06/06/2013 14:21

Dans un livre, le journaliste Renaud Revel évoque les relations entre les présidents de la République et les journalistes

Les éditions First publient, aujourd'hui, "Les Amazones de la République" écrit par Renaud Revel de L'Express. Dans ce livre, on découvre les relations qu'entretenaient d'anciens présidents de la République avec des femmes journalistes ou encore des comédiennes. 

On apprend que, pour obtenir plus facilement les confidences d'hommes politiques, Françoise Giroud, la directrice de L'Express, a eu l'idée d'embaucher des femmes au service politique. Parmi elles, Michèle Cotta et Catherine Nay. "Telles deux perles enchâssées dans un écrin, Michèle Cotta et Catherine Nay affolèrent ainsi les haras de la République dont elles sillonnèrent les coulisses, greniers et boudoirs" explique le journaliste. 

Catherine Nay précise que "la journaliste reste le meilleur ami de l'homme politique. Elle est à la fois son premier auditeur, sa première lectrice, sa maîtresse, sa compagne, sa psychothérapeute, sa nourrisse et confidente". 

Au cours de l'ouvrage, le lecteur découvre que Valéry Giscard d'Estaing ne succombait pas au charme des femmes journalistes. "Si VGE aimait les femmes, il n'avait que bien peu d'appétence pour les journalistes. Pour ce grand amateur d’actrices pailletées de gloire, elles formaient une corporation dangereuse et pas assez glamour, à son goût". 

De son côté, son successeur, François Mitterrand, était un "flibustier des coeurs, collectionneur insatiable et libertin aux méthodes affinées et raffinées". 

Au cours de son mandat, le Président Mitterrand emmena Sylvie Pierre-Brosolette, journaliste au Point, à Deauville et dans quelques uns des restaurants les plus recherchés de la capitale. 

"Mais cette liaison eut également des aspects incongrus et pittoresques : c’est ainsi que la jeune journaliste allait notamment chercher François Mitterrand dans ses bureaux de la place du Palais Bourbon au volant d’une Renault 5 prêtée par Valérie-Anne Giscard d’Estaing, l’une des deux filles du président de la République" précise Renaud Revel. 

Dans "Les Amazones de la République", on apprend que l'ancienne grand reporter de TF1, Marine Jacquemin, était très proche de François Mitterrand jusqu'à l'accompagner à une réunion du G7 ou à le filmer dans sa maison de campagne pour un reportage exclusif alors qu'il est déjà très malade. 

Alors qu'une ancienne journaliste de TF1 préparait un entretien télévisé, "François Mitterrand a interrompu cette réunion de préparation et congédier tous ceux présents dans la pièce pour se retrouver seul avec la journaliste qu’il a emmené dans une petite pièce et lui a touché le bas des reins mais sans insister face à son refus". 

Jacques Chirac "fut sans doute le seul président de la Vème République à avoir sérieusement envisagé de claquer la porte du domicile conjugal pour une femme, journaliste de surcroit". 

Dans le livre, on découvre que le plus grand amour du prédécesseur de Nicolas Sarkozy était la journaliste du Figaro Jacqueline Chabridon dont il est tombé amoureux à partir des années 70. Une relation qui a duré lorsqu'il était Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, de 1974 à 1976. Jacques Chirac lui écrivait des mots doux sur des serviettes de restaurant qu'il lui envoyait et s'absentait des après-midis pour être avec elle.

Un journaliste de l'AFP avait titré une photo : "Le Premier ministre Jacques Chirac et son épouse en visite à New Delhi" alors qu'il s'agissait de la journaliste et non de son épouse, Bernadette Chirac. 

Dans les années 90, Jacques Chirac fréquenta également une journaliste de l'AFP, Elisabeth Friedrich, avant que Bernadette Chirac ne s'arrange pour l'évincer avec, en échange, un bureau au service logement de la ville de Paris.

Pour retrouver une ou des journalistes, Jacques Chirac a fait acheter, par la ville de Paris, un minibus aux vitres teintées, présent dans les cortèges officiels pour aller les rejoindre, en toute occasion et régulièrement.  

"Les Amazones de la République" évoque également l'ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy, dont "les femmes, omniprésentes à ses côtés tout au long de sa conquête du pouvoir, l'ont accompagné dans son ascension, comme dans sa chute". "Quand Mitterrand et Chirac rivalisaient à distance, tableau de chasse à l’appui, Nicolas Sarkozy enchaînait des passions toutes exclusives, sans jouer de surenchères". 

Dans le chapitre consacré à Nicolas Sarkozy, le journaliste de l'Express prend beaucoup de réserve pour parler d'une relation avec Laurence Ferrari qui remonte à l'automne 2007, quelques semaines avant sa rencontre avec Carla Bruni. 

Renaud Revel évoque aussi le rôle joué par Nicolas Sarkozy dans la nomination de Laurence Ferrari au 20h de TF1 tout en rappelant qu'il souhaitait se débarrasser de PPDA. L'ancien Président est intervenu pour que l'arrivée de la journaliste sur D8 se passe bien - il connaît Rodolphe Belmer, le patron de Canal +, depuis de nombreuses années. 

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Vos réactions

Portrait de bozo972
6/juin/2013 - 16h42

Pratique pour ces femmes d'obtenir un scoop entre deux mordillements de coussins.

Voila qui me rappelle le documentaire "les nouveaux chiens de garde" qui démontre les liens étroits entre journalistes et politiques, cela devrait être interdit dans un pays qui se déclare démocratique.

Le quatrième pouvoir n'est plus depuis un bail en France.

Portrait de claud34
6/juin/2013 - 16h26

Si tout cela est vrai, DSK est un enfant de choeur à côté.

Portrait de super chatou
6/juin/2013 - 14h37

rien sur la relation extraconjugale entre sim et anémone giscard d'estaing ? foutaises ce livre pff..

Portrait de DeathWing
6/juin/2013 - 14h36

Rien de nouveau sous les tropiques.. Tout cela est connu et archiconnu..