L'Anneau La féministe Caroline de Haas a réagi à la polémique sur les accusations de harcèlement visant Denis Baupin, vice-président démissionnaire de l'Assemblée Nationale depuis ce lundi en lançant une pétition à signer ici:
"En France, chaque jour, 230 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol, 1 femme sur 5 a déjà subi du harcèlement sexuel au travail, 1 femme sur 10 est victime de violence conjugale.
Les femmes investies dans vos partis ne sont pas à l'abri de ces violences. Les hommes engagés dans vos organisations ne sont pas touchés par la grâce, ils sont comme les autres.
Parmi eux, une grande majorité d'hommes non-violents.
Mais parmi eux, beaucoup de sexistes, qui, par leurs remarques, leurs regards, rappellent en permanence aux femmes quelle devrait être leur place. Et, dans vos partis comme dans la société, on trouve aussi des agresseurs, qui terrorisent, abiment, cassent, en toute impunité.
Vous représentez des organisations qui disent vouloir transformer la société.
Votre parti ou institution a, à plusieurs reprises, exprimé sa volonté de lutter contre les violences contre les femmes. C
omment pourrez-vous le faire si vous ne prenez pas des mesures pour les faire disparaître chez vous ?""
De son côté, «Libération» publie ce matin, une nouvelle tribune, signée par plus de 500 militant(e)s et élu(e)s qui dénoncent le comportement de certains de leurs collègues.
"Merci à celles qui ont eu le courage de briser la loi du silence et de mettre, avec encore plus de force dans le débat public, la réalité de ces comportements.
Parce qu’il n’y a manifestement qu’en dénonçant publiquement les personnes que les choses sont susceptibles d’avancer.
Rares en effet sont les plaintes déposées.
Et lorsqu’elles le sont, elles donnent rarement suite à des poursuites judiciaires.
Les «transactions financières» sont souvent la voie privilégiée de gestion de l’agression en lieu et place d’un véritable procès. Quand il ne s’agit «que» de harcèlement l’omerta se construit collectivement, d’un «ah oui, encore !
Il est coutumier du fait» au «mais il est tellement bon sur tel ou tel sujet», ou encore «mais si tu parles tu seras discréditée et tu donneras une mauvaise image du parti».
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Vos réactions
Elle est où la ministre des droits des femmes?!!
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