xavier dupont de ligonnes Le groupe M6 a dévoilé cette semaine ses résultats financiers pour le premier trimestre 2026, marqués par un net recul de son activité. Le chiffre d’affaires s’établit à 297,7 millions d’euros, contre 315 millions un an plus tôt. Soit une baisse de 5,5% sur un an, dans un contexte économique jugé difficile par le groupe.
Cette diminution s’explique principalement par la fragilité du marché publicitaire. Les annonceurs réduisent leurs investissements face aux incertitudes économiques internationales. Le pôle vidéo, cœur du modèle de M6, enregistre une baisse notable de ses revenus publicitaires.
Sur ce segment, le recul atteint environ 7% sur les trois premiers mois de l’année. Les revenus globaux issus de la publicité chutent également de près de 6%.
Dans le même temps, les activités non publicitaires reculent elles aussi, bien que plus modérément. La production audiovisuelle et le cinéma sont particulièrement touchés par un calendrier de sorties défavorable.
À l’inverse, le streaming affiche une progression notable, avec une hausse du nombre d’utilisateurs de la plateforme M6+. Mais cette croissance ne suffit pas à compenser la chute du linéaire.
Malgré ce recul du chiffre d’affaires, le groupe parvient à maintenir sa rentabilité. L’Ebita atteint ainsi 49,1 millions d’euros, en légère hausse sur un an. Cette performance repose sur une politique stricte de maîtrise des coûts. Sur le plan des audiences, le groupe résiste plutôt bien sur la cible commerciale.
Mais la chaîne M6 elle-même subit la concurrence accrue des autres diffuseurs. Le groupe mise désormais sur la Coupe du monde 2026 pour relancer ses recettes publicitaires. Cet événement pourrait constituer un levier important de rebond au second semestre. Dans un marché en mutation, M6 reste donc solide, mais clairement sous pression.
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