01/04/2017 17:31

Rugby: La justice a confirmé la condamnation pour diffamation du journal et du site L'Equipe, envers Jean-Pierre Garuet et Pascal Ondarts

La Cour d'appel de Pau a confirmé la condamnation pour diffamation du journal et du site L'Equipe, envers les deux anciens internationaux de rugby Jean-Pierre Garuet et Pascal Ondarts, pour avoir en 2015 "associé" leur image à un soupçon de dopage dans les années 80.

Dans un arrêt, parvenu à l'AFP, la Cour d'appel a confirmé un jugement du tribunal correctionnel de Bayonne de septembre 2015 et a reconnu le site lequipe.fr et le quotidien L'Equipe coupables de diffamation envers un particulier par parole, écrit, image ou communication au public par voie électronique. Le site et le quotidien étaient poursuivis pour avoir, fin février 2015, illustré par des photos de plusieurs joueurs, dont Garuet et Ondarts, les bonnes feuilles du livre "Rugby à charges" du journaliste Pierre Ballester sur le dopage dans le rugby.

Le livre, citant un ancien médecin du XV de France, évoquait la présence d'amphétamines dans le rugby dans les années 70-80, notamment autour d'un match du XV de France contre la Nouvelle-Zélande en 1986. La Cour a estimé que le "procédé d'association et de personnalisation", à travers les photos de joueurs, associées à des articles sur le dopage, "ne pouvait que faire porter un soupçon de dopage sur leur personne". Même si l'article ne comportait "aucune déclaration (...) qui aurait imputé à MM. Garuet et Ondarts, personnellement, tel ou tel comportement contraire à l'éthique du sport".

Et même si un des articles visés donnait la parole à Garuet, qui se défendait. Les magistrats ont condamné les directeurs de la publication de lequipe.fr et du quotidien L'Equipe à 2.000 euros d'amende chacun. Ils ont également confirmé la condamnation des directeurs, solidairement avec la société L'Equipe, a verser deux fois 5.000 euros de dommages et intérêts à chacun des anciens joueurs.

La Cour a ordonné à L'Equipe et L'Equipe.fr de publier un communiqué sur la confirmation de la condamnation en appel, alors que le tribunal n'avait, en première instance, pas fait droit à la demande de publication de la condamnation.

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