23/02/2013 14:31

L'ex-otage des Farc Roméo Langlois raconte sa détention dans un livre

Le journaliste français Roméo Langlois, ex-otage libéré fin mai 2012 par les Farc en Colombie, raconte dans un livre, "Jungle blues" (éditions Don Quichotte), sa capture et sa détention pendant un mois par la guérilla, une manière pour lui de "clore cette histoire".

Dans ce récit, sorti le 14 février, l'ancien correspondant de France 24 à Bogota, désormais grand reporter pour la chaîne d'information en continu à 

Paris, revient sur ces 33 jours de captivité qui l'ont durablement marqué. "Les guérilleros m'ont assez vite donné un +kit d'otage+ avec notamment un carnet. Donc j'ai commencé à écrire", raconte le journaliste de 35 ans. 

"Je me suis dit que c'était l'occasion de raconter ce qui m'était arrivé, et surtout de raconter le conflit colombien et la guérilla des Farc", 

poursuit-il. "C'est vraiment à la fin de la rédaction que j'ai eu l'impression d'avoir clos cette histoire".

Travaillant depuis plus de dix ans en Colombie, Roméo Langlois avait été capturé le 28 avril lors de l'attaque d'une brigade de l'armée qu'il accompagnait pour filmer une opération anti-drogue, embuscade durant laquelle plusieurs militaires avaient été tués, dont le soldat chargé de sa protection. Lui-même avait été blessé au bras.

Dans son livre, il fait le récit d'une captivité jalonnée alternativement par l'attente, l'ennui, la souffrance, le découragement ou la peur: de son départ pour cette expédition jusqu'à sa libération, "l'un des moments les plus intenses de sa vie", en passant par l'embuscade, sa décision de se rendre aux guérilleros puis sa longue errance avec eux d'un campement à l'autre dans l'incertitude de son sort, au milieu des moustiques ou des serpents.

Roméo Langlois avait déjà réalisé un documentaire de 26 minutes sur la bataille qui a précédé sa capture, "Colombie: à balles réelles", diffusé sur France 24 en juin. 

Depuis sa libération, il n'est retourné en Colombie qu'une dizaine de jours, mais "espère qu'il continuera toute sa vie à y aller régulièrement".

Fondée en 1964, la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) compte encore, selon le gouvernement, 8.000 combattants. Elle a ouvert depuis novembre des négociations de paix avec les autorités.

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Vos réactions

Portrait de Koba vaincra
24/février/2013 - 18h32
Tounebu a écrit :

Comme si on ne lui avait pas donné assez d'argent pour le faire libérer...

Non,les FARC-EP avaient déjat annoncer depuis plusieurs mois l'abandon des prises d'otages contre rançon.S'ils l'on capturez c'est parce qu'ils l'on pris pour un conseiller militaires américain.Ils en on ensuite un peu profitez pour se faire connaitre en europe et l'on libérez un mois après.

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