05/06/2014 10:39

Des intermittents, en colère, ont empêché la première d'un opéra hier soir à Montpellier

Les intermittents du spectacle qui dénoncent la nouvelle convention d'assurance chômage ont empêché mercredi soir la première de la Traviata (Verdi) de l'Opéra Orchestre National (OONM) de Montpellier.

Les manifestants a décidé par vote d'occuper la scène, a indiqué la directrice de l'OONM pour expliquer l'annulation aux spectateurs mécontents qui ont copieusement sifflé et hué les manifestants.

Dans un premier temps, plus d'une centaine d'intermittents ont investi la scène avant le début du spectacle et une représentante avait pris la parole pour expliquer les raisons de la manifestation.

La directrice de l'OONM Valérie Chevalier, puis le maire de Montpellier le DVG Philippe Saurel, ont apporté leur soutien au mouvement des intermittents.

Après les discours, le rideau a été baissé. Mais les intermittents ont refusé de quitter le plateau. Puis ils ont voté une demi-heure plus tard l'occupation de la scène, empêchant le spectacle.

Les intermittents demandent au gouvernement de "ne pas agréer l'accord du 22 mars" qui "n'apparaît pas à la hauteur d'une réforme progressiste et ambitieuse de l'intermittence".

Mardi, ils ont entamé un mouvement de grève au Printemps des comédiens. Ce mouvement de grève a déjà entraîné l'annulation de deux pièces du festival, et une troisième jeudi, est fortement menacée.

Une nouvelle assemblée générale des intermittents est prévue jeudi matin pour décider de la suite du mouvement.

La nouvelle convention d'assurance chômage instaure un système de "droits rechargeables" mais durcit le régime des intermittents et des cadres. Transcription de l'accord conclu le 22 mars par trois centrales (CFDT, FO, CFTC) et les employeurs (Medef, CGPME, UPA), elle doit entrer en vigueur le 1er juillet après avoir obtenu l'agrément du ministère du Travail.

Les intermittents, fortement mobilisés au printemps, réclament la réouverture de négociations sur la base des propositions du comité de suivi. Celui-ci réunit des représentants des intermittents, des entreprises du spectacle et des parlementaires.

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Vos réactions

Portrait de bruno.13
5/juin/2014 - 17h18

De plus  en plus cons les intermittents. Ils mettent en avant la sauvegarde de la culture et il empeche une manisfestation culturelle. De toute facon leur régime est injustifié et ils doivent être mis sur le meme plan que tous les autres travailleurs.

Portrait de iracoubo
5/juin/2014 - 17h07 - depuis l'application mobile

trop facile de vivre au crochet du contribuable.s'ils sont trop nombreux qu'ils se recyclent.

Portrait de fabien
5/juin/2014 - 14h31

Ils viennent saccager le travail de leurs collègues : c'est vraiment intelligent !!!!

Que leur statut (et tous les autres statuts de priviliégiés) disparaisse et qu’ils deviennent auto-entrepreneurs. Ils pourront ainsi se concentrer sur la recherche de travail au lieu d’attendre dans leur canapé.

Portrait de paulau
5/juin/2014 - 12h11

Travail intermittent , revenu permanent ; elle est pas belle la vie ?

Portrait de moise63
5/juin/2014 - 12h09

Si intermittent est un métier pénible, rien ne les empêche de changer de métier !