28/05/2020 18:24

L'acteur et humoriste Guy Bedos est décédé à l'âge de 85 ans vient d'annoncer son fils Nicolas sur compte Instagram : "Comme je suis fier de t'avoir eu pour père"

L'acteur et humoriste Guy Bedos est décédé à l'âge de 85 ans vient d'annoncer son fils Nicolas sur compte Instagram. Guy Bedos est né le 15 juin 1934 à Alger. Son père Alfred Bedos est directeur de laboratoires de produits pharmaceutiques. Ses parents se séparent et le petit garçon grandit auprès de sa mère, Hildeberte Verdier, dont la violence et le manque d’affection ont marqué son enfance. Sa mère se remarie et le petit garçon est placé en pension. En 1949, la famille revient en France et s’installe à Rueil-Malmaison. A 16 ans, alors qu’il fait quelques figurations au théâtre, il quitte définitivement le foyer familial et vit de petits boulots. 

Au début des années 50, il s’inscrit à des cours d’art dramatique et se forme au théâtre. A peine âgé de 18 ans, et étudiant à l’Ecole de la rue Blanche, il met en scène pour la première fois une pièce de Marivaux. Les débuts sont cependant difficiles, le jeune comédien connaît des périodes de chômage et ne trouve pas de rôles qui lui correspondent. Alors qu’il se produit régulièrement dans le cabaret de Pierre Prévert (frère de Jacques), La fontaine des quatre saisons, il fait la connaissance de Jacques Chazot. Ce dernier lui soumet un sketch qu’il va interpréter sur la scène du cabaret. Dès lors, la fibre humoristique ne le quittera pas et, encouragé par Jacques Prévert, il prend la plume pour écrire ses propres sketchs. 

La consécration vient en 1968 avec un seul sur scène à Bobino, puis des rôles sur grand écran, très souvent devant la caméra d'Yves Robert. Ses plus grands succès sont "Un éléphant ça trompe énormément" (1976) et "Nous irons tous au paradis" (1977). Il travaille aussi pour Marcel Carné, Claude Berri ou Patrice Chéreau. 

Il s'est également produit dans de nombreux spectacles comiques, dont il est l'auteur, passe au Zénith, triomphe à l'Olympia avec Muriel Robin. Ils obtiennent la Victoire 93 de l'humoriste. Ce grand angoissé, aux cheveux devenus blancs avec les ans et aux yeux noirs espiègles, adorait aussi jouer les éditorialistes, s'en prenant aux hommes de pouvoir et défendant les sans-papiers et les sidérurgistes ArcelorMittal. 

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Vie Privée

Guy Bedos s'est marié trois fois. 

Avec Karen Blanguernon et de leur union est née Leslie en 1957.

En 1965, il célèbre son deuxième mariage avec Sophie Daumier et décide de reconnaître son fils Philippe en 1965, leur fille Mélanie est née en 1977.

Son dernier mariage avec Joëlle Bercot a donné naissance à deux enfants, Nicolas né en 1980 et Victoria née en 1984.

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Carrière

Né le 15 juin 1934 à Alger de l'union d'Alfred Bedos et d'Hildeberte Verdier, Guy Bedos arrive en France à l'âge de quinze ans où il entre à l'école de la rue Blanche, devenue depuis l’école Nationale Supérieure des Arts et des Techniques du Théâtre.

Son talent reconnu, il fait sa première apparition dans le film "Futures Vedettes" en 1954, mais c'est en 1964 qu'il tournera son premier grand rôle dans "Les Copains", aux côtés du grand Pierre Mondy.

L'année suivante en 1965, il rejoint le music-hall de Barbara où il interprétera des chansons aux côtés de celle-ci.

Dès 1977, Guy Bedos se lance dans une carrière solo, se révélant pour tous comme un acteur de talent, ce qui lui permettra de jouer dans des films très populaires comme "Un éléphant ça trompe énormément" ou encore "Nous irons tous au paradis" d'Yves Robert.

Enchaînant les rôles et continuant en parallèle sa carrière sur scène avec de nombreuses pièces et spectacles, il obtiendra le Molière du meilleur "One-man Show" qui lui est attribué en 1990 pour son spectacle au Zenith, sobrement nommé ""Guy Bedos au Zénith".

