04/11/2017 16:30

Selon le réseau social Facebook, un américain sur trois serait exposé à du contenu de propagande

Juste avant son audition devant la commission parlementaire du Sénat américain, Facebook a estimé à 80.000 le nombre de messages politiques publiés sur son site entre juin 2015 et août 2017 par des protagonistes russes afin d'influencer l'opinion publique. Avec les "j'aime", la fonction de partage et les commentaires, ces messages politiques russes ont touché 126 millions d'internautes américains, soit la moitié de la population électorale américaine.

Cette révélation a été tirée du dossier remis par Facebook au Congrès qui recueille aussi les copies de 3000 publicités russes, contenu sponsorisé par un peu moins de 500 comptes liés à des acteurs russes. Une entité y est souvent retrouvée, appelée "Internet Research Agency", dont la mission est la diffusion de messages publiés à partir de faux comptes.
Pourtant, toujours selon Facebook, ce qui a touché le plus le public américain seraient les posts traditionnels, ceux qui sont gratuits et non payés.
Sur son blog, Google, aussi touché par des ingérences russes, avoue avoir détecté des dépenses publicitaires russes d'un montant de 4 700 dollars pendant la campagne présidentielle de 2016. Soulignant une "activité limitée", Google avoue tout de même avoir "trouvé des preuves de tentatives de détournement de nos plateformes pendant l'élection américaine de 2016 par des acteurs liés à l'Internet Research Agency en Russie".
Concernant Twitter, autre géant du web touché par un probable système de propagande russe, 36 746 comptes soit 0,012% du nombre total de ses comptes seraient en lien avec un compte russe ayant "généré de façon automatisée des contenus liés à l'élection". Ces comptes ont publié 1,4 millions de tweets.
Ce problème d'ingérence russe est en ce moment étudié par le Congrès qui a mis en cause, lundi 30 octobre 2017, trois collaborateurs de Donald Trump, l'actuel Président des Etats-Unis.
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