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Dans une interview accordée au Parisien, Thierry Dol, l'un des ex-otages d'Arlit au Niger, a annoncé le dépôt de deux plaintes pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "non assistance à personne en danger" visant Areva et l'Etat Français.
Au cours de l'entretien, l'homme âgé de 34 ans est revenu sur ses 1.139 jours de captivité.
"Nous étions la plupart du temps attachés, les yeux bandés, vivant et dormant à même le sol. Ils nous traitaient comme des esclaves, nous assignaient des corvées. Le plus dur pour moi était d'accepter cet état de soumission. Nous avons subi les menaces, les tortures, les simulacres d'exécution, où les geôliers tirent juste au-dessus de votre tête", explique-t-il.
Et d'ajouter : "Nous avions droit à deux litres d'une eau maculée de gazole par jour sous 60 °C. La journée, nous étions assis dehors sous des arbres aux branches décharnées. Nous cherchions le moindre centimètre d'ombre en fonction des mouvements du soleil pour ne pas mourir déshydratés".
Concernant sa libération, Thierry Dol explique "[qu'il] ignore encore s'il y a eu rançon, si oui combien, les intermédiaires éventuels, les autres contreparties...".
"J'ai besoin de savoir. C'est l'un des objectifs de la procédure que j'intente aujourd'hui".
Aujourd'hui, le fonds de garantie lui a proposé 26 euros par jour de détention.
"Les otages de Jolo, enlevés pendant trois mois en 2000, ont obtenu une décision de justice leur octroyant une somme nettement supérieure. Avons-nous moins souffert qu'eux ? C'est indécent, après ce que nous avons vécu, de devoir entrer dans des discussions de marchands de tapis. Je ne veux plus être l'otage de personne. J'ai tout perdu. Je veux juste avoir le droit de me reconstruire", conclut-il.
Vos réactions
Un seul terme convient à ce mec : connard.
S' il a raison, il est dommage que les autres otages ne se joignent pas à ses deux plaintes
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