15/10/2012 09:33

L'Union des étudiants juifs de France constate un "record" de tweets antisémites

L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) s'indigne dans un communiqué du "record de propos antisémites" suscité par le hashtag #unbonjuif sur le réseau Twitter et demande à rencontrer ses responsables en France pour évoquer la modération des messages.

"Dans le climat inquiétant où les propos et les agressions antisémites se multiplient, le hashtag #unbonjuif est arrivé parmi les trois hashtags les plus diffusés et donc mis en Une par Twitter le 10 octobre, donnant lieu à un nombre record de tweets à caractère antisémite", s'indigne l'UEJF dans un communiqué.

Le hashtag est un mot-clé qui permet de retrouver sur tweeter plusieurs messages traitant du même thème.

L'UEJF demande "un rendez-vous d'urgence à Twitter France afin de mettre en place un nouveau système de modération des tweets".

Dans un article dimanche, le site culturel jewpop.com, qui s'intéresse à la communauté juive, a été un des premiers à réagir en affirmant avoir constaté mercredi matin que le hashtag #unbonjuif figurait en "3e position" des sujets les plus twittés.

Dans une sinistre surenchère, des dizaines de tweets clairement antisémites, encore visibles dimanche sur le réseau social, se sont succédés, certains d'entre-eux, comme le montre jewpop.com avec des captures d'écran, ayant diffusé des photos de victimes de camps de concentration.

"Jewpop avait déjà mentionné, voilà quelques mois, ce phénomène d'antisémitisme 2.0, que nous avions alors qualifié d'expression d'une +génération Dieudonné+", a précisé le site.

"Une génération dans une extrême confusion mentale, pour qui le droit de se moquer de tous -avec un humour supposé- permet d'afficher l'antisémitisme le plus nauséabond", a-t-il ajouté en dénonçant sur Twitter une "tendance lourde".

De nombreux twittos se sont aussitôt indignés tandis que d'autres ont essayé de répliquer en lançant le hashtag #unbonarabe, sans être beaucoup suivis.

"Twitter France doit s'assurer que les messages qui véhiculent des propos haineux, racistes ou antisémites ne soient pas mis en avant ou accessibles à tous sur son réseau social", ajoute le président de l'UEJF, Jonathan Hayoun, cité dans le communiqué.

"Nous demandons à rencontrer la direction de Twitter France afin de trouver une solution dans la concertation. La lutte contre le racisme et l'antisémitisme est l'affaire de tous, à commencer par ceux qui régulent les réseaux sociaux", conclut il.

En France, pour un "tweet raciste", "les poursuites sont possibles", précise dimanche le site slate.fr. "Mais dans le cas de la diffamation ou de l'injure (raciste ou non), il faut une plainte pour qu'il y ait une enquête automatique", poursuit-il.

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Vos réactions

Portrait de Laetibellule
15/octobre/2012 - 11h57 - depuis l'application mobile
MathiasM a écrit :

Le retour des éternels idiots qui lancent sans même savoir ce que c'est "liberté d'expression". Celle-ci s'arrête là où commence la bêtise immonde.

A quand lassociation des etudiants athes de france??????

Tellement ridicule! Tous egaux?!

Portrait de parisino
15/octobre/2012 - 10h15

visiblement pour certains.. et eje ne pense pas que les gens qui "tweetaient" se disaient c'est drôle! ils exprimaient ce qu'ils pensent et c'est grave d'avoir des dérives pareilles aujourd'hui encore et toujours

Portrait de jlpicard
15/octobre/2012 - 09h59 - depuis l'application mobile

Coluche disait : on peu rire de tout mais pas avec n'importe qui...

Portrait de parisino
15/octobre/2012 - 09h45
jean marcel a écrit :

liberté d'expression point barre qu'ils prennent les choses avec un peu de recul et d'humour eux aussi.

de l'humour bien sûr!!!