19/02/2016 09:51

Interdiction du film "Les Huit salopards" aux mineurs: le recours de l'association Promouvoir rejeté

La justice a rejeté jeudi le recours de l'association Promouvoir, proche des catholiques traditionalistes, qui estimait que l'interdiction aux moins de 12 ans du film "Les Huit salopards" de Quentin Tarantino était insuffisante en raison de "scènes de très grande violence".

Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a estimé qu'"aucun des moyens invoqués par l'association Promouvoir ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à jeter un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée".

Promouvoir estimait que la Commission de classification des films du Centre national du cinéma (CNC) et le ministère de la Culture avaient "une fois encore gravement manqué à leur devoir et à leurs obligations légales en se bornant à interdire ce film aux seuls jeunes adolescents de moins de 12 ans".

Dans son ordonnance, le juge invoque "la manière dont les scènes litigieuses sont filmées et s'intègrent dans l'ensemble" du film. Il relève "l'absence de tout réalisme s'attachant à la mise en scène ou de toute forme d'incitation à la violence du fait même du parti-pris, volontairement excessif, de cette oeuvre cinématographique".

Selon Promouvoir, "Les Huit salopards" comporte "plusieurs scènes inadmissibles", notamment une "très longue séquence" racontant, "images à l'appui", une fellation imposée au fils d'un général sudiste fait prisonnier pour obtenir une couverture, après avoir été "contraint de marcher nu dans la neige et le froid des heures durant".

L'association fondée par l'avocat André Bonnet, ex-militant d'extrême droite, mène depuis plusieurs années une croisade contre la violence et le sexe au cinéma.

Elle a ainsi obtenu début février l'annulation du visa d'exploitation du film "Antichrist" de Lars von Trier, dont l'interdiction aux moins de 16 ans devra être réexaminée.

Promouvoir veut également se pourvoir en cassation après avoir été déboutée de sa demande de réexamen de l'interdiction aux moins de 12 ans du film "Bang Gang", sur des adolescents qui se livrent à des jeux sexuels collectifs.

L'an dernier, elle avait obtenu le réexamen de l'interdiction aux moins de 12 ans de "La Vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche et réussi en outre à faire interdire aux moins de 18 ans le film d'horreur "Saw 3 D" et "Love" de Gaspar Noé.

Auparavant, elle avait obtenu l'interdiction aux moins de 18 ans de "Ken Park" de Larry Clark (2004) et de "Baise-moi" de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi (2001).

Elle était aussi parvenue en 2014 à ce que soit relevé l'âge légal pour un autre film de Lars von Trier, le sulfureux "Nymphomaniac", à 16 ans pour le premier volet et 18 ans pour le deuxième.

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Vos réactions

Portrait de DarkAngel
4/mars/2016 - 00h29
spidey81 a écrit :

Mais ils sont en retard eux , le film a déjà finit sa carrière en salles mdrrrr

Mieux vaut tard que jamais
Portrait de DarkAngel
4/mars/2016 - 00h28
Gir434 a écrit :

Quelle nous lâche cette secte !!!

Ce n'est pas gagné
Portrait de DarkAngel
4/mars/2016 - 00h28
C'est maintenant qu'ils réagissent !
Portrait de eneyto
19/février/2016 - 18h12

exact  très bon film du sang mais que du sang artificiel ce n'est qu'un film que veux dire mineurs maintenant les jeunes a douze ans  14 ans en n'  ont vu avec des cd les films  sur ordi etc.....ils trichent sur leur age ,moi quand j'etais jeune je trichais pour voir un film porno et la majorité était a 21 ans 

Portrait de spidey81
19/février/2016 - 11h23 - depuis l'application mobile

Mais ils sont en retard eux , le film a déjà finit sa carrière en salles mdrrrr