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Le correspondant de l'AFP, Esdras Ndikumana, a été arrêté par les forces de sécurité gouvernementales et roué de coups, dimanche, après l'assassinat à Bujumbura du général Adolphe Nshimirimana, bras droit du président Nkurunziza.
Esdras Ndikumana, qui collabore également avec la radio française RFI, explique qu'il prenait des photos sur les lieux de l'attaque quand il a été arrêté par des membres du Service national de renseignement (SNR) et emmené dans leurs locaux.
Retenu durant deux heures, il dit avoir été violemment frappé au dos, aux jambes et sur les plantes des pieds.
Il a ensuite été relâché et hospitalisé, ses blessures comprenant également un doigt potentiellement brisé. La directrice de l'Information de l'AFP Michèle Léridon s'est déclarée "très choquée" par l'agression dont a été victime Esdras Ndikumana.
"Nous allons demander des explications aux autorités du Burundi ainsi que l'assurance qu'un tel incident ne puisse se reproduire.
Notre correspondant doit pouvoir continuer à exercer sa mission d'information en toute sécurité", a-t-elle ajouté.
Le général Adolphe Nshimirimana a été tué dimanche dans la capitale burundaise dans une attaque à la roquette.
Cet ancien chef d'état-major était considéré comme le numéro deux du régime, ainsi que le patron de facto de la sécurité intérieure.
Vos réactions
Ce journaliste devrait être content, c'est la preuve qu'il fait bien son boulot. Le prix Pulitzer n'est pas loin.
C'est le métier qui rentre,il en verra d'autres !
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