08/01/2016 16:53

Deux policières, un journaliste et un ex-agent de la DGSE seront jugés pour la diffusion de l'identité des frères Kouachi pendant la traque

Deux policières, un journaliste et un ex-agent de la DGSE seront jugés en correctionnelle pour la diffusion prématurée sur les réseaux sociaux de l'identité des frères Kouachi au soir du 7 janvier 2015, pendant leur traque, a-t-on appris vendredi du parquet de Paris.

Les deux fonctionnaires de police seront jugées pour violation du secret professionnel, un délit puni d'une peine pouvant aller jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende, a précisé le parquet. Affectées à la sécurité publique dans deux villes de province, selon une source policière, elles n'appartenaient pas aux services chargés de l'enquête sur la tuerie de Charlie Hebdo (DGSI, Sdat, Section antiterroriste de la Brigade criminelle) au moment des faits.

Elles sont soupçonnées d'avoir transmis des copies de documents d'identification des frères Kouachi à un ancien de la DGSE (renseignements extérieurs) reconverti dans la sécurité privée, Pierre Martinet, qui avait diffusé sur sa page Facebook un avis de recherche des deux tueurs et d'un supposé complice. Ce dernier avait rapidement été mis hors de cause, mais son nom avait, du coup, circulé sur les réseaux sociaux.

Un autre homme très actif sur les réseaux sociaux, le photo-reporter Jean-Paul Ney, avait diffusé sur Twitter des images de la photo d'identité de Saïd Kouachi, l'avis de recherche et une autre fiche sur Chérif Kouachi.

Pierre Martinet et Jean-Paul Ney seront jugés pour recel de violation du secret professionnel. Les premiers éléments avaient été diffusés dans la soirée du 7 janvier, peu avant 21H00, et les noms des Kouachi étaient sortis dans les médias dans la soirée. Des sources policières avaient déploré cette divulgation, tout comme le procureur de la République de Paris, François Molins, pour qui cette fuite avait fait "disparaître tout espoir de surprise".

Un avis de recherche officiel avait été diffusé à 03H00 du matin. L'enquête confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) n'a pas permis de remonter jusqu'à la fuite initiale, qui a permis aux deux policières d'avoir les copies des documents.

"La liberté de l'information est un droit, ce n'est pas un droit absolu. C'est un droit qui doit avoir certaines limites qui tiennent au droit des gens, aux investigations en cours quand ça renvoie à des questions de sécurité et à la dignité des victimes", a déclaré François Molins. La date du procès n'a pas été fixée. Il pourrait se tenir l'été prochain, selon une source judiciaire.

Deux policières, un journaliste et un ex-agent de la DGSE

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Vos réactions

Portrait de Soso87
22/janvier/2016 - 00h25
axl59 a écrit :

L'inverse peut être vrai.

.. Ou pas
Portrait de Soso87
22/janvier/2016 - 00h25
Hannibal Smith a écrit :

on arrive pas à rattraper les terroristes mais par contre on arrive à remonter jusqu'aux agents qui ont fauté...

Ou va le monde
Portrait de Soso87
22/janvier/2016 - 00h25
C'est du grand n'importe quoi
Portrait de axl59
8/janvier/2016 - 23h11
vivemorandini a écrit :

Silence  peut sauver des vies dans certains cas .

L'inverse peut être vrai.

Portrait de moi-même
8/janvier/2016 - 20h40

Du grand n'importe quoi .. pourquoi blâmer des personnes qui ont eu le courage de les dénoncer afin que les médias informe les français .. dans ce cas allons y mettons une amande à voici qui nous les ont montré mort .. 

Je n'y comprend vraiment plus rien à ce système ! 

Retrouver l'autre psychopathe de terroristes qui court toujours 

Portrait de Hannibal Smith
8/janvier/2016 - 19h35

on arrive pas à rattraper les terroristes mais par contre on arrive à remonter jusqu'aux agents qui ont fauté...