19/11/2013 07:16

Enquête - Tireur: Reportage sur les Champs-Elysées après une journée sous haute tension

Par Boniface MURUTAMPUNZI

"La vie ne s'arrête pas parce qu'un fou veut faire parler de lui".

L'avenue des Champs-Elysées avait repris son souffle lundi soir, plusieurs heures après que le tireur ayant grièvement blessé un homme dans l'entrée de Libération s'y est fait déposer par un automobiliste pris en otage.

"La vie continue", résume un homme qui a refusé de dévoiler son nom mais qui se présente comme un prestataire du cinéma UGC Normandie.

"Elle ne va pas s'arrêter parce qu'un fou a voulu parler de lui", ajoute ce gaillard à la mise soignée. Il espère que la police lancée aux trousses du tireur "va lui mettre la main dessus rapidement".

"Il ne faut pas céder à la psychose", recommande l'homme qui juge tout de même "surréaliste" l'image d'un hélicoptère survolant la célèbre avenue. "Ce n'est pas une bonne image pour nous".

L'appareil a survolé les Champs Elysées après une brève prise d'otage à la suite de coups de feu tirés contre une banque dans le proche quartier d'affaires de La Défense. C'est après avoir ouvert le feu que le tireur aurait pris en otage un automobiliste qu'il a libéré sur l'avenue Georges V.

Vendeuse dans une boutique de luxe, Fatimatou Diallo se trouvait justement chez un opticien à La Défense quand les tirs ont retenti.

"On parlait d'une prise d'otage par un homme dangereux. Il y a eu un peu de panique. Dans le métro on nous demandait de quitter La Défense au plus vite". Arrivée à 13 heures dans la boutique où elle travaille sur les Champs, elle a trouvé quelques clients apeurés, qui ne voulaient pas sortir. Un vent de panique a aussi soufflé dans la boutique Nike quand l'hélicoptère de la Sécurité civile tournoyait au dessus du quartier.

"On a été contraint de mettre plus d'agents pour contrôler et surveiller l'acces du magasin. Il nous a fallu fermer une des portes et laisser un seul un seul accès. En fait, on a mis en place une sorte de plan vigipirate pour gérer tout ca pendant trois heures", a raconté Patricio Bahamonde responsable de la sécurité du magasin.

"On a informé les clients de cette gêne inhabituelle, mais il fallait être vigilant", a-t-il ajouté. Gérant du café le Georges V, Marc qui a refusé de dévoiler son patronyme a observé "beaucoup de policiers en civil et en uniforme" en début d'après-midi. "Les Champs-Elysées sont sécurisés", mais "imaginer un gars qui rôde ici avec un fusil à la main c'est quand même extrême", souffle-t-il. "On préfère le savoir derrière les barreaux plutôt qu'en liberté".

En début de soirée, il n' y avait plus d'hélicoptère dans le ciel et pas de dispositif policier particulier sur l'avenue illuminée.

"Les clients sont venus comme d'habitude, ils n'ont pas déserté", sourit Marc.

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Vos réactions

Portrait de NICKI-MENAJ
19/novembre/2013 - 12h20
fatimatou diallo c'est de la famille à la femme de chambre de l'aiffaire dsk?? mdr