Jeffrey Epstein Deliveroo, qui rémunère ses "bikers" londoniens à l'heure ou à la tâche, considère ces derniers comme des autoentrepreneurs, leur refusant le droit à un salaire minimum ou à des congés payés.
Mais en portant l'affaire devant le Central Arbitration Committee de Londres, une instance de régulation rattachée au gouvernement britannique, le syndicat IWGB espère obtenir un accord collectif pour les coursiers de Deliveroo, au nombre de 8.000 au Royaume-Uni.
"Cela sera la première convention collective de la +gig economy+", l'"économie des petits boulots", ou "économie à la demande", a affirmé à l'AFP Jason Moyer-Lee, le secrétaire général du syndicat.
"A travers l'action d'aujourd'hui, le IWGB s'attaque une nouvelle fois aux cas d'exploitation propres à cette économie (...). Les travailleurs veulent des droits fondamentaux", indique-t-il dans un communiqué publié lundi.
Pour Deliveroo, cependant, le syndicat ne représente pas la "très grande majorité" de ses coursiers. "Deliveroo est fier de pouvoir offrir du travail flexible et bien payé, qui permet aux livreurs de composer avec leurs autres obligations", rétorque la start-up fondée à Londres en 2013, qui s'est étendue depuis à 68 villes à travers l'Europe, l'Asie, l'Australie et le Moyen-Orient.
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