18/09/2013 10:32

Les Emplois d'avenir "marchent très bien", selon le ministre du Travail

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a indiqué mardi que 56.000 emplois d'avenir avaient été signés à ce jour et appelé à "donner un dernier coup de rein" pour atteindre l'objectif de 100.000 signés à la fin de l'année.

M. Sapin a participé comme plusieurs de ses collègues du gouvernement à une réunion de travail sur l'emploi à Matignon autour de Jean-Marc Ayrault.

"Tous les ministres doivent se mobiliser, ils le sont, pour mettre en oeuvre, donner de la dynamique à des politiques qui sont en train de réussir", a déclaré M. Sapin à l'issue de la réunion.

Selon lui, "les emplois d'avenir ça marche très bien!". "Il y a un dernier coup de rein à donner dans tous les secteurs pour qu'en septembre, octobre, novembre nous ayons atteint et même peut-être dépassé les objectifs", a-t-il ajouté.

Les emplois d'avenir, créés par une loi entrée en vigueur le 2 novembre 2012, s'adressent à des jeunes de 16 à 25 ans dépourvus de tout diplôme et qualification et comportent une exigence de formation. L'objectif du gouvernement est de signer 100.000 emplois d'avenir d'ici la fin 2013 et 50.000 en 2014.

"Il y a 56.000 emplois d'avenir, tous les jours il y en a 500 qui sont signés, il faut maintenir ce rythme et l’amplifier", a précisé M. Sapin.

Le ministre a aussi fait valoir que "les contrats de génération démarrent bien dans les petites entreprises".

Idée phare de François Hollande, le contrat de génération est destiné à favoriser l'embauche des jeunes et le maintien des seniors dans l'emploi.

"Les grandes entreprises ont encore quelques jours pour finir leur négociation et vous verrez que ce sont des milliers et milliers de jeunes qui, grâce aux contrats de génération vont retrouver une voie", a assuré M. Sapin.

"Tous les relais seront activés pour pour le développer davantage", a aussi indiqué par la suite le Premier ministre dans un communiqué.

Celui-ci a également précisé que le gouvernement "mobilise 440.000 contrats aidés non marchands, dont 60% ont déjà été mis en place", avec une priorité donnée à l'éducation nationale.

Pour le Premier ministre, la "bataille" pour l'emploi "porte déjà ses fruits chez les plus jeunes puisque le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans est en baisse depuis maintenant 3 mois consécutifs".

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Vos réactions

Portrait de stephaned06
18/septembre/2013 - 17h49 - depuis l'application mobile
Alain Béchamel a écrit :

En 2009, la France décroche de l'Allemagne sur le plan de l'emploi malgré une récession moins forte. En cause : des choix politiques.

 

En mai 2008, alors que la crise financière commence à inquiéter les agents économiques et que le prix du pétrole affole les industriels, les courbes du chômage française et allemande se croisent pour la première fois depuis janvier 2002. Ce mois-là, les deux taux de chômage sont parfaitement identiques : 7,7 % des deux côté du Rhin (selon les données d'Eurostat). Dès le mois de juin 2008, le taux de chômage allemand passe sous son équivalent français. Il y est encore et l'écart n'a fait que se creuser puisque, avec la crise qui a suivi la faillite de Lehman Brothers, le chômage a baissé outre-Rhin et a augmenté en France. En juillet dernier, le taux de chômage allemand était de 5,3 %, celui de la France à 11 %.

 

Moins de récession en France, mais plus de chômage

 

Plusieurs raisons structurelles expliquent cette différence, mais les choix politiques n'y sont pas non plus pour rien. Le décrochage français commence en effet au cœur de la grande crise, entre l'été 2008 et l'été 2009. En juin 2009, l'écart entre le taux de chômage allemand et le taux de chômage français atteint déjà 1,6 point. Etonnant quand on sait que l'Allemagne a été frappée de plein fouet par la crise au cours du dernier trimestre 2008 et des deux premiers de 2009. L'investissement a reculé de près d'un tiers. Les carnets de commande se sont subitement vidés. A la fin de l'année 2009, la facture pour l'Allemagne sera salée : le PIB aura reculé de 5,1 % ! En comparaison, la France s'en sort bien : le PIB n'a reculé que de 2,2 %.

 

Et pourtant, le taux de chômage atteint alors 9,6 % en France, soit près de deux points qu'en mai 2008, alors qu'il a à peine augmenté en Allemagne où il atteint 8 %, son point haut de la crise. Cette bonne résistance du marché de l'emploi allemand va annoncer une décrue rapide dans les mois suivants, alors qu'en France, le taux va continuer à augmenter, jusqu'à 10 % en novembre 2009.

 

Outre-Rhin, on a réduit le temps de travail

 

Que s'est-il passé ? Outre-Rhin, les entreprises n'ont pas réagi comme en France devant l'effondrement de la demande. Comme le souligne Holger Schäfer, économiste à l'institut économique IW Köln, proche du patronat, « pour faire face à la baisse des commandes et de la production, les patrons allemands ont préféré réduire le nombre d'heures travaillées plutôt que de réduire les effectifs. » Il est vrai que, dans un contexte démographique difficile, les entreprises préféraient outre-Rhin préserver leur main d'œuvre qualifiée. Du coup, on a joué sur tous les leviers pour réduire le temps de travail. On a soldé les comptes épargne-temps, on a utilisé le très généreux système de chômage partiel (le fameux Kurzarbeit), et… on a réduit drastiquement les heures supplémentaires.

 

En France, on a subventionné les heures supplémentaires ; en Allemagne, on a subventionné la réduction du temps de travail

 

Pendant que l'Allemagne préservait ses emplois en réduisant le temps de travail, la France faisait le choix inverse et, par la loi Tepa voulu par Nicolas Sarkozy, subventionnait les heures supplémentaires. Du coup, les chefs d'entreprise français augmentaient le temps de travail par employé et répondait à la baisse des commandes par des réductions d'effectifs. Voici comment une moindre baisse de l'activité en France s'est traduite par une plus forte hausse du chômage.

 

Pire même, lorsque la demande internationale a commencé à repartir à la fin du premier semestre 2009, les Allemands ont pu rapidement remobiliser leurs effectifs pour y répondre et le chômage s'est vite stabilisé. A l'inverse, les patrons français y ont répondu par une augmentation des heures supplémentaires et le chômage a continué à progresser pendant plusieurs mois, avant de reculer très lentement. L'écart né à ce moment de deux choix différents face à la crise : d'un côté subventionner les heures supplémentaires, de l'autre subventionner une réduction du temps de travail flexible a créé un écart entre les deux marchés de l'emploi qui ne s'est pas résorbé.La Tribune

 

Bonne nouvelle le fossoyeur de cette politique vient de dire sur BFM qu'il ne reviendrait pas..

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Portrait de nicocaro30490
18/septembre/2013 - 16h35

C est bizarre  cette methode que la gauche met en place par rapport au jeunes sa me rappel 1998 gouvernement jospin.........

il y avait en mairie plein de technitien de surface en ville qui étaient assis a rien faire...

et mm Taubira ( qui est a cote de la plaque) me fais penser à mm Guigou de 1998.....

 

bref ca a fini un 21 avril 2002....

repetition 2017 sarko contre marine lepen au 2eme tours.

Portrait de nicocaro30490
18/septembre/2013 - 16h31

Je pense que si l objectif des emploi jeune n est pas ateint et que si la courbe du chomage ne s'inverse pas.

Sa risque detre de la faute de sarkozy......

( cest mossieur Sapin qui la dit tres souvent...........

Portrait de varach
18/septembre/2013 - 15h51

Emploi jeune V2.0 .. histoire faire chuter les chiffres , et apres retour à la case chomage .. 

Portrait de Laurent93
18/septembre/2013 - 14h24 - depuis l'application mobile

Des sous contrats.

Portrait de Matéo lacorne
18/septembre/2013 - 14h10 - depuis l'application mobile

Il y à plus d'emploi d'avenir

Portrait de Koro
18/septembre/2013 - 12h07
ptiphilou02 a écrit :

c est a dire ? les emplois d avenir ! il fait reference a la voyance ? :)

On voit ou ça mène smiley

Portrait de petit lascar
18/septembre/2013 - 11h45

pour lui "emploi d'avenir " c'est quoi des fonctionnaires  ou des emplois précaires déguisés ? parce que mettre 2 emplois aidés pour faire 1 tps plein c'est vrai que la courbe du chomage va baisser mais les gens ne seront pas mieux lotis avec des CDD de 20h par semaine comme on peut le voir ds les 3/4 des CUI, CAI.

Le gouvernement ne fera jamais rien pour l'emploi, là il en arrive à créer des emplois fictifs au frais du contribuable à l'approche des élections.

Portrait de Danux
18/septembre/2013 - 11h12

Tu parles ! Les postes dans l'éducation nationnale ne sont toujours pas tous pourvu faute de trouver des étudiants pour y participer ! Les conditions sont tellement sélectives que personne ne peut s'y inscrire, non pas car on ne veut, mais car on n'est même pas élligible au système. C'est vraiment mal fait et mal organisé !

Portrait de france66
18/septembre/2013 - 11h02
france31400 a écrit :

c'est comme les emplois jeunes d'aubry  çà marche un temps et puis après au bout de 2 ans qu'est ce qu'on en fait?

et bien, on les met dehors et on prend d'autres.C'est comme ça que se passe dans ma commune !! 

Portrait de Koro
18/septembre/2013 - 10h53

La marmotte met le chocolat ... smiley

Portrait de Taomon
18/septembre/2013 - 10h33

Ah ben, quand on voit les chiffres du chiffres du chômage, ça se voit, en effet...

 

Quel déconneur ce Sapin !