Le maire UMP d'Epinal, Michel Heinrich, a obtenu un euro symbolique de dommages et intérêts, après avoir été
"effacé" d'une photo publiée par un hebdomadaire local,
L'Echo des Vosges, appartenant à l'un de ses adversaires politiques historiques, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Peut-on impunément "effacer" quelqu'un d'une photo et publier ainsi le cliché retouché? C'est l'étonnante question que le député-maire avait soumise à un tribunal d'Epinal, outré que son image ait disparu de l'hebdomadaire, et y décelait "une intention de nuire" de la part de la publication.
Au coeur du conflit, un cliché d'un événement local banal: l'inauguration en mai d'un monument aux morts dans un village des Vosges, Rehaincourt.
Parmi les personnalités présentes figuraient le maire du village, le président du conseil général (et ancien président du Sénat) Christian Poncelet, et, au centre, le député Michel Heinrich.
Mais lorsque la photo de l'événement a été publiée dans l'hebdomadaire, surprise: le député-maire d'Epinal avait disparu du cliché, "ainsi, au passage, que l'une des jambes du maire du village", avait raillé l'avocat de l'édile, Me Laurent Bentz, lors d'une audience le 20 octobre.
L'Echo des Vosges, qui ne contestait pas le procédé, avait pour sa part soutenu qu'"aucune infraction n'avait été commise".
"Revient-il au tribunal de régler les problèmes narcissiques de M. Heinrich?", avait interrogé l'avocat de l'hebdomadaire, Me Alain Behr, qui avait moqué "une affaire digne de San Antonio".
Le tribunal de proximité d'Epinal a également condamné l'hebdomadaire à 900 euros au titre des frais d'avocats.
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