30/11/2012 09:41

Le fondateur de Wikileaks affirme qu'il ne souffre d'"aucune affection médicale urgente"

L'ambassade d'Equateur à Londres a publié jeudi une mise au point sur l'état de santé du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié dans ses locaux depuis cinq mois, en affirmant qu'il ne souffrait d'"aucune affection médicale urgente".

Lors d'une visite à Quito, l'ambassadrice équatorienne Ana Alban avait affirmé mercredi à la presse que Julian Assange, 41 ans, souffrait "d'une affection chronique aux poumons qui peut s'aggraver à tout moment".

Un communiqué publié jeudi sur le site internet de l'ambassade précise en référence à ces déclarations que "Julian Assange ne souffre d'aucune affection médicale urgente".

"Le gouvernement équatorien demande au gouvernement britannique de garantir toute assistance humanitaire dont pourrait avoir besoin dans le futur Julian Assange, dans le respect de la protection qui lui a été accordée par l'Equateur", ajoute le communiqué.

"Nous cherchons toujours à obtenir de la part des gouvernements du Royaume-Uni et de la Suède des garanties qui permettent à Assange d'avoir une vie normale, libre de toute crainte d'extradition vers les Etats-Unis", indique également le texte.

Interrogé, le ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué à l'AFP n'avoir pas été mis au courant d'une telle maladie.

"Le gouvernement équatorien ne nous a pas informés que M. Assange est malade", a déclaré un porte-parole du Foreign Office. "Il n'est pas question que les autorités britanniques tentent d'une manière ou d'une autre d'empêcher M. Assange d'avoir une consultation médicale ou des soins. Nous l'avons dit clairement au gouvernement équatorien", a-t-il ajouté.

Le Foreign office a précisé que le Royaume-Uni était toujours à "la recherche d'une solution diplomatique à cette situation" mais que le pays avait "l'obligation légale d'extrader M. Assange vers la Suède".

M. Assange est réfugié depuis juin à l'ambassade d'Equateur à Londres afin d'échapper à une extradition vers la Suède pour une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés, dans laquelle il clame son innocence.

L'Equateur lui a accordé l'asile politique mais Londres entend appliquer le mandat d'arrêt suédois et les tractations entre les deux pays n'ont pour l'instant pas abouti.

L'Australien affirme que s'il est envoyé en Suède, il risque à terme d'être extradé vers les Etats-Unis, furieux de la publication par WikiLeaks de documents américains secrets, et d'y encourir la peine de mort.

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Vos réactions

Portrait de Ridley
1/décembre/2012 - 04h48

Bizarre j'ai du ma à le croire smiley