28/02/2014 10:03

Ipsos : Chute du bénéfice net 2013 de 76,5% en raison d'une charge exceptionnelle

Le groupe français d'études et de sondages Ipsos a vu son résultat net plonger de 76,5% en 2013 à 17,4 millions d'euros en raison d'une charge exceptionnelle liée à l'acquisition du britannique Synovate.

Ipsos a également été pénalisé par des effets de change défavorables, mais fait état d'une accélération de sa croissance organique en fin d'année.

Son chiffre d'affaires sur l'année a reculé de 4,3% à 1,7 milliard d'euros, mais seulement de 0,8% en organique.

En revanche, la marge opérationnelle a progressé à 182,1 millions d'euros.

Le groupe explique qu'en raison du différend qui l'oppose au britannique Aegis au sujet du prix d'acquisition en 2011 de Synovate, il a passé une charge exceptionnelle de 71,3 millions d'euros sur son exercice 2013.

Dans le détail, Ipsos explique que le montant de l'ajustement contractuel post-clôture du prix d'acquisition s'établit à 117,6 millions d'euros, mais qu'en parallèle, d'autres réestimations des éléments d'actif et de passif de Synovate, pour un montant de 46,3 millions d'euros, ont permis de réduire ces charges à 71,3 millions d'euros.

Il a par ailleurs reçu d'Aegis, le 19 juillet dernier, la somme 15,4 millions d'euros, sur laquelle il est en désaccord "mais a considéré à ce stade que le montant reçu correspondait à l'ajustement final du prix d'acquisition en relation avec les clauses d'ajustement post-clôture contractuelles".

Enfin concernant ce dossier, Ipsos indique avoir "assigné Aegis via des procédures juridiques à Londres au titre des garanties de passif, d'obligations fiscales et d'obligations déclenchées par le non-respect du contrat d'acquisition".

En ajusté, le bénéfice net s'établit à 121 millions d'euros, en hausse de 2,1% par rapport à 2012, souligne Ipsos.

Hormis ces éléments exceptionnels, Ipsos a été affecté l'an dernier par des effets de change défavorables qui le pénalisent en euros à hauteur de 4,4%.

A ce titre, il prévient que les baisses des monnaies japonaises et des pays émergents auront "encore des conséquences sur les comptes d'Ipsos en 2014, au moins au cours du premier semestre".

Ipsos a également vu son périmètre d'activité reculer de 0,7% en raison de son retrait de pays périphériques et de la cession d'une activité de films basée à Los Angeles.

Toutefois, l'activité du groupe s'est accélérée en fin d'année avec une croissance de 1,8 et 1,6% aux troisième et quatrième trimestres, grâce à une activité soutenue avec ses grands clients internationaux, les pays en voie de développement et les "nouveaux services"

Les dettes financières nettes du groupe s'élèvent à 544,8 millions d'euros fin 2013, "en baisse significative par rapport au niveau de 634 millions d'euros du 30 juin 2013", se félicite-t-il.

Côté perspectives, Ipsos, dont la signature publicitaire est "Nobody's unpredictable", pense être "en mesure de retrouver un meilleur rythme, une véritable croissance".

"Une accélération de son rythme de croissance qui, sur une base comparable devrait atteindre ou dépasser 3%, lui permettra plus aisément d'améliorer ses marges, de diminuer sa dette et in fine d'exploiter pleinement les ressources humaines, professionnelles, techniques et opérationnelles générées par la combinaison, il y a deux ans, d'Ipsos et de Synovate", ajoute-t-il.

Enfin, Ipsos indique qu'il proposera le versement d'un dividende de 70 centimes par action lors de son assemblée générale des actionnaires le 25 avril prochain.

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Vos réactions

Portrait de Ridley
8/mars/2014 - 06h19

Je ne vais pas m'en plaindre