Ses triomphes sur scène ne cessant de s'accroître, il met également de nombreux humoristes sur scène, comme Michel Boujenah ou Smaïn dans "Coup de soleil à l'Olympia" et formera notamment un duo avec Muriel Robin en 1992.

Se produisant toujours au théâtre, il joue notamment dans deux pièces très célèbres dans la carrière de l'acteur: "La Résistible Ascension d'Arturo Ui" de Bertolt Brecht en 1993 et mis en scène par Jérôme Savary mais également "Dérapage" d'Arthur Miller au théâtre en 1997, retrouvant son ancien metteur en scène.

En 2003, il se produit dans un spectacle écrit avec son fils Nicolas Bedos, "Guy Bedos".

Il réitérera l'année suivante dans un nouveau spectacle toujours écrit par son fils, "Sortie de scène".

En 2011, il s'est pour la dernière fois produit en One-Man show avec un dernier spectacle intitulé "Rideau !", mais continuera les projets sur scène en compagnie d'acteurs tel que Philippe Magnan pour leur pièce "Moins 2" en 2015.

Egalement écrivain, Guy Bedos publiera tout au long de sa vie plusieurs ouvrages comme, entre autres, "Envie de jouer" (1995), "Arrêtez le monde, je veux descendre" (2003), "Mémoires d’outre-mère" (2005) et "Le jour et l’heure" (2008).

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Vos réactions

Portrait de BREIZ Mike
29/mai/2020 - 09h57

J''ai adoré le Guy BEDOS des années 1970 et 1980 avec ses films et ses skechs mais quand ses spectacles où il se met à taper toujours dans le même sens politique, c'était lourd et j’adhérai pas non plus.

Portrait de Harriet
29/mai/2020 - 09h14
nina83 a écrit :

On ne saura pas de quoi il est décédé, du coronavirus je suppose donc ! smiley

Il me semble qu'il était atteint par la maladie d'Alzheimer ....

Portrait de nina83
29/mai/2020 - 08h34

On ne saura pas de quoi il est décédé, du coronavirus je suppose donc ! smiley

Portrait de Altair44000

Bedos etait tout sauf drole. Un vrai bobo. Quand a son fils qui est si fier de son père, la reciprocité n était surement pas vraie.

Portrait de Altair44000

Bedos etait tout sauf drole. Un vrai bobo. Quand a son fils qui est si fier de son père, la reciprocité n était surement pas vraie.

Portrait de Altair44000

Bedos etait tout sauf drole. Un vrai bobo. Quand a son fils qui est si fier de son père, la reciprocité n était surement pas vraie.

Portrait de Raspoutine from South
28/mai/2020 - 20h28
Blek37 a écrit :

Après Picolli ,Bedos ,dur série pour la gauche caviar !

Pas R.IP .

La classe. Généralement la bienséance dans un tel cas c'est de garder sa satisfaction pour soi plutot que de l'exprimer en public.

Portrait de aeronautica
28/mai/2020 - 20h20

Je viens de diner, et j'ai repris 2 fois des moules...

Portrait de djibou35
28/mai/2020 - 20h15
temeos a écrit :

enfin.....

+1000

Portrait de turfin
28/mai/2020 - 19h04

je n'ai jamais été un fan du personnage, mais Bleck37, un sandwich manque au pique-nique ! 

Votre commentaire, c'est du haut vol ! d'une finesse...

Portrait de lysniais
28/mai/2020 - 18h40

On perd un des derniers autorisé à se servir de la liberté d'expression pour insulter les gens. Cette liberté que sa meute gauchiste interdit aux autres!

C'est dommage, cette autorisation à sens unique semble être héréditaire!

Portrait de xavierdu2944
28/mai/2020 - 18h37

il n'avait pas fait un sketch ou deja parle de sa mort sur le coté rhétorique? 

une pensée pour lui et sa famille

Portrait de Tampouille
28/mai/2020 - 18h26

Sa nécro était déjà prête!

Portrait de Morlock3
28/mai/2020 - 18h18

R.I.P