matthieu delormeau
Manuel Valls a annoncé lundi la tenue "à la sortie de l'été" d'un comité interministériel de sécurité routière (CISR), qui ne s'est plus réuni depuis mai 2011, alors que la mortalité routière repart à la hausse.
"Nous tiendrons un comité interministériel à la sortie de l'été pour faire un point sur la mise en oeuvre des mesures" annoncées le 26 janvier, a déclaré le Premier ministre, en déplacement avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Ces déclarations interviennent au lendemain de la révélation par le JDD d'un rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) de juillet 2014, pointant notamment un manque de collaboration interministérielle.
"L'interministérialité semble reculer (...) L'interministérialité de la politique de sécurité routière doit s'appuyer sur la tenue périodique de comités interministériels de la sécurité routière et une collaboration interministérielle forte, notamment entre ministère de l'Intérieur et ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie", affirmait le rapport, cité par le JDD.
"Il faut, c'est vrai, approfondir la logique interministérielle", a admis M. Cazeneuve, tout en fustigeant les attaques sur un manque de volonté gouvernementale.
"On ne lutte pas contre les excès de vitesse avec des excès de langage", a-t-il affirmé, rejoint par Manuel Valls qui a appelé à "éviter les polémiques stériles" et assuré que "la lutte contre l'insécurité routière (...) est une priorité" du gouvernement.
"Le rapport a été publié il y a un an. Qu'avons-nous fait depuis la publication de ce rapport ? Vingt-six mesures ont été présentées au Premier ministre au mois de janvier", a insisté le ministre de l'Intérieur.
Ces mesures "étaient une prise en compte de l'ensemble des préconisations du rapport", a-t-il expliqué, en énumérant notamment l'interdiction du kit mains libres, l'abaissement du taux d'alcoolémie pour les conducteurs novices et la baisse expérimentale de la limitation de vitesse de 90km/h à 80 km/h sur quelques axes accidentogènes.
"C'est vrai que les chiffres ne sont pas bons mais c'est faux de dire que face à cette réalité, la mesure des choses n'a pas été prise et que nous ne sommes pas dans l'action", a-t-il déclaré, en prévenant que les chiffres de la mortalité routière en juillet, attendus dans les prochains jours, "ne sont pas bons."
Le nombre de morts sur les routes a augmenté en 2014 pour la première fois en douze ans (3.384, +3,5%). Cette hausse s'est poursuivie sur les six premiers mois de 2015 (+0,8%).
Vos réactions
Quand je vois l'état des routes de campagne, je me dis que l'argent des radars va direct dans les poches des politicards et pas dans la sécurité routière.
Quand je vois l'état de tes réponses à côté de la plaque, je me dis que l'intelligence ne va pas direct dans tes synapses... quel que soit l'état de la route empruntée, l'automobiliste doit conserver sa réserve sur l'allure et donc garder sa maîtrise du véhicule, andouille.
Et le jour où ce sera le cas ça tombera bien : les radars ne seront même plus nécessaires.
Laxisme évident, non respect des priorités dans les rondpoints, non utilisation des clignotants, vitesses excessives sur les départementales, conduite sans permis tout cela en toute impunité, seuls les excès de vitesses sur des lignes droites sans aucun danger sont verbalisés, forcément la répression ne ramènera pas les voix escomptées aux futures élections pour nos gouvernants
Moi ,je crie "AU FOU" ,le mec est à enfermer ,il faut enfermer les gars comme lui qui font des exces de conneries !
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