Ce mardi matin, le directeur de "Libération" Laurent Joffrin publie une longue tribune dans son journal en réponse à Julien Dray. Le député de l'Essonne a, dans son dernier livre, adressé une lettre ouverte au quotidien auquel il reproche plusieurs articles sur l'enquête préliminaire dont il est l'objet pour abus de confiance. Julien Dray avait déposé plainte contre le journal pour "diffamation" et "atteinte à la vie privée".
"Comment un journal ami, dis-tu en substance, a-t-il pu te traiter ainsi, rapportant avec éclat les accusations portées contre toi, posant des questions dérangeantes et donnant à cette affaire un retentissement à tes yeux excessifs?" écrit Laurent Joffrin qui affirme également qu'un directeur de journal ne peut se fonder sur des liens d'amitiés pour exercer sa fonction.
"Le journalisme obéit à des régles. Dès lors que ton affaire surgissait sur la place publique, je devais m'y conformer, quelle que soit la sympathie que je pouvais par ailleurs éprouver" ajoute-t-il précisant avoir proposé au député de s'expliquer longuement dans "Libération" à ce moment là, sans succès.
Quant à une atteinte portée à la présomption d'innocence, Laurent Joffrin rappelle qu'il en est de même dans toutes les grandes démocraties: la presse rend compte des affaires en cours.
"Dans notre traitement, nous devons calibrer les titres, évaluer au plus juste les éléments d'accusations et traiter la partie accusée avec la plus grande équité, qu'elle soit illustre et anonyme. Dans cette exercice, nous sommes faillibles. Mais nous nous efforçons de bien informer le public, dans la mesure de notre humaine imperfection" conclut le directeur de "Libération".
"Un journal ami" selon Dray. Il sous-entendait "journal de gauche".
Et bien, il constate que, lorsque l'intérêt de vendre un journal prime sur l'amitié.
Cela dit, l'information n'avait pas à paraître avant qu'il ne soit jugé.
Je pense que celui qui est condamnable est la personne qui a divulgué les éléments de l'enquête.
De droite comme de gauche, les journalistes (ils sont 82% à gauche) devraient respecter le secret de l'enquête.
euh le secret de l'instruction continue à avoir du plomb dans l'aile ... mais les vrais journalistes devraient le respecter ... sinon ce ne sont que des journaleux avides de scoops ...
Vos réactions
Et oui, lors d'une instruction, rien ne doit être divulgué.
Et bien si on a pas la preuve de la connivence entre Libération et le parti socialiste, qu'est ce qu'il faut ?
"Mais nous nous efforçons de bien informer le public"
Mitterand, reste allongé! ça fait désordre là !:mrgreen:
"Un journal ami" selon Dray. Il sous-entendait "journal de gauche".
Et bien, il constate que, lorsque l'intérêt de vendre un journal prime sur l'amitié.
Cela dit, l'information n'avait pas à paraître avant qu'il ne soit jugé.
Je pense que celui qui est condamnable est la personne qui a divulgué les éléments de l'enquête.
De droite comme de gauche, les journalistes (ils sont 82% à gauche) devraient respecter le secret de l'enquête.
joffrin prend quand même des gants avec ses amis !!!!
euh le secret de l'instruction continue à avoir du plomb dans l'aile ... mais les vrais journalistes devraient le respecter ... sinon ce ne sont que des journaleux avides de scoops ...
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