04/09/2014 12:58

Les ventes du Canard enchaîné en chute de 16% en 2013!

Le Canard enchaîné a vu ses ventes chuter de 16% en 2013 et son bénéfice passer de 2,9 millions d'euros, en 2012, à 2 millions l'an dernier, après avoir longtemps résisté à la crise de la presse.

"La crise de la presse n'épargne pas, cette fois-ci, +Le Canard+, dont la vente chute de 16% en 2013", écrit le journal satirique qui publie ses comptes dans son édition de mercredi. En 2012, la diffusion totale payée avait reculé de 5,7%. En 2013, la diffusion totale payée s'est élevée à 399.567 exemplaires en moyenne par semaine, dont 304.891 via le distributeur de presse Presstalis, 69.996 pour les abonnements et 24.680 achetés par les compagnies aériennes.

Selon le "Palmipède", ce mauvais résultat "n'est pas vraiment une surprise" car sa diffusion "baisse - c'est ainsi - quand la gauche est au pouvoir". Il explique cette tendance par la "désertion de certains de nos lecteurs, de sensibilité socialiste, qui trouvent +Le Canard+ trop sévère et préfèrent ne pas voir les déficiences du gouvernement qu'ils ont appelé de leurs voeux".

"Pareil phénomène s'était déjà produit sous Mitterrand, en 1982, lorsque la vente du Palmipède avait dégringolé de 25% avant de regrimper", écrit le journal qui n'a pas augmenté son prix de vente depuis 23 ans (1,20 euro).

Entre 2012 et 2013, le produit d'exploitation du Canard Enchaîné, essentiellement composé de ses ventes puisque le journal est sans publicité, est passé de 30,1 à 25,2 millions d'euros tandis que son résultat d'exploitation était également à la baisse, passant de 4,1 à 1,2 millions d'euros. L'hebdomadaire, spécialisé dans la révélation de scandales politico-financiers, est concurrencé sur ce terrain par le site Mediapart.

En 2013, les scoops de Mediapart sur l'affaire Cahuzac, avaient conduit à la démission puis à la mise en examen du ministre du Budget de l'époque, Jérôme Cahuzac, qui détenait un compte bancaire caché en Suisse. Ses aveux avaient provoqué un scandale politique.

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Vos réactions

Portrait de étonnée
5/septembre/2014 - 03h38
Volques a écrit :

Eh oui c'est plus facile de critiquer la droite que la gauche comme beaucoup d'autres hebdos ! vous avez choisi alors il ne faut pas pleurer.

je crois que vous êtes dans l'erreur  il critique la droite et la gauche cependant lorsque la droite est critiquée les socialistes courent très très vite  chercher ce canard mais lorsque le canard critique le pouvoir de gauche, surtout celui actuel et il y a de quoi...., ils boycottent le journal.

 

donc ce sont les acheteurs socialistes qu'il convient de mettre en cause car ils ne supportent en aucun cas la critique

Portrait de Nono75
4/septembre/2014 - 21h14

De plus, le Canard met de côté les bénéfices qu'il fait chaque année, ca lui permet de voir venir...

Il n'y a pas de pub dans le Canard = indépendance, idem pour les journalistes : pas de cadeaux, de décorations, etc.

Equipe journalistique de taille réduite.

Le journal appartient à ses journalistes.

Mon seul regret : pas de version électronique, ce qui n'est pas pratique lorsqu'on n'est pas en France.

Portrait de Carmen Cru
4/septembre/2014 - 20h30 - depuis l'application mobile

Épargne-nous ta bêtise Volques ton commentaire montre que tu n'as jamais ouvert le canard de ta vie.

Portrait de Nono75
4/septembre/2014 - 19h45

QU'est ce qu'il ne faut pas lire comme stupidité des fois.

Le Canard subventionné ?

A part l'aide postale qui n'est pas même pas versée au journal, il n'y en a pas.

Le Canard de gauche ? Sérieux, achetez en un pour voir avant de réconter n'importe quoi.

Vu comment le gouvernement morfle chaque semaine, on ne peut pas franchement dire que le Canard est pro gouvernement.

Portrait de Volques
4/septembre/2014 - 18h55

Eh oui c'est plus facile de critiquer la droite que la gauche comme beaucoup d'autres hebdos ! vous avez choisi alors il ne faut pas pleurer.

Portrait de inid-narom
4/septembre/2014 - 13h42 - depuis l'application mobile

J'aime bien le Canard, mais il fait vieillot, c'est l'Almanach Vermot de la politique, ça sent l'encre et la plume. L'existence de milliers de sites d'infos , vraies ou fausses, a tué le volatile, dont la rentabilité va peu à peu poser problème. Dommage mais on est plus aux images d'Epinal.