26/02/2018 11:06

Édouard Philippe écarte une "privatisation" de la SNCF et une réforme des "petites lignes" - Le gouvernement aura recours aux ordonnances

11h05: Interrogé par "France Info", Damien Abad, le vice-président des Républicains, a accusé le gouvernement de "refuser le débat public". Et d'ajouter : "C'est la preuve d'un gouvernement qui déraille".
10h55:
Edouard Philippe sera l'invité du JT de 20 heures de France 2 ce soir. Il répondra aux questions d’Anne-Sophie Lapix sur la réforme de la SNCF.

10h50: Le gouvernement va recourir aux ordonnances pour mener la réforme de la SNCF, dont il entend faire voter les «principes-clés avant l’été», a annoncé lundi Edouard Philippe.

«Nous voulons aller vite sans escamoter pour autant la concertation ou le débat parlementaire», a plaidé le Premier ministre, qui souhaiterait réduire «le contenu des ordonnances aux seuls aspects techniques»

10h35: Le gouvernement a lancé lundi la réforme de la SNCF, qu’il compte mener par ordonnances, en affirmant qu’il n’y aurait plus de recrutement au statut de cheminot «à l’avenir», tout en refusant de s’attaquer aux petites lignes.

«Je ne cherche l’affrontement avec personne», a assuré Edouard Philippe après avoir dévoilé lors d’une conférence de presse les grands axes de la réforme de la SNCF qui se trouve, selon lui, «dans une situation alarmante pour ne pas dire intenable». Malgré les avertissements des organisations syndicales, le Premier ministre a annoncé que «face à l’urgence» et entendant faire voter «les principes-clés avant l’été», il allait recourir aux ordonnances. «Nous voulons aller vite sans escamoter pour autant la concertation ou le débat parlementaire», a plaidé le Premier ministre qui souhaiterait réduire «le contenu des ordonnances aux seuls aspects techniques».

Dans le viseur du gouvernement et alors qu’une ouverture du rail à la concurrence se prépare, le statut de cheminot. «Aux nouvelles générations, aux apprentis, à tous ceux qui veulent s’engager dans la SNCF, nous disons qu’ils bénéficieront des conditions de travail de tous les Français, celles du Code du travail. A l’avenir, à une date qui sera soumise à la concertation, il n’y aura plus de recrutement au statut», a prévenu le Premier ministre. M. Philippe a aussi joué l’apaisement en assurant que cette réforme du rail ne préparait pas «la privatisation de la SNCF».

«La SNCF est un groupe public qui porte des missions de service public. Elle est dans le patrimoine des Français et elle y restera», a promis le Premier ministre. Pas question non plus de toucher aux «petites lignes», pointées du doigt par un rapport récent de Jean-Cyril Spinetta.

«Ce n’est pas une réforme des petites lignes. Je ne suivrai pas le rapport Spinetta sur ce point. On ne décide pas la fermeture de 9.000 km de lignes depuis Paris sur des critères administratifs et comptables. Dans bien des territoires, le rail est au cœur de la stratégie des régions pour le développement des mobilités», a souligné le Premier ministre, répondant ainsi aux inquiétudes de certaines collectivités et usagers. Mais «il est temps d’oser mener la réforme que tous les Français savent nécessaire», a insisté M. Philippe en conclusion de son allocution.

07h16: Édouard Philippe annonce ce matin, les détails de la grande réforme de la SNCF prévue par son gouvernement. Les cheminots ont d'ores et déjà appelé à la grève. 

Sur le front syndical, la CGT est prête à durcir le ton. « Ce que veut faire le gouvernement, passer en force sans discussion, sans mettre le doigt sur les véritables problèmes, ça risque d'envenimer les choses », a déclaré dimanche son secrétaire général, Philippe Martinez, qui s'exprimait sur France 3.

Le leader syndical faisait référence aux propos tenus la veille par Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture .

Le chef de l'Etat, pris à parti par un salarié de la SNCF, y avait notamment déclaré qu'il ne pouvait y avoir « d'un côté, des agriculteurs qui n'ont pas de retraite et, de l'autre, avoir un statut de cheminot et ne pas le changer ».

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Vos réactions

Portrait de petitebibi
26/février/2018 - 17h01

son 2ème métier : ANESTHESISTE il endort les Français

et vive les Macronistes

Portrait de Députéhonnête-mdr
26/février/2018 - 09h33

Et les sursalaires de Pepy et Parly (quand elle était à la SNCF 52000€/mois) vont être aussi réformés ????