Daval avait signalé la disparition de sa femme le 28 octobre, inquiet de ne pas la voir revenir d’un footing. Pendant trois mois, il s’était présenté en veuf éploré, en larmes lors d’une marche blanche en hommage à la jeune femme qui avait rassemblé près de 10.000 personnes début novembre à Gray.

Après trois mois d’enquête, les éléments matériels avaient conduit les gendarmes de la Section de recherches de Besançon sur la piste du mari: un voisin avait entendu une voiture sortir, la nuit du meurtre, du domicile du couple, ce qu’attestait le dispositif de traçage de l’utilitaire professionnel de l’informaticien. Des traces de pneus pouvant correspondre au véhicule avaient été décelées près du corps et un morceau de tissu pouvant provenir de draps appartenant aux Daval avait été découvert sur le cadavre.

Placé en garde à vue le 30 janvier, il avait affirmé qu’il ne «voulait pas» tuer son épouse, mais qu’ils en étaient venus aux mains et qu’il avait étranglé Alexia en tentant de la «maîtriser». Le couple connaissait de «fortes tensions» en raison de difficultés à avoir un enfant.

Il avait en revanche contesté avoir mis le feu au corps de son épouse.

Mis en examen pour «meurtre sur conjoint» et placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Dijon, Jonathann Daval encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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Vos réactions

Portrait de Nehneh
6/juillet/2018 - 00h08

c'est un Grand malade ce type il me fait flipper ... (et ce n'est pas sa petite voix de "femelle" qui va m'attendrir ...)

Portrait de Zarkava
5/juillet/2018 - 23h42

c est lagaf sur la photo ????

Portrait de atlantique07
5/juillet/2018 - 13h47

C'est quoi une crise d'hystérie   ?  A cinq ils ne peuvent la maîtriser , il faut que le beau frère l'étrangle pendant au moins 4 minutes devant les parents qui ne disent rien    ? Tout cela ne tient pas